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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Agro Radio Hebdo

Faîtes connaissance avec notre équipe! Nous célébrons la 200ième édition d’Agro Radio Hebdo

Bienvenue à la 200ième édition d’Agro Radio Hebdo. Pour marquer cette édition spéciale, nous voulions essayer quelque chose de différent! Nous avons donc décidé de vous présenter l’équipe (habituellement timide) qui produit l’hebdo! Nous nous trouvons dans des zones situées dans trois fuseaux horaires différents, ce qui fait que nous devons souvent tenir des réunions en ligne à des heures étranges de la journée ou de la nuit pour préparer Agro Radio Hebdo, chaque semaine. Mais comme vous pourrez le constater en lisant nos profils, ci-dessous, chacun de nous trouve ce travail très satisfaisant. Nous avons choisi notre histoire préférée parmi les 200 dernières éditions - ce qui équivaut à quatre ans et demi de travail- en expliquant pourquoi l’article choisi nous a tellement marqués.

Au cours des deux dernières années, ARH a bénéficié des talents de journalistes originaires de divers pays d’Afrique, qui travaillent avec nos deux bureaux journalistiques. Notre Bureau pour l’Afrique francophone est géré par Nourou-Dhine Salouka, qui travaille avec Jade Productions, au Burkina Faso. Il gère un pool de 11 pigistes qui viennent du Congo-Brazzaville, du Mali, de la Guinée, du Burundi, de Madagascar et du Burkina Faso. Il est lui-même un jeune journaliste talentueux, et a également écrit des articles pour ARH. Mark Ndipita est notre chef de bureau pour l’Afrique australe. Il s’est spécialisé en communication agricole, après avoir étudié à la fois en agriculture et en journalisme. Il travaille avec des pigistes du Malawi, de la Zambie, du Zimbabwe et du Kenya.

Dans cette édition spéciale, nous vous présentons trois pigistes, la situation médiatique dans leurs pays respectifs et leurs expériences en tant que correspondants d’ARH. Nous tenons à remercier le Fonds de justice sociale du Syndicat national de l’automobile, de l’aérospatiale, du transport et des autres travailleurs et travailleuses du Canada pour son appui financier, qui nous a permis d’ouvrir et de rendre opérationnels les bureaux d’ARH en Afrique et de vous rapporter des histoires exclusives à ARH, qui mettent l’emphase sur les agriculteurs et leurs expériences.

Agro Radio Hebdo cible des radiodiffuseurs agricoles africains, et nous avons maintenant un peu plus de 2200 abonné(e)s en provenance du continent africain. Mais nous cherchons toujours à faire augmenter le nombre de nos abonné(e)s. Nous invitons à s’abonner toute personne intéressée à lire et à partager nos histoires sur les agriculteurs. Veuillez encourager vos collègues et vos réseaux à s’abonner à ARH. Suivez ce lien : http://farmradio.org/francais/partners/fr_weekly_subscribe.asp

Nous espérons que vous apprécierez cette édition spéciale et nous sommes impatients de vous préparer de nombreuses autres éditions intéressantes d’ARH!

-Karen, Nelly, Vijay et Heather, l’Équipe d’Agro Radio Hebdo

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Karen Hampson, Rédactrice-en-chef d’Agro Radio Hebdo

En janvier de cette année, j’ai quitté les rues enneigées d’Ottawa et j’ai emménagé au bureau régional de Radios Rurales Internationales à Arusha, en Tanzanie, où je travaille comme rédactrice-en-chef d’Agro Radio Hebdo. J’ai une formation en agronomie et j’ai travaillé pendant de nombreuses années avec des agriculteurs en Afrique, en Asie du Sud et au Brésil, en tant qu’agente de vulgarisation et chercheure. Il y a quelques années, je suis passée du travail de terrain à l’écriture et à l’édition portant sur des questions d’agriculture durable, avec la ferme conviction que les expériences des agriculteurs et l’expression de leurs opinons ont besoin d’un public plus large.

Les histoires qui se retrouvent dans ARH proviennent de nos deux bureaux africains ainsi que de sites Web de nouvelles et de développement. Je suis vraiment chanceuse d’avoir accédé à ce poste de rédactrice en chef d’ARH, alors que nos bureaux d’Afrique australe et d’Afrique francophone venaient à peine d’être ouverts. Un des aspects que j’aime le plus à propos de ce poste est que je travaille avec le chef de bureau, Mark Ndipita, qui gère notre pool de pigistes d’Afrique australe. Ensemble, nous proposons des histoires, identifions des sujets, commentons les histoires envoyées par les journalistes, posons plus de questions et faisons les modifications finales pour la radio. Mes principaux objectifs lors de la sélection et de l’édition de tout article à paraître dans l’hebdomadaire est de veiller à ce que la voix des agriculteurs y soit représentée et que les articles soient intéressants et pertinents pour les auditeurs des différentes régions.

En me basant sur ces critères, l’histoire que j’ai choisie de republier a été écrite par Zenzele Ndebele, du Zimbabwe, dont le profil est présenté dans ce numéro spécial. C’est une histoire simple qui renforce la valeur de la préservation des semences locales. J’ai choisi cette histoire parce que je crois que les variétés locales de semences (et certaines variétés sous-utilisées) prendront de plus en plus d’importance dans notre climat changeant, et qu’elles sont souvent sous-estimées et négligées. En outre, dans certaines régions, les variétés paysannes sont menacées par les compagnies semencières qui essaient de gagner un plus grand marché. Pourtant, l’enregistrement, la sélection et le partage des semences sont des choses que tous les agriculteurs de partout en Afrique peuvent faire pour développer et diversifier leur système d’exploitation.

-Zimbabwe: Les agriculteurs préservent leurs semences locales mais achètent du maïs amélioré (par Zenzele Ndebele, pour Agro Radio Hebdo au Zimbabwe; ARH 148, mars 2011) : http://hebdo.farmradio.org/2011/03/14/zimbabwe-les-agriculteurs-preservent-leurs-semences-locales-mais-achetent-du-mais-ameliore-ecrit-par-zenzele-ndebele-pour-agro-radio-hebdo-au-zimbabwe/

En dehors du travail, j’aime lire des autobiographies et pratiquer le yoga, ainsi qu’apprendre à mieux connaître Arusha avec mon mari et mon jeune fils. Je vous invite à me contacter à l’adresse suivante : khampson@farmradio.org

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Nelly Bassily, Agente de recherche et de production

Quand j’ai commencé à travailler à Radios Rurales Internationales, il y a un peu plus de quatre ans et demi, je n’avais que quelques années d’expérience de travail en média et développement international en Afrique (en particulier au Bénin et en Égypte), et pas beaucoup d’expérience en matière d’agriculture. À cette époque-là, Agro Radio Hebdo était un projet-pilote qui était sur le point de décoller. Deux cents numéros plus tard, c’est tellement émouvant de voir comment l’hebdomadaire s’est transformé en publication qui présente, de façon constante, des nouvelles, des événements et des opportunités conçus pour et par des radiodiffuseurs agricoles africains. Ajoutez à cela deux bureaux africains situés au Burkina Faso (pour l’Afrique francophone) et au Malawi (pour la couverture de l’Afrique australe) et il est facile de comprendre la richesse et la diversité des voix paysannes africaines auxquelles Agro Radio Hebdo s’efforce de faire écho dans votre boîte courriel, chaque semaine.

Cette diversité s’illustre très bien dans une histoire écrite par Inoussa Maïga, un jeune et brillant journaliste du Burkina Faso (que j’ai eu le plaisir de rencontrer dans les bureaux de JADE, à Ouagadougou, en même temps que le merveilleux et dévoué chef de bureau francophone, Nourou-Dhine Salouka). Maïga s’est rendu au village de Namposséla, au Mali, pour vous rapporter l’histoire inspirante d’un groupe d’agriculteurs qui, après avoir remarqué que leurs rendements diminuaient chaque année, ont décidé de travailler ensemble pour changer cette situation. En collaborant pour produire de la fumure, ils ont réussi à améliorer leurs sols et leurs rendements. J’admire la solidarité de ces agriculteurs, surtout que, tel que mentionné à la fin de l’article, quand il s’agit des agriculteurs, l’expression « l’union fait la force » n’est pas une expression vaine.

Mali: S’unir pour mieux produire la fumure (par Inoussa Maϊga, pour Agro Radio Hebdo au Mali; ARH 142, janvier 2011) http://hebdo.farmradio.org/2011/01/24/mali-sunir-pour-mieux-produire-la-fumure-ecrit-par-innoussa-maiga-pour-agro-radio-hebdo-au-mali/

En plus de mon implication avec Agro Radio Hebdo, je travaille sur le projet Barza, la communauté en ligne pour les radiodiffuseurs africains (www.barzaradio.com). Dans les mois à venir, j’ai bon espoir que les radiodiffuseurs africains pourront de plus en plus facilement interagir et partager des histoires d’agriculteurs par le biais de Barza.

Lorsque je ne travaille pas, je demeure active en pratiquant un art martial afro-brésilien appelé capoeira. Si vous ne savez pas ce qu’est la capoeira, je vous encourage à consulter cette vidéo, qui vous donne un aperçu de ce à quoi cela ressemble.

Je suis extrêmement chanceuse de travailler avec une équipe si dévouée et talentueuse. Je trinque avec vous aux 200 prochains numéros d’Agro Radio Hebdo!!!

-Nelly (Vous pouvez me joindre à l’adresse suivante : nbassily@farmradio.org )

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Vijay Cuddeford, rédacteur en chef de Radios Rurales Internationales

Le premier texte radiophonique que j’ai écrit pour Radios Rurales Internationales (connu à l’époque sous le nom de Réseau de radios rurales des pays en développement ou RRRPD), a été publié en janvier 1997. Durant la décennie qui a suivi, j’écrivais des textes, à l’occasion, pour Radios Rurales Internationales, tout en faisant de la recherche et de l’écriture pour d’autres organisations, principalement sur les impacts environnementaux de l’agriculture. Puis, à l’automne 2005, je suis devenu le rédacteur en chef de Radios Rurales Internationales. En tant que rédacteur en chef, je coordonne la production des pochettes de textes radiophoniques.

J’ai commencé à m’impliquer en tant que rédacteur d’Agro Radio Hebdo peu de temps après sa création. Vu que je tiens le rôle d’éditeur principal, vous pouvez me blâmer si vous trouvez des fautes de frappe! J’ai eu la chance de visiter de nombreuses régions d’Afrique et différentes stations de radio lors de six voyages faits dans le cadre de mon travail pour Radios Rurales Internationales, au cours des six dernières années. En dehors du travail, mon passe-temps principal est la course à pied. Je cours trois ou quatre fois par semaine, au sein d’un club de course. Je cours pour le plaisir et pour ma santé, mais j’avoue être ambitieux et vouloir courir aussi vite que je le peux! J’ai récemment couru mon premier marathon de Boston, il y a de cela quelques semaines, un exploit dont je suis très fier!

Une de mes histoires préférées parues dans ARH a été publiée en janvier 2011. C’est une histoire qui vient de la République Démocratique du Congo, et elle s’intitule : « Le marketing en moto ». J’ai trouvé particulièrement intéressant d’apprendre que les chauffeurs de taxi-moto et les commerçants ont réagi de façon créative à une nouvelle situation : l’accessibilité accrue aux motos. Cette nouvelle situation profite tant aux commerçants qu’aux consommateurs, qui peuvent désormais acheter et vendre plus de poissons et de produits frais. Elle profite également aux femmes qui n’ont pas à porter de lourdes charges sur de nombreux kilomètres, et aux chauffeurs de taxi-moto, qui ont doublé leur revenu. Bien que le nouveau système ne soit pas parfait, c’est un excellent exemple montrant que des villageois ont répondu de façon créative à une nouvelle réalité.

RD Congo: Le marketing en moto (Syfia Grand Lacs; ARH 140, janvier 2011) : http://hebdo.farmradio.org/2011/01/10/rd-congo-le-marketing-en-moto-syfia-grands-lacs/

Vous pouvez me joindre à l’adresse suivante : vcuddeford@farmradio.org.

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Heather Miller, Agente des communications

Je me suis jointe à Radios Rurales Internationales en tant que rédactrice d’Agro Radio Hebdo, en octobre 2007. À cette époque, je venais d’achever une maîtrise en développement international, un programme d’études que j’avais entamé après avoir décidé de faire un changement de carrière, loin du journalisme au quotidien. Agro Radio Hebdo est un rêve, qui a suivi la montée de l’accès à Internet en Afrique et qui se veut un véhicule pour offrir des ressources aux partenaires radiodiffuseurs de RRI sur une base plus régulière.

Pendant deux ans et demi, j’ai eu l’honneur de jouer un rôle important dans les quelques 100 premières éditions d’ARH. Notre lectorat a augmenté à pas de géant, notre format s’est amélioré pour inclure des histoires écrites par des pigistes africains qui mettent l’emphase sur la voix des agriculteurs, et ma connaissance personnelle et ma compréhension des questions agricoles se sont énormément améliorées.

L’accaparement des terres est une question qui a explosé en portée durant mon passage en tant que rédactrice d’ARH. Nous voulions utiliser ARH pour informer les gens de cette terrible menace pour la sécurité alimentaire et nous voulions aussi trouver des histoires de paysans qui luttent contre les forces puissantes que sont les gouvernements et les compagnies qui cherchent à s’emparer de terres agricoles. L’histoire qui suit a d’abord été publiée en juin 2009 et reste ancrée dans mon esprit, car il s’agit d’un système organisé - avec succès- par les agriculteurs pour résister à l’accaparement des terres.

- Ouganda Les agriculteurs urbains luttent contre une expulsion forcée (par Sawa Pius; ARH 72, juin 2009) http://hebdo.farmradio.org/2009/06/29/1-ouganda-les-agriculteurs-urbains-luttent-contre-une-expulsion-forcee-par-sawa-pius-pour-agro-radio-hebdo-a-kampala-en-ouganda/

Aussi enrichissante que j’aie trouvé mon expérience en tant que rédactrice d’ARH, mes priorités ont changé en mai 2010, lorsque mon fils est né. J’ai pris un congé de maternité et j’ai adopté entièrement et à cœur-joie mon nouveau rôle de maman! Je suis retournée au travail à temps partiel en tant qu’agente des communications en 2011, en me concentrant sur différents types de rédaction, tels que des lettres aux bailleurs de fonds. Je suis très heureuse de ce que je vais me joindre à nouveau à l’équipe d’ARH dans les semaines à venir, et je suis impatiente de soutenir des milliers d’abonnés d’ARH dans leurs efforts visant à renforcer l’agriculture à petite échelle en Afrique.

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Profil de Brian Moonga, journaliste zambien et pigiste pour Agro Radio Hebdo

Brian Moonga est un journaliste indépendant basé à Lusaka, en Zambie. Brian a déjà travaillé avec Inter Press Service et Radio Netherlands. Il est également correspondant pour Reuters et fait des reportages télévisés. Il a commencé à écrire pour ARH juste avant l’ouverture de notre bureau d’Afrique australe, et a été un contributeur régulier au cours des deux dernières années. Nous avons parlé avec lui récemment pour en savoir plus sur les médias de la Zambie, et sur son travail dans le cadre d’Agro Radio Hebdo.

Brian a parlé du climat médiatique qui règne en Zambie et du grand potentiel pour la radio communautaire, là-bas:

« Avec plus de quarante stations de radio dans tout le pays [...] c’est une grande amélioration comparativement aux années 1990, quand seul l’État dirigeait les médias. Il est évident que ce secteur se développe à un rythme de plus en plus impressionnant. La libéralisation des ondes et le désir de la Zambie de libéraliser l’économie ont considérablement contribué à favoriser un environnement propice à l’épanouissement non seulement de la liberté de la presse, mais aussi de la liberté d’expression et de la promotion des droits humains [...] Cependant [...] chacun des cinq régimes qui ont été au pouvoir a bâillonné les journalistes zambiens [...] Cela dit, par rapport aux normes régionales, le développement médiatique de la Zambie est impressionnant, avec très peu d’obstacles législatifs régissant l’établissement d’une radio communautaire, mais aussi plus de problèmes d’accès au financement pour de telles initiatives [...] »

Brian a également parlé des TIC et des radios communautaires:

« Dans le cas des stations de radio, nombreuses sont celles qui ont non seulement de l’équipement de pointe, mais aussi un bon accès à des téléphones portables et à l’Internet. Les TIC rendent généralement la diffusion plus facile pour de nombreuses stations de radio, qui ont désormais la possibilité de recevoir des commentaires instantanés de leurs auditeurs par courrier électronique, par le biais de sites de nouvelles et grâce aux réseaux de médias sociaux tels que Twitter et Facebook. Ils permettent également d’obtenir instantanément de courts messages-texte via des téléphones portables, et de maintenir une communication ou une conversation participative [...] »

Nous avons demandé à Brian de nous parler de son expérience dans le cadre d’ARH et en matière d’agriculture :

« Quand j’ai commencé à écrire pour Agro Radio Hebdo, il y a deux ans, ma connaissance de l’agriculture était minime… Il m’était très difficile de collecter des informations pour rapporter des histoires, mais mes contacts étroits avec certains organismes agricoles m’ont [aidé], et j’ai pris l’habitude d’être attentif aux reportages liés à l’agriculture à chaque fois que je me trouvais en milieu rural [...] bien qu’on ne parle pas souvent des agriculteurs zambiens dans les nouvelles, surtout pas des petits producteurs [...] J’ai eu un choc en apprenant que 90 pour cent de la production alimentaire de mon pays est le fruit du travail de petits agriculteurs, de paysans et surtout de femmes qui ont un accès très limité au financement et aux intrants qui pourraient aider ces paysans à devenir des producteurs de denrées alimentaires à plus grande échelle. La Zambie en aurait besoin pour couvrir la consommation intérieure et pour obtenir des devises étrangères par le biais de l’exportation. »

Brian nous a également dit ce qu’il aime le plus au sujet d’Agro Radio Hebdo :

« ARH représente vraiment un grand effort [pour diffuser les opinions] de l’important groupe que sont les agriculteurs qui, dans de nombreux pays comme le mien, ont du mal à se faire entendre. Je sais que de nombreuses stations de radio communautaires, dont la plupart sont situées en zones rurales et qui sont en contact étroit avec les agriculteurs, ont bénéficié d’ARH et ont de ce fait partagé des informations avec les agriculteurs et ont changé leur vie. »

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Profil de Zenzele Ndebele, journaliste zimbabwéen et collaborateur pour Agro Radio Hebdo

Zenzele Ndebele est un journaliste basé à Bulawayo, dans l’ouest du Zimbabwe. Il a écrit un certain nombre d’histoires pour Agro Radio Hebdo depuis qu’on a ouvert le bureau d’ARH en Afrique australe, il y a deux ans. Nous lui avons demandé de nous parler des conditions de travail des radiodiffuseurs du Zimbabwe, et de son expérience de travail avec Agro Radio Hebdo. Il nous a dit :

« Je suis journaliste de formation: je détiens un diplôme universitaire de premier cycle en études médiatique et une maîtrise en journalisme et médias. Je donne également des cours à temps partiel au centre d’études en radio et télévision de l’Université des Sciences et Technologies. J’ai grandi dans des zones rurales et l’agriculture a toujours fait partie de moi. Je suis moi-même agriculteur, mon intérêt étant dans l’élevage.

« Le Zimbabwe est l’un des rares pays d’Afrique qui ne dispose pas de stations de radio indépendantes. Bien que le pays soit indépendant depuis 32 ans, il n’a pas encore libéralisé les ondes. Actuellement, il y a seulement quatre stations de radio qui appartiennent à l’État et leur signal est très faible, ne couvrant que la moitié du pays. Le pays dispose d’une station de télévision. De nombreuses zones rurales du Zimbabwe n’ont pas accès à la radio et à la télévision, et le public dépend de stations de radio émettant de pays étrangers ou de stations de radio pirates. « Ce sont des stations de radio qui appartiennent à des Zimbabwéens, mais qui sont gérées en dehors du Zimbabwe et diffusent dans le pays sur ondes courtes. Actuellement, il y a quatre stations de radio « pirates », à savoir la radio communautaire du Zimbabwe (Zicora), une radio qui diffuse sur ondes courtes (SW radio), Voice of the People (VOP) et Voice of America - Zimbabwe canal (Studio 7). Ces stations émettent pendant une heure ou deux chaque jour, en ondes courtes, pendant la soirée.

« La vague technologique qui a conduit à l’émergence de nouveaux médias a permis aux Zimbabwéens de réduire l’écart en termes de technologies de l’information. Un certain nombre de stations de radio communautaires existent au Zimbabwe, mais elles ne sont pas officiellement enregistrées. L’une d’elles est Radio Dialogue, de Bulawayo, où je travaille comme directeur de production. Radio Dialogue fonctionne actuellement à l’aide d’autres moyens de partage de l’information avec la communauté, la plupart du temps en utilisant les médias sociaux. En ce moment, Radio Dialogue gère un projet de média citoyen où les gens des zones rurales envoient des nouvelles à la station. Nous recevons également des informations utiles aux agriculteurs ruraux, en utilisant des SMS. Ces informations peuvent porter sur les ventes de bétail ou les marchés qui se tiendront dans leur région.

« Bien que je couvre un certain nombre de questions en tant que journaliste, j’aime bien écrire des histoires agricoles pour Agro Radio Hebdo… parce qu’à chaque fois que j’écris une histoire pour vous, les agriculteurs m’apprennent quelque chose. Il y a beaucoup de choses que nous prenons pour acquis lorsqu’il s’agit des agriculteurs - par exemple, leurs préoccupations quant à l’accès aux marchés pour la vente de leurs produits, ainsi que la publicité grâce à laquelle les autorités savent qu’il ya des problèmes qui les touchent.

Chaque fois que je m’approche d’agriculteurs pour une entrevue, ils sont toujours prudents parce qu’ils pensent que je vais leur poser des questions sur la politique. Ils se montrent enthousiastes dès le moment je leur dis que j’écris une histoire pour la radio rurale et que c’est au sujet de leurs activités agricoles. La réponse qu’ils me donnent j’ai toujours, c’est que la plupart des journalistes ne viennent les interviewer que quand ils veulent parler de politique. Ils ne sont pas intéressés par ce que font les agriculteurs.

Écrire pour Agro Radio Hebdo me fait apprécier la valeur des agriculteurs et m’a aussi aidé à faire des efforts dans mes activités agricoles. Il y a beaucoup de gens qui veulent faire de l’agriculture, mais ils n’ont pas les informations adéquates. Je suis privilégié d’avoir toutes les informations dont j’ai besoin et j’ai réalisé que l’agriculture est un très bon moyen de responsabiliser les populations locales afin qu’elles puissent subvenir à leurs besoins et lutter contre la pauvreté. »

Zenzele Ndebele

Directeur de production, Radio Dialogue

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Profil de Désiré Nshimirimana, un ingénieur agronome devenu journaliste passionné au Burundi

À 38 ans et après seulement 4 ans de journalisme, Désiré Nshirimana est devenu un journaliste réputé au Burundi et dans la région des grands lacs. Pourtant, rien ne destinait cet ingénieur agronome à faire du journalisme. Désiré explique : « À vrai dire, je suis devenu journaliste par hasard, je n’ai jamais cherché à l’être ».

C’est son ami Jacques Bukuru, journaliste-vedette de la Radio Nationale, qui le premier a décelé son talent journalistique. M. Bukuru ne cessait de lui répéter : « Toi, tu as beaucoup d’idées, une grande culture intellectuelle et un bon raisonnement. Tu peux faire un bon journaliste ! N’as-tu pas envie de devenir journaliste pour Syfia Grands lacs ? »

Après avoir fait l’objet d’une cour assidue, Désiré a consenti en 2008 à participer à une formation pour journalistes débutants dispensée par Syfia International. Il n’a pas regretté son choix. La formatrice a confirmé les prédispositions au métier décelées par son ami Jacques. Au bout d’une semaine, Désiré a publié son premier article alors que les autres mettent en moyenne un mois. Très vite, son talent a été unanimement salué par des professionnels. « Après quelques mois, en août, mes supérieurs on décidé de me nommer chef du bureau Burundais et coordonateur de Syfia Grands lacs », confesse-t-il avec pudeur.Cette nomination a véritablement marqué le début de son attachement au journalisme, bien qu’il continue à exercer sa fonction de vulgarisateur agronome.

En 2010, Désiré a été contacté pour devenir correspondant d’Agro Radio Hebdo. Il a accepté avec joie. Désiré explique qu’« Agro Radio Hebdo est un programme original et utile pour les producteurs. Les nouvelles sont bien rédigées et faciles à comprendre ».

Désiré confie qu’être journaliste l’a rendu meilleur agronome. « Le journalisme a renforcé ma compréhension des enjeux de l’agriculture et de ses corrélations avec d’autres secteurs de la vie des communautés. Il me permet d’aller au-delà de fait superficiels, d’avoir du recul pour bien analyser les faits agronomiques », affirme-t-il. Inversement, sa formation d’agronome lui permet d’aborder les sujets agricoles avec beaucoup d’aisance et de profondeur.

Désiré est un journaliste qui ne fuit pas ses responsabilités sociales. Avec des collègues, il a créé une association nommée Promomédias, pour défendre des causes nobles. L’association publie régulièrement un journal intitulé « Dignité de la Femme ». C’est une tribune d’expression et de défense des droits de la femme. Son combat pour une société égalitaire, Désiré le mène en pensant à sa femme et à ses 4 enfants. Il rêve de voir ses enfants grandir dans un pays pacifié où tout le monde aurait sa place.

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Martin Mwape, producteur et radiodiffuseur à la radio rurale, Breeze FM, en Zambie

Karen Hampson d’Agro Radio Hebdo a récemment parlé à Martin Mwape. Il lui a dit qu’il trouve Agro Radio Hebdo utile parce que ça lui sert d’inspiration lorsqu’il planifie son émission de radio rurale appelée « Week-End Special. » Il fait souvent des recherches pour trouver, au niveau local, des histoires similaires à celles publiées dans ARH et a tendance à utiliser (ou à adapter) des histoires qui ont une certaine pertinence pour sa zone de diffusion. Breeze FM est une station régionale de la province Est de la Zambie, qui a une portée de 300 kilomètres. Martin utilise les histoires de six à huit agriculteurs par semaine; donc il serait heureux si Agro Radio Hebdo en produisait plus! Il nous a aussi dit :

« Je dois dire que je suis un lecteur assidu d’Agro Radio Hebdo. Je trouve que les histoires sont utiles parce que je produis une émission de radio agricole… L’hebdo m’aide à penser aux questions que je devrais aborder dans mes émissions. J’utilise quelques-unes des histoires telles quelles, mais avec quelques modifications en raison des problèmes de traduction. Je me souviens spécifiquement avoir utilisé les histoires qui ont été publiées dans le numéro 191 d’ARH « Célébration des femmes rurales africaines » et le numéro 186 « Les arbres fertilisants font croître les rendements au Malawi »

Vous pouvez obtenir plus d’informations sur la station de radio Breeze FM, en visitant son site web : http://breezefmchipata.com/ . Nous vous invitons aussi à contacter Martin Mwape sur Barza (www.barzradio.com)!

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Tchetta Meli Evariste, journaliste à la Radio Batcham, au Cameroun

Tchetta Meli Evariste a répondu à notre récente demande aux lecteurs: nous souhaitions qu’ils nous disent comment ils utilisent ARH, à l’occasion de notre 200ième édition. Voici ce qu’Evariste nous a écrit:

« Bonjour! Mon nom est Tchetta Meli Evariste. Je suis journaliste, camerounais et diplomé de l’école de journalisme de l’Université de Buea depuis 1999. À la fin de mes études, je me suis spécialisé en communication pour le développement et j’ai intégré Radio Batcham (une radio locale de l’ouest du pays) en juillet 2000. Depuis lors, je me sers de cet outil puissant qu’est la radio pour faire des communications sur les bonnes pratiques et pour relayer les difficultés des paysans au niveau des décideurs.

Je suis lecteur d’ARH depuis environ 2 ans. C’est une ressource très utile qui documente les efforts des petits agriculteurs en matière de lutte contre la pauvreté en Afrique. J’ai créé une rubrique « actualité » dans mon émission hebdomadaire AGROPASTORALE; et avec des articles puisés dans ARH, j’informe mes auditeurs sur des techniques appliqués ailleurs pour contourner des difficultés relatives à l’agriculture. Grâce à cela, beaucoup de mes compatriotes qui ont aussi accès à internet se sont abonnés à ARH. »

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L’eau et les agriculteurs: avantages et enjeux

Les deux articles de cette semaine se concentrent sur la relation entre les agriculteurs et l’eau. Notre première histoire provient de la Tanzanie, où un projet d’irrigation s’avère bénéfique pour les agriculteurs, dans la partie nord du pays. Normalement, les agriculteurs doivent attendre que les pluies commencent à tomber pour planter, puis espérer que leurs cultures mûrissent avant le début de la saison froide. Mais, maintenant que l’eau d’irrigation est disponible, ces agriculteurs peuvent planter des variétés à maturation rapide plus tôt et s’assurer qu’ils auront un bon rendement.

Notre deuxième histoire vient du Congo-Brazzaville et dresse un portrait très différent de la relation entre les agriculteurs et l’eau. À Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville, les agriculteurs vivant dans les plaines inondables délaissent leurs terres à cause des inondations annuelles. Mais une famille a décidé de rester et ses membres gagnent très bien leur vie en cultivant et en vendant des légumes.

Jetez un coup d’œil à la section Action de cette semaine. L’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) a publié une déclaration pour marquer la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui a été célébrée le 3 mai dernier. L’AMARC lutte pour le droit des stations de radio communautaires à travers le monde afin qu’elles se développent et travaillent dans des environnements économique et judiciaire sécuritaires.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Tanzanie: Un projet d’irrigation dirigé par des agriculteurs leur rapporte une récolte exceptionnelle (par Paddy Roberts, pour Agro Radio Hebdo en Tanzanie)

Par un beau matin de fin avril, Vincent Hugo regarde le ciel assombri de gros nuages pleins d’humidité. La pluie est arrivée très en retard cette année. Normalement, les agriculteurs du nord de la Tanzanie s’attendent à voir la pluie tomber à la fin février. Mais depuis 5 à 10 ans, les pluies arrivent de plus en plus en retard. Parce que la plupart des agriculteurs plantent seulement après le début des premières pluies, ils espèrent avoir assez de temps pour voir leurs cultures mûrir avant que la saison froide n’arrive.

M. Hugo et les 168 autres membres de la UWAMALE Irrigators & Marketing Co-operative Society Limited ont semé tôt cette année. M. Hugo montre les jeunes plantes en disant : « … ce champ a été planté le 29 janvier, et celui-ci le 15. » Il a un bon accès à l’eau et a choisi de planter une variété de riz appelée wahiwahi, ce qui signifie « allez, vite ! ». Par conséquent, ses semences de riz sont déjà d’aspect laiteux, dans leurs cosses. M. Hugo sourit. Il sait qu’il aura une récolte exceptionnelle.

La coopérative UWAMALE a été lancée à Lekitatu, près d’Arusha, dans le nord de la Tanzanie. À ses débuts, en 1997, elle comptait 15 membres. Elle a été enregistrée en tant que coopérative un an plus tard. Les membres d’UWAMALE travaillent ensemble pour maintenir, réhabiliter et étendre le système d’irrigation local. Cinq canaux d’irrigation transportent l’eau de la rivière Usa vers les 600 hectares de terres où l’on cultive riz paddy, maïs et haricots, ainsi que fruits et légumes. Financé par des subventions des gouvernements central et local, ce projet d’irrigation dirigé par des agriculteurs est largement considéré comme étant le plus réussi en Tanzanie. Il permet aux agriculteurs de planter avant la saison des pluies et de prendre des mesures pour contrôler la situation. Les agriculteurs récoltent jusqu’à six tonnes de riz par hectare, deux fois par an. Avant le système d’irrigation, les rendements d’une ou deux tonnes à l’hectare étaient monnaie courante.

Depuis qu’il s’est joint à la coopérative, M. Hugo a augmenté sa surface de plantation d’un demi-hectare à plus de trois hectares et demi. Alors que lui et sa famille vivaient avant dans une maison d’une seule pièce, faite de bâtons et de boue, ils ont déménagé dans une nouvelle maison en briques, à partir de laquelle M. Hugo dirige un petit magasin, où il vend du savon, de l’huile et des articles ménagers de base. Il peut se permettre de payer des travailleurs agricoles lors de la plantation et de la récolte, et il loue son nouveau motoculteur à d’autres membres de la coopérative.

Bien que la coopérative ait été couronnée de succès, elle est confrontée à certaines difficultés. Les coûts de production sont en hausse et les agriculteurs savent qu’ils ont besoin d’un bon système de gestion des ravageurs pour éloigner les parasites comme les mouches blanches et augmenter les niveaux de rendement. Ils obtiennent peu de soutien du gouvernement et ont de la difficulté à faire entendre leur voix. M. Humphrey Msoya est le président d’UWAMALE. Il note: « Il y a plusieurs systèmes d’irrigation dans le pays. Il serait bénéfique d’avoir une association qui puisse être suffisamment organisée afin de présenter un message unifié aux politiciens. »

La coopérative attend que le gouvernement central tanzanien débloque des fonds d’aide venant du Japon pour la construction d’un local qui sera voué au stockage des semences. Cela permettra aux membres de vendre leurs produits tout au long de l’année, plutôt que de tout vendre au moment de la récolte. En outre, ils veulent avoir accès au crédit. Parce qu’aucune institution financière n’est actuellement disposée à leur offrir des prêts, les membres veulent mettre en place une coopérative locale d’épargne et de crédit.

Les agriculteurs comme M. Hugo et M. Msoya ont amélioré leurs rendements en choisissant soigneusement leurs variétés et en entretenant le système d’irrigation. Leurs vies ont été améliorées grâce à leur travail acharné et leur investissement dans la distribution de la plus précieuse des matières premières: l’eau.

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Congo-Brazzaville: Un agriculteur tire profit d’une plaine inondable (par Jean Pierre Ndinga, pour Agro Radio Hebdo au Congo Brazzaville)

Dans le quartier OCH de Pointe-Noire, la maison en planches de César Ibala, un maraîcher trentenaire, contraste avec les habitations en béton qui l’entourent. Pourtant, l’ameublement d’intérieur est à l’égal de celui des maisons de hauts fonctionnaires. Salon en simili-cuir, téléviseur, table en bois d’okoumé, réfrigérateur… C’est grâce au maraîchage que César Ibala réussit à mener ce train de vie.

M. Ibala exploite un terrain acheté il y a vingt ans par son frère. Située au bord de la Tchinouka, une rivière qui traverse la ville de Pointe-Noire, la parcelle était en proie à des inondations. À chaque fois qu’il pleuvait, César et sa famille avaient toujours les pieds dans l’eau. C’est pourquoi ils se sont installés  deux cents mètres plus loin. Mais faire de l’agriculture sur ce terrain inondable n’était pas gagné. La tendance dans tout le pays est de vendre les terrains situés dans des vasières et des zones inondables.

Rojas Boulingui et sa famille vivaient à cinq mètres de la rivière Songolo. Il explique : « En janvier 2007, suite à une très forte pluie, les eaux ont envahi notre maison. La famille a ainsi décidé de liquider la parcelle. » Aujourd’hui, M. Boulingui et sa famille vivent en location.

Pour sa part, le frère de César voulait vendre le terrain à cause des multiples inondations, mais M. Ibala a refusé. Il se dit convaincu que la richesse vient de la terre. « La meilleure rentabilisation de la terre, c’est l’exploitation agricole », souligne-t-il. « C’est pourquoi, poursuit-il, j’avais opté pour la culture des endives, des tomates, des choux et d’autres légumes, sur le terrain de mon grand frère. » Aujourd’hui, toute la famille se félicite des revenus issus du maraîchage fait sur la parcelle.

Contrairement à M. Ibala, les jeunes de Pointe-Noire rêvent de travailler dans des entreprises pétrolières, considérées comme des creusets de la richesse et donc de la réussite sociale. Ils considèrent l’agriculture comme une sale besogne réservée aux moins lettrés. Même ceux qui ont étudié l’agronomie songent à changer d’activité. C’est le cas d’Alain Malonga. Il est étudiant au lycée agricole public de Brazzaville. Il rêve de s’exiler en France pour étudier l’économie. Il dit : « Après mon Bac en machinisme agricole, je vendrai notre parcelle et j’irai en France pour apprendre un métier décent… tout simplement parce que l’agriculture ne paie pas chez nous. »

M. Ibala se montre donc décomplexé face à ses collègues qui exercent les métiers dits luxueux. Il gagne bien sa vie et ses enfants vont dans les meilleures écoles. Il explique : « En vendant au moins 500 kilogrammes de légumes par mois pendant la saison sèche… je boucle le mois avec près de 300 000 francs CFA (environ 600 dollars américains). Un montant difficile à atteindre quand on est fonctionnaire ». Le salaire minimum au Congo est fixé à 50 000 francs CFA par mois (environ 91 dollars américains).

Mais tout est loin d’être rose pour M. Ibala. En raison de l’impraticabilité de sa parcelle pendant la saison des pluies (octobre à juin), il développe ses activités à plus de 5 kilomètres en dehors de la ville où il loue un terrain. Comme d’autres maraîchers, il dit être confronté à la difficulté de l’accès aux espaces agricoles, du fait de la cherté des terrains imposée par les propriétaires terriens. Il rêve de devenir un grand exploitant agricole. « Pourvu, dit-il, que l’État et les bailleurs de fonds s’investissent en connaissance de cause dans la promotion de l’agriculture ».

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Notes aux radiodiffuseurs sur l’irrigation

L’irrigation est promue comme une méthode pour augmenter les rendements et les revenus des petits producteurs agricoles africains. Pourtant, en Afrique, seul un faible pourcentage de terres agricoles est actuellement irrigué. Les raisons en sont complexes, l’une d’entre elles étant liée aux coûts associés à cette pratique. Dans le texte de cette semaine, une coopérative d’agriculteurs gère un système d’irrigation. Les projets d’irrigation collectifs comme celui-ci réduisent les coûts par agriculteur.
De nombreux types d’irrigation sont adaptés pour les petits agriculteurs, y compris l’irrigation au goutte à goutte, l’irrigation par épandage, l’irrigation à la raie, et de nombreuses autres méthodes.
Il y a des perspectives intéressantes sur l’agriculture irriguée et l’Afrique, dans le blogue de Shanta Devarajan, économiste en chef à la Banque mondiale pour l’Afrique : http://blogs.worldbank.org/africacan/irrigation-and-climate-change

KickStart est un organisme à but non lucratif qui fait la promotion de pompes qui permettent d’augmenter la capacité des petits agriculteurs d’irriguer leurs cultures et d’améliorer leurs rendements et leurs revenus.
L’ONG Practical Action a sur son site Internet une section consacrée à l’irrigation, en particulier à l’irrigation au goutte à goutte et l’irrigation qui utilise une pompe à pédale: http://practicalaction.org/irrigation-techniques-1

Voici une histoire à succès portant sur un système d’irrigation au goutte à goutte fonctionnant à l’énergie solaire, en Afrique de l’ouest : http://www.voanews.com/learningenglish/home/a-23-2010-01-10-voa2-84659447.html
Et voici une histoire venant du Sénégal sur l’utilisation d’une pompe à pédale pour irriguer des terres agricoles : http://africastories.usaid.gov/search_details.cfm?storyID=359&countryID=21&sectorID=0&yearID=5

Radios Rurales Internationales a publié un certain nombre de textes au sujet de l’eau, y compris sur l’irrigation. Vous pouvez les consulter à l’adresse suivante : http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/water.asp

Agro Radio Hebdo a diffusé plusieurs histoires sur l’agriculture irriguée. Voir :

Zimbabwe: Les systèmes d’irrigation apportent de l’espoir aux femmes du district d’Insiza (ARH 193, mars 2012) http://hebdo.farmradio.org/2012/03/19/zimbabwe-les-systemes-dirrigation-apportent-de-lespoir-aux-femmes-du-district-dinsiza-par-zenzele-ndebele-pour-agro-radio-hebdo-au-zimbabwe/

Sénégal: l’irrigation au goutte à goutte augmente la production durant la saison sèche (ARH 30, juillet 2008) http://hebdo.farmradio.org/2008/07/28/1-senegal-l%E2%80%99irrigation-au-goutte-a-goutte-augmente-la-production-durant-la-saison-seche-christian-science-monitor/

Zimbabwe: Les éleveurs s’adaptent aux nouvelles conditions climatiques (ARH 17, juin 2008) http://hebdo.farmradio.org/2008/06/30/2-zimbabwe-les-eleveurs-s%E2%80%99adaptent-aux-nouvelles-conditions-climatiques-zimbabwe-standard/

Est-ce que les agriculteurs de votre région utilisent un système d’irrigation ?
Y a-t-il des grands périmètres d’irrigation appartenant au gouvernement ou parrainés par le gouvernement, dans votre zone d’écoute ? Si c’est le cas, parlez-en aux agriculteurs et demandez-leur si ces systèmes fonctionnent pour eux. Quels sont les avantages ? Quels sont les inconvénients ?
S’il y a des petits périmètres d’irrigation gérés par les paysans, posez des questions sur les avantages et les difficultés qui s’y rapportent.

Quel genre d’irrigation est pratiqué? Peut-être que certains petits agriculteurs font l’irrigation au goutte à goutte pour les cultures de grande valeur telles que les tomates ? Peut-être que certains arbres fruitiers sont entretenus à l’aide d’un système d’irrigation ?

Demandez à des ONG et à des organismes gouvernementaux s’ils jouent un rôle de parrain ou de conseiller pour des projets d’irrigation gérés par des paysans. Une des difficultés posée par les projets d’irrigation est leur coût. Peut-être que des agriculteurs ou d’autres membres de votre auditoire ont trouvé des façons créatives de concevoir des systèmes d’irrigation efficaces et abordables. Renseignez-vous sur ces systèmes. Radios Rurales Internationales aimerait entendre vos témoignages. Envoyez-nous un courriel à farmradioweekly@farmradio.org , ou rendez-vous sur Barza www.barzaradio.org et partagez vos histoires avec notre communauté en ligne.

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Notes aux radiodiffuseurs sur l’agriculture dans une plaine inondable

La culture de plantes dans des zones inondables est possible en tant qu’activité saisonnière. Les petits agriculteurs vivant dans de nombreuses régions d’Afrique dépendent de l’agriculture qu’ils pratiquent dans des plaines inondables comme par exemple le bassin du Nil, qui est sans doute le plus grand et le plus connu. Les plaines inondables peuvent être des endroits très fertiles, étant donné que les inondations annuelles laissent le sol riche en éléments nutritifs. Toutefois, la possibilité d’inondations ou d’engorgement signifie que les agriculteurs ont besoin d’avoir de bonnes connaissances locales afin de planifier quelles cultures semer et à quel moment, afin de leur donner la meilleure chance de survivre.

Voici quelques liens vers des informations supplémentaires sur les systèmes d’irrigation et les plaines inondables en Afrique :

http://www.fao.org/docrep/013/a0444f/a0444f00.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lit_%28hydrologie%29

Radios Rurales Internationales a produit un certain nombre de textes liés à l’irrigation et à l’eau, que vous pouvez consulter ici : http://farmradio.org/francais/radio-scripts/water.asp

Et voici une histoire d’Agro Radio Hebdo sur la façon dont les agriculteurs font bon usage des ressources dans des zones humides :

- Mali: Des groupes de femmes restaurent les forêts et améliorent la pêche dans le Delta intérieur du Niger (ARH 122, mai 2010) http://hebdo.farmradio.org/2010/05/24/1-mali-des-groupes-de-femmes-restaurent-les-forets-et-ameliorent-la-peche-dans-le-delta-interieur-du-niger-wetlands-international-mali-ips/

Si vous diffusez dans une région où les fermes des agriculteurs se trouvent dans des plaines inondables, vous pouvez peut-être produire une émission qui se penche sur les complexités de l’agriculture dans les plaines inondables. Les agriculteurs pourraient partager leurs expériences sur le contrôle de l’eau, le choix approprié des cultures à utiliser ou les éléments à considérer pour savoir exactement quand planter pour profiter au maximum de l’eau disponible.

En plus de parler aux agriculteurs, vous pourriez également rencontrer des spécialistes de l’irrigation ou des agents de vulgarisation agricoles qui pourraient parler de bonnes pratiques adaptées pour votre région. Vous pourriez aussi discuter comment les pratiques ont changé au fil des années : y a-t-il plus ou moins d’eaux de crue maintenant ? Y a-t-il des plaines inondables qui ont été aménagées pour des activités commerciales ou d’autres utilisations ? Y a-t-il autant d’agriculture qui se pratique dans les plaines inondables qu’auparavant ? Les durées de plantation ont-elles changé ? Comment les agriculteurs ont-ils appris à s’adapter ?

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Prix Kurt Schork 2012 de journalisme international

Le Fonds commémoratif Kurt Schork accepte maintenant des candidatures pour ses prix annuels de journalisme international. Les prix seront décernés dans deux catégories : les reporters locaux couvrant des événements dans leur pays ou leur région d’origine, et les journalistes indépendants qui couvrent les nouvelles internationales.

Les candidats peuvent soumettre jusqu’à trois articles chacun. Les articles doivent avoir été publiés entre le 1er juin 2011 et le 31 mai 2012. Les histoires peuvent porter sur les conflits, les droits humains, les questions transfrontalières, la corruption, ou toute autre question controversée dans un pays ou une région donnée. Chaque soumission doit faire preuve de professionnalisme, être conforme aux normes internationales du journalisme, et fournir la preuve que du courage et de la détermination ont été nécessaires pour couvrir l’histoire.

Chaque gagnant recevra un prix en argent de 5000 dollars américains lors d’une cérémonie qui se tiendra à Londres, au Royaume-Uni, en novembre 2012.

La date limite pour soumettre un article est le 31 mai 2012.
Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter l’adresse suivante : http://www.ksmfund.org/awards/submitting-entries

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Guide de sécurité des journalistes

Chaque année, des journalistes sont attaqués, emprisonnés, menacés, ou placés sous surveillance. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a récemment lancé un nouveau Guide de sécurité des journalistes afin de permettre à ces derniers d’évaluer et de prévenir les risques qu’ils courent.

Ce guide permet aux journalistes locaux et internationaux de tous niveaux d’expérience de prendre des mesures concrètes pour leur sécurité physique et leur sécurité sur internet. Bien que certaines sections du guide semble être écrit d’un point de vue occidental, plusieurs sections  s’apparentent très bien aux réalités des journalistes africains.

Les sections telles que celles sur les préparations de base, la sécurité de l’information et les risques soutenus sont très pertinents pour tous les journalistes.

À titre d’exemple, dans la section « Préparations de base », le guide explique que tous les journalistes devraient apprendre quel soutien professionnel leur est disponible localement. Un certain nombre de pays ont des organisations professionnelles efficaces qui peuvent offrir des conseils sur les lois concernant la presse. Le CPJ et Reporters sans frontières peuvent attirer l’attention du monde entier et faire un plaidoyer en cas de harcèlement ou de menaces.

Le guide est disponible en français, anglais, arabe et espagnol. Vous pouvez le consulter à l’adresse suivante : http://cpj.org/fr/2012/04/guide-de-securite-des-journalistes.php

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L’AMARC appelle au droit à une communication radiodiffusée libre et accessible à tous, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse

Dans des dizaines de pays à travers le monde, des radios sont censurées, sont condamnées à des amendes, ou se voient tout simplement retirer leur droit d’émettre, alors que des journalistes et des directeurs de radio sont harcelés, attaqués, détenus ou même tués.

La journée mondiale de la liberté de la presse est commémorée annuellement le 3 mai. Le thème de cette année était « De nouvelles voix et la liberté de la presse pour transformer la société ». L’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) fait plaide pour que des radios communautaires puissent se développer à travers le monde et travailler dans des environnements économique et juridique sécuritaires.

Pour s’assurer que ces droits soient respectés, l’AMARC a officiellement été reconnue en tant qu’ONG « associée » de l’UNESCO, en avril 2012. Cela signifie que les radiodiffuseurs communautaires sont reconnus comme étant des journalistes et ont été ajoutés à la liste des journalistes à protéger par les Nations Unies.

Pour lire la déclaration de la Journée internationale de la liberté de la presse de l’AMARC, cliquez ici : http://www2.amarc.org/?q=fr/node/443

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La Coopérative Amizero aide les ménages rwandais à gérer leurs déchets domestiques

Notre texte de la semaine fait partie de notre dernière pochette de textes radiophoniques et a été écrit par un de nos principaux rédacteurs, Jean-Paul Ntezimana, de Radio Salus au Rwanda.

Depuis plus de deux décennies, le peuple rwandais a connu des difficultés liées à la guerre et au génocide. Mais le pays a mis en place un environnement favorable à l’examen et à la résolution des problèmes des femmes. Plusieurs associations à but non-lucratif qui œuvrent pour les femmes ont été mises en place, y compris l’Association Amizero, une coopérative dont le but est de fournir une assistance aux femmes en détresse. Les activités de l’Association comprennent l’agriculture, les petites entreprises, la gestion des déchets ménagers dans la ville de Kigali, et le renforcement de la confiance en soi, de l’autonomie et de la capacité de leadership des femmes. Ce texte pourrait inspirer les femmes du Rwanda et d’ailleurs à reconnaître leur potentiel pour trouver en elles-mêmes des solutions à leurs problèmes.

http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/94-16script_fr.asp

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Un agriculteur biologique double son revenu

Dans le premier article de cette semaine, Michael Gitau parle de sa vie d’agriculteur biologique. M. Gitau est un des 5000 membres de la Central Organic Farmers and Consumer Organization; il fait de la culture biologique depuis plus de 6 ans. Il est heureux, maintenant qu’il gagne le double du revenu qu’il faisait en tant qu’agriculteur conventionnel.

Notre deuxième histoire vient d’Afrique du Sud. Selinah Mncwango est une agricultrice qui est très reconnaissante pour les semences qui lui ont été transmises de génération en génération. Mais elle s’inquiète de ce que le gouvernement sud-africain est en train de prendre des mesures qui pourraient priver les agriculteurs sud-africains comme elle de leur patrimoine semencier.

Notre dernier reportage montre comment un agriculteur innovateur prospère dans une région du Cameroun où les précipitations actuelles ne représentent qu’une fraction de la quantité habituelle. Olivier Forgha Koumbou a eu la brillante idée de faire la collecte des eaux de pluies pendant la nuit, quand le volume d’eau dans le ruisseau local est beaucoup plus grand. En conséquence, ses légumes poussent très bien. Pourtant, tout autour de lui, les récoltes des autres agriculteurs dépérissent et meurent.

La section Actions de cette semaine met en lumière le travail de Michelle Zilio, une étudiante universitaire canadienne qui est présentement en stage pour six semaines au Ghana, à la station de radio Rite FM. L’article de cette semaine vous donne des détails sur ses activités au sein de la station ainsi qu’un lien vers son blogue.

Enfin, nous allons bientôt publier notre 200e édition d’Agro Radio Hebdo. Nous prévoyons publier une édition spéciale, et nous aimerions mettre nos lecteurs en vedette! Si vous souhaitez vous présenter et nous livrer vos pensées concernant Agro Radio Hebdo, veuillez nous envoyer un ou deux paragraphes explicatifs à l’adresse courriel suivante : farmradioweekly@farmradio.org

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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