Logo: Agro Radio Hebdo

1404, rue Scott,
Ottawa, Ontario (Canada), K1Y 4M8

Téléphone : 613-761-3650
Télécopieur : 613-798-0990
Sans frais : 1-888-773-7717
Courriel : info@farmradio.org
Le site Web : http://farmradio.org/

Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Agro Radio Hebdo

Bonjour !

Nous sommes heureux d’accueillir le tout dernier lot de nouveaux abonnés:
Steven Morris, de Okapi consulting au Kenya ; Damian Njoku de Wacci Ghana & NRCRI Umudike Nigeria, au Nigéria ; Martin Mwape, Breeze FM en Zambie ainsi que Mariam Daou et Oumou Coulibaly de Radio Fanaka au Mali.

Le deuxième article de notre série sur la santé du sol nous vient d’Armel Gentien,un auteur invité qui travaille avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, à Madagascar. Dans cet article, les agriculteurs parlent de leurs expériences en matière de plantation d’arbustes sur des pentes, pour la conservation des sols. L’agriculture sur brûlis était autrefois une pratique agricole commune, mais les pratiques sont en train de changer. Les agriculteurs voient les avantages de la conservation de leurs sols.

Notre deuxième histoire de la semaine a également été écrite spécialement pour nous. Emily Arayo travaille avec Radios Rurales Internationales, spécifiquement sur l’Initiative de recherche sur les radios rurales en Afrique, depuis l’Ouganda. Elle était dans le district de Kapchorwa récemment et a été impressionnée par la façon dont les résidents valorisent leurs ânes pour les multiples tâches qu’ils effectuent.

Dans notre dernier reportage, nous vous présentons des nouvelles sur les avancées scientifiques récentes dans la lutte contre le flétrissement bactérien de la banane. Ils ont réussi à transférer des gènes de poivrons verts dans la banane. Les plantes qui en résultent ont montré une résistance au flétrissement dans des tests de laboratoire. Cependant, les essais sur le terrain et une expérimentation plus poussée sont nécessaires. Il faudra un certain temps avant que les agriculteurs puissent planter des cultures résistantes à la flétrissure. Étant donné que ce nouveau type de plante est génétiquement modifié, il a également alimenté une discussion sur la nécessité d’une telle technologie.

Notre texte de la semaine complémente l’histoire sur la santé du sol, en examinant en détail comment faire des billons de contour. Ce texte s’intitule « Ne mordez pas la main qui vous nourrit: protégez le sol précieux des collines »; vous pouvez trouver le lien en vous rendant à la section Texte radiophonique de la semaine.

Bonne lecture!

Laisser un commentaire »

Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Madagascar: L’amélioration de la fertilité du sol grâce aux sites de productions intégrés (par Armel Gentien de la FAO, pour Agro Radio Hebdo à Madagascar)

2. Ouganda: Les montagnards apprécient grandement leurs ânes (par Emily Arayo, pour Agro Radio Hebdo en Ouganda)

3. Mondial: La lutte contre la flétrissure de la banane utilisant le poivre vert (IITA, IPS, Syfia Grands Lacs)

Événements à venir

-Global Media Awards: La date limite est le 7 septembre 2010

Banque de ressources pour la radio

-Dix bons conseils sur l’utilisation des médias sociaux en production radio

Les actions de Radios Rurales Internationales

-La formation en rédaction de textes de Radios Rurales Internationales a un nombre record de participants!

Le texte radiophonique de la semaine

-Ne mordez pas la main qui vous nourrit: protégez le sol précieux des collines

Laisser un commentaire »

Madagascar: L’amélioration de la fertilité du sol grâce aux sites de productions intégrés (par Armel Gentien de la FAO, pour Agro Radio Hebdo à Madagascar)

La famille Moïse ,de Nosibe, à Madagascar, cultivait uniquement le riz et le manioc. M. Moïse dit: « Nous étions fatigués de travailler sans rien obtenir. Grâce aux nouvelles techniques nous avons un meilleur rendement, et nous vendons le surplus de production sur le marché local. »

Avec leur nouvelle technique agricole, les membres de la famille plantent du flemingia le long des billons de contour, sur leurs terrains en pente. Ils cultivent une variété de cultures entre les rangées de flemingia, une plante qui est aussi nommée crotolaria dans certaines régions. Ces collines sont appelées sites de production intégrés.

M. Moïse vit dans la région de Fénérive, dans l’est de Madagascar. Depuis 2004, lui ainsi que beaucoup d’autres agriculteurs travaillent avec le Programme pour la promotion des revenus ruraux. Ce programme est géré par le FIDA, le Fonds international de développement agricole.

Ici, la terre est vallonnée, avec seulement quelques zones plates. Les agriculteurs font leurs cultures sur les pentes. En général, ils pratiquent la culture sur brûlis, localement appelée tavy. Un agriculteur d’Anjahambe explique ce qu’est la culture sur brûlis: « Nous défrichons la terre, puis nous semons les graines. Quand le sol ne produira plus, nous chercherons un autre terrain. Nous allons quitter la terre et la mettre en jachère pendant cinq à six ans avant de revenir la cultiver à nouveau. »

Mais les habitudes changent. Un agriculteur de Namantoana dit: « La culture sur brûlis n’apporte rien. C’est la tradition, mais le sol devient dur et incultivable. » Un autre agriculteur, M. Pierre Bezoky, ajoute: « C’est une mauvaise habitude héritée de nos ancêtres. »

Les gouvernements ont promulgué des lois contre la culture sur brûlis au cours des 50 dernières années. Mais en raison du manque de terres et de la densité de la population, les agriculteurs modifient leurs pratiques lentement.

Les sites agro-écologiques sont une alternative. Ils améliorent la fertilité du sol et la qualité de vie des agriculteurs. M. Raherilalao est agronome. Il explique: « Ces sites sont mis en place sur les pentes. Nous contrôlons l’érosion en plantant une bande de flemingia le long des billons de contour. »

Le flemingia est taillé deux fois par an. Les résidus de l’élagage sont appliqués au sol en guise de paillis. Cela ajoute de la matière organique et des nutriments dans le sol. Le flemingia contribue également à une meilleure structure du sol grâce à l’action de ses racines. M. Raherilalao poursuit: « Nous effectuons une rotation de cultures de légumes, comme les haricots, les concombres et les oignons. Sur les pentes inférieures et supérieures, nous plantons des clous de girofle et du café. « Les agriculteurs cultivent de l’eucalyptus ou des arbres acacia au sommet des pentes pour garder le sol en place. Ces arbres peuvent être utilisés pour fournir du bois de chauffage et de construction.

Un agriculteur d’Anjahambe déclare que son rendement est dix fois plus élevé qu’auparavant. Il utilise le guano. Il s’agit d’un engrais organique qui vient des chauves-souris. Il dit: « Une plante traditionnelle de manioc produit habituellement entre trois à cinq kilos sur cette terre. Maintenant, grâce aux conseils prodigués dans le cadre du projet, à l’engrais organique, à une meilleure fertilité et à la greffe, le rendement de cette plante a atteint jusqu’à 50 kg! »

Maintenant que les agriculteurs protègent leurs sols et ajoutent de la matière organique et des éléments nutritifs, la fertilité des sols s’est améliorée. Les agriculteurs peuvent désormais s’installer pour de bon dans une région. Beaucoup ont cessé de pratiquer la culture sur brûlis.

Avec une plus grande variété d’aliments et des rendements plus élevés, les familles mangent bien et vendent leur surplus sur le marché local. M. Bezoky dit: « La différence est énorme! » Il explique que son revenu annuel était d’à peu près 200 000 ariary (environ 80 euros ou 95 dollars américains). Mais aujourd’hui, il gagne deux millions d’ariary par an (800 euros ou 950 dollars américains). Il reconnaît que sans les conseils émanant du Programme, son revenu n’aurait jamais atteint ce chiffre.

Toutefois, certains problèmes demeurent. La famille Moïse a indiqué que: « Les engrais coûtent cher. Sans le financement du projet, nous n’aurions jamais pu en acheter. » En outre, M. Moïse dit: « Ces techniques nécessitent plus de travail, même si elles engendrent un revenu plus élevé. »

Le projet se termine en 2012. On ne sait pas ce que les agriculteurs feront ensuite. Ils dépendent du projet pour acheter des semences améliorées et de l’engrais. Il n’y a pas de fournisseur de semences ou d’engrais à proximité. Mais le projet prévoit établir un fournisseur de semence et d’engrais dans la région. Les agents du projet connectent également des agriculteurs à des institutions de micro-finance. Ainsi, le système de culture sur les sites agro-écologiques pourra se poursuivre.

Les agriculteurs croient en l’avenir. Un agriculteur d’Anjahambe dit: « Quand on voit la différence de rendement due au site agro-écologique, c’est vraiment impressionnant. Je suis satisfait de ce projet et je vais continuer cette technique pour le reste de ma vie! »

Laisser un commentaire »

Ouganda: Les montagnards apprécient grandement leurs ânes (par Emily Arayo, pour Agro Radio Hebdo en Ouganda)

La vie dans le district de Kapchorwa, en Ouganda, n’est pas complète sans un âne. Les ânes sont devenus un grand atout pour de nombreuses familles. Les agriculteurs comptent sur eux pour le transport, la sécurité et l’agriculture. Les ânes peuvent même prédire des changements de température.

Tiyoy Salomon est un petit agriculteur de 65 ans et un dresseur d’âne. Les ânes font partie de sa vie depuis qu’il est jeune. M. Salomon vit dans le village de Kwosir, dans le sous-comté de Binyiny. Le village est à la frontière de la zone de conservation de la faune entourant le Mont Elgon. C’est une zone de collines et de rochers. Ses terres fertiles sont le panier alimentaire de l’Ouganda.

M. Solomon explique certaines des tâches exécutées par les ânes, à Kapchorwa. « Sans âne, nous ne pouvons pas transporter des bagages en descendant des pentes. Nous utilisons les ânes pour transporter le bois de chauffage, autant que nous le pouvons, car nous ne pouvons aller dans la forêt qu’une fois par semaine. Nos femmes utilisent beaucoup les ânes pour les tâches domestiques. « Un âne peut porter jusqu’à 120 kilogrammes et peut monter une côte sur 15 kilomètres ».

Mais les ânes ne sont pas seulement utilisés pour transporter des choses. Ils sont devenus des items de la dote d’une épouse, dans le cadre du mariage traditionnel. Jafari Kamwaina, un résident local, confirme l’importance d’un âne pour la communauté. « Mon beau-père m’a demandé de lui offrir un âne dans le cadre de la dote », raconte-il.

Chepkrui Immaculate est propriétaire d’un troupeau de sept ânes. Elle regarde ses ânes attentivement pour déceler des signes que la température change. Elle remarque que quand un âne boit beaucoup d’eau et passe peu d’urine, la saison sèche est proche. Lorsque des ânes pointent leurs oreilles dans le sens du vent, « C’est un signe que les pluies sont proches», explique Mme Immaculate.

Les ânes peuvent labourer la terre comme des bœufs. Mme Immaculate dit: « En fait, les ânes sont plus rapides et plus légers que les bœufs, qui parfois ont du mal à avancer à cause de leur lourdeur. »

Les ânes alertent aussi les villageois quand il y a des mouvements étranges ou des visiteurs indésirables. Ils frappent le sol ou font des bruits stridents. M. Solomon estime que c’est utile: « La nuit, ils peuvent nous alerter [que des étrangers] sont sur la propriété familiale. »

Aussi utiles qu’ils soient, les ânes ont besoin d’être bien traités, comme tout autre animal de bétail. Simon Nyangas est l’agent de vulgarisation agricole du quartier. Il dit: « Ils ont besoin de prendre des vermifuges, tout comme les chèvres, d’être traités contre les tiques, de transporter des charges d’un poids approprié et de recevoir une bonne alimentation. Les ânes peuvent très bien se contenter de manger des arbustes et de boire suffisamment d’eau potable. »

Par-dessus tout, un âne a besoin d’être dressé. « Les ânes qui ne sont pas bien dressés … se mettent en colère et donnent des coups de pied à leurs victimes », dit M. Nyangas. Il explique qu’une fois qu’un âne a été chargé de bagages et dirigé vers le bas d’une trajectoire déterminée, il n’a pas besoin d’être dirigé une deuxième fois. »

Dans cette région montagneuse de l’Ouganda, les ânes sont inestimables. Mme Immaculate dit: « Il n’y a pas de ménage qui n’utilise pas d’ânes. S’ils n’en ont pas, les gens empruntent celui de leur voisin. »

Laisser un commentaire »

Mondial: La lutte contre la flétrissure de la banane utilisant le poivre vert (IITA, IPS, Syfia Grands Lacs)

L’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) a récemment annoncé qu’il a fait ce qu’il appelle un « pas important » vers une résistance au flétrissement bactérien de la banane.

Les scientifiques ont réussi à transférer des gènes de poivron vert dans la banane. Les bananes transformées ont démontré une forte résistance au flétrissement bactérien, en laboratoire ainsi que dans des abris grillagés.

La Dr Leena Tripathi, une biotechnologiste de l’IITA, rappelle que, bien que ce soit une percée dans la lutte contre le flétrissement bactérien, il y a encore un long chemin à parcourir avant que les paysans puissent planter des bananes transgéniques sur leur terrain.

Le flétrissement bactérien a été signalé en Ouganda en 2001, et s’est propagé en Afrique orientale et centrale. La maladie provoque le desséchement et le pourrissement de la plante. Dans le Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo, la production de bananes a chuté de 90%, selon Action contre la Faim, une organisation d’aide internationale. Des millions d’agriculteurs de la région des Grands Lacs dépendent de la banane pour leur subsistance. Depuis 2001, les scientifiques essayent de trouver une variété de banane qui soit résistante à la flétrissure.

Le Comité national de biosécurité ougandais a accordé l’homologation pour des essais sur le terrain de la banane transformée, en Ouganda. Les scientifiques de l’IITA, de la National Agricultural Research Organisation of Uganda (NARO) et de l’African Agricultural Technology Foundation (AATF) vont bientôt commencer à effectuer des essais en champ confiné.

Il y a cependant une certaine opposition à l’élaboration et à l’utilisation de ces cultures génétiquement modifiées. Les Amis de la Terre Nigéria, une organisation militante, prend une position ferme contre les organismes génétiquement modifiés en Afrique. Mariann Bassey coordonne le programme de souveraineté alimentaire et des agrocarburants de l’organisation. Elle dit que l’agriculture écologique a nourri l’humanité depuis des milliers d’années et que des améliorations ont été obtenues grâce à la manipulation experte des semences. L’organisation croit que la diversité des semences et l’agriculture durable sont essentielles à la satisfaction des besoins alimentaires. Ses membres croient que les organismes génétiquement modifiés sont une menace directe pour l’environnement et vont à l’encontre de l’atteinte du but ultime de souveraineté alimentaire en Afrique. Mme Bassey déclare: « Nous ne voulons pas d’OGM, quelle qu’en soit la forme. L’Afrique peut se nourrir. »

M. Tripathi dit qu’il n’y a actuellement pas de produits chimiques commerciaux, d’agents de lutte biologique ou de variétés résistantes susceptibles de contrôler la propagation de la flétrissure. Elle souligne que le développement d’un bananier résistant à travers la sélection conventionnelle serait extrêmement difficile. Il faudra des années, voire des décennies, étant donné le caractère stérile et la longue période de gestation de cette plante.

Les agriculteurs peuvent aider à contrôler la propagation de la flétrissure bactérienne. Ils peuvent stériliser leurs outils avec de l’eau de javel ou par le feu. Ils peuvent également retirer le bourgeon mâle, une technique connue sous le nom d’ébourgeonnage. Les agriculteurs devraient déraciner et détruire les plantes infectées et leurs drageons. Toute nouvelle infection devrait être rapportée. Ces pratiques ont également été jugées efficaces dans la prévention de la maladie.

Laisser un commentaire »

Notes aux radiodiffuseurs sur les ânes

Les ânes sont monnaie courante en Afrique, et sont souvent utilisés pour transporter des charges lourdes. Cette histoire montre, toutefois, qu’ils sont utiles pour beaucoup de choses. Ils sont un atout précieux pour une famille d’agriculteurs, et pas seulement dans les zones montagneuses. Les ânes ont la réputation d’être têtus, mais cela peut être dû au manque de dressage. S’ils sentent un danger ou s’ils ont peur, ils peuvent également refuser de se déplacer. Les ânes peuvent être des animaux affectueux. Ils aiment la compagnie et ils ont besoin de compagnons, sinon ils deviennent déprimés.

L’âne est un animal herbivore et c’est le plus petit membre de la famille des chevaux. Le petit d’un âne est appelé poulain (si c’est un mâle) ou pouliche (si c’est une femelle). Les adultes femelles sont appelées ânesses.

Les ânes peuvent vivre jusqu’à 35 ans, voire plus. Cependant, en Afrique, il est plus fréquent pour les ânes d’avoir une durée de vie d’environ 10 ans. Le passe-temps favori de l’âne est de se rouler par terre.

Quelques faits sommaires sur les ânes sont disponibles sur le site Web suivant:
http://www.fao.org/ag/aga/agap/frg/Draught/chap122/chap122.pdf

Plus d’informations sur l’utilisation des ânes comme bêtes de somme sont disponibles à cette adresse:
http://practicalaction.org/practicalanswers/product_info.php?products_id=213

Pour savoir comment les ânes peuvent être utilisés pour la traction animale, l’information qui suit peut être utile:
http://www.atnesa.org/donkeyworkshop.htm

Et voici une histoire intéressante sur l’utilisation des ânes comme bibliothèques mobiles:
http://www.voanews.com/english/news/a-13-2008-07-30-voa13-66672542.html

Radios Rurales Internationales a produit un certain nombre de textes radiophoniques liés à l’élevage et à la traction. En voici une sélection:
Les agricultrices africaines ont besoin d’outils convenables (Pochette 82, Texte 7, novembre 2007) http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/82-7script_fr.asp
- Protéger votre bétail dans les situations critiques (Pochette 64, Texte 3, juillet 2002)
http://farmradio.org/francais/radio-scripts/64-3script_fr.asp

Publicités Radio portant sur la santé du bétail (Pochette 63, Texte 2, avril 2002)
http://farmradio.org/francais/radio-scripts/63-2script_fr.asp

Cette histoire d’Agro Radio Hebdo décrit un regain d’intérêt pour l’utilisation des animaux de trait:
-Afrique: le coût élevé de la nourriture et du carburant popularisent le recours à la puissance des animaux de trait (Numéro 29, juillet 2008)
http://hebdo.farmradio.org/2008/07/14/2-afrique-le-cout-eleve-de-la-nourriture-et-du-carburant-popularisent-le-recours-a-la-puissance-des-animaux-de-trait-new-era-the-namibian-organisation-des-nations-unies-pour-l%e2%80%99alimentatio/

Les ânes sont souvent négligés ou sous-estimés au sein des communautés. Vous pourriez produire une émission qui examine comment les ânes sont utilisés et quelle est leur valeur réelle pour une famille. Voici quelques questions que vous pourriez poser:
-Les agriculteurs de cette région utilisent-ils les ânes pour labourer la terre? Quelles expériences les agriculteurs peuvent-ils partager à ce sujet? Quelles sont les ressources locales disponibles pour aider les agriculteurs intéressés à essayer l’utilisation des ânes comme animaux de trait?
-L’élevage d’ânes est-il coûteux? Sont-ils faciles à entretenir?
-Comment l’utilisation d’un âne aide-t-elle à augmenter les revenus d’une famille? Par exemple, les agriculteurs sont-ils en mesure d’acheter davantage de produits sur le marché? Quels autres avantages ou quels autres usages ont les ânes?

Laisser un commentaire »

Notes aux radiodiffuseurs sur le flétrissement bactérien

Le Banana Xanthomonas wilt (BXW), aussi appelé le flétrissement bactérien de la banane, a été identifié il y a 40 ans, en Éthiopie. Il sévit maintenant dans les principaux pays producteurs de bananes, y compris l’Ouganda, l’est de la République Démocratique du Congo, le Rwanda et la Tanzanie. La maladie tue les plants de banane et se propage facilement, par les insectes, les outils infectés et quand on plante des rejetons infectés. Les plants infectés et les parties de plants infectées doivent être détruits. Le BXW est perçu comme une menace réelle pour la production de bananes.

Les scientifiques de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) ont réussi à transférer des protéines de la plante de poivron rouge dans la banane, dans le cadre de leurs recherches sur la résistance au flétrissement bactérien. Le Dr Leena Tripathi, qui dirige le projet de recherche à l’IITA dit: « Le mécanisme d’action des gènes du HRAP et du FPLP consiste à tuer rapidement les cellules qui entrent en contact avec la bactérie qui propage la maladie, bloquant essentiellement une propagation plus étendue. » Les bananes transformées, auxquelles on a injecté le FPLP ou le HRAP ont montré une forte résistance au BXW, en laboratoire, et dans les abris grillagés, selon l’IITA.

Ce type de modification génétique est un sujet controversé. Ceux qui sont en faveur disent qu’elle est un outil essentiel pour assurer l’avenir alimentaire des populations, et qu’il y a peu de risques connus pour la santé humaine. Ceux qui sont contre la modification génétique des plantes indiquent que les risques sont inconnus, que cette pratique est une menace pour l’environnement, que des alternatives viables existent, et que des fonds de recherche devraient plutôt être utilisés pour d’autres choses. Ceux qui s’opposent à la culture génétiquement modifiée voient souvent l’industrie des biotechnologies comme une menace pour la souveraineté alimentaire. Pour plus d’informations sur la modification génétique, veuillez vous référer aux Notes aux radiodiffuseurs sur les OGM: http://hebdo.farmradio.org/2009/02/23/notes-aux-radiodiffuseurs-sur-les-ogm-2/

De nombreuses informations sur le Banana Xanthomonas Wilt sont disponibles sur le site Web suivant:
http://platforms.inibap.org/xanthomonaswilt/

Cette affiche présente des informations brèves et claires sur le flétrissement bactérien, ainsi que des photos et des conseils aux agriculteurs sur la façon de le contrôler.

Agro Radio Hebdo a déjà publié des reportages sur les maladies de la banane. Cette histoire venant de l’Ouganda relate l’expérience de Marie Kibutayi, dans le cadre du contrôle de la maladie.
- Ouganda – L’utilisation de tiges de manioc est une solution simple pour contrôler les maladies de la banane (Numéro 81, septembre 2009)

Cette histoire raconte comment les agriculteurs ont utilisé des téléphones portables pour accéder à de l’information sur les maladies de la banane:
Ouganda - Les messages textes sont une nouvelle arme dans la lutte contre les maladies de la banane (Numéro 62, avril 2009)

Ces textes radiophoniques de Radios Rurales Internationales décrivent ce que les agriculteurs peuvent faire pour prévenir la maladie:
- Des agriculteurs tentent de combattre une maladie virulente (Pochette 81, Texte 6, août 2007) http://farmradio.org/francais/radio-scripts/81-6script_fr.asp
- Recommandations en matière de lutte contre le flétrissement bactérien des bananes en Afrique orientale (Pochette 71, Texte 2, juin 2004) http://farmradio.org/francais/radio-scripts/71-2script_fr.asp

Si vous diffusez dans une région où les maladies de la banane sont communes, vous pouvez envisager de préparer une émission où vos auditeurs peuvent vous appelez ou vous envoyer des messages textes, ce qui vous permettrait de connaître leurs réactions par rapport à l’argument selon lequel la banane génétiquement modifiée peut être la solution à la maladie. Voici quelques suggestions de questions pour stimuler la discussion:
-Dans quelle mesure les agriculteurs de votre région sont-ils affectés par le Banana Xanthomonas Wilt? Comment ont-ils fait face à cette situation? Ont-ils réussi à contrôler la maladie? Comment ont-ils fait?
-Les agriculteurs et/ou les agents de vulgarisation favorisent-ils les cultures génétiquement modifiées pour le contrôle de cette maladie? Sont-ils au courant des discussions entourant les plantes génétiquement modifiées? Où trouvent-ils leurs informations?

Laisser un commentaire »

Global Media Awards: La date limite est le 7 septembre 2010

Le Population Institute lance le programme annuel du Global Media Awards et la date limite est le 7 septembre. Le programme est une compétition mondiale qui encourage la participation des individus et des organisations de tous les continents et de toutes les régions.

L’objectif de ces bourses est d’encourager des normes élevées de journalisme sur les questions relatives à la population. Les prix visent à sensibiliser les décideurs et les leaders d’opinion au sujet des répercussions de la croissance démographique et des avantages de la promotion de l’accès à la planification familiale et aux services de santé reproductive, pour toutes les femmes.

Les Global Media Awards couvrent un éventail de catégories, y compris: meilleure émission, meilleur article et meilleure diffusion de commentaires. Les soumissions admissibles doivent avoir été publiées ou diffusées entre le 1er septembre 2009 et le 31 août 2010. Les gagnants recevront leur prix lors d’un dîner à San Francisco, aux États-Unis, tous frais payés.

Les soumissions reçues seront évaluées sur la base de leur capacité à éduquer et à informer sur les questions liées à la croissance démographique. Le jury évaluera les soumissions suivant plusieurs critères. Est-ce que l’émission:
• est précise et équilibrée?
• est facilement comprise par le public ciblé?
• offre un point de vue nouveau ou amélioré sur le sujet de la population?
• est pertinente dans le cadre du débat sur la politique publique en matière de population ou de la compréhension du public aux questions relatives à la population?
• est bien présentée?

Pour de plus amples directives sur les soumissions et les catégories, et pour plus de détails sur la façon de faire une soumission, veuillez consulter l’adresse suivante: http://www.populationinstitute.org/newsroom/news/view/33/ (en anglais seulement).

Laisser un commentaire »

Dix bons conseils sur l’utilisation des médias sociaux en production radio

Cette présentation explique brièvement comment tirer le meilleur des médias sociaux, comme Twitter et Facebook, pour enrichir vos émissions radio. Ce sujet est rarement abordé, pourtant les interactions entre médias sociaux et radio sont communs dans certaines régions. Cette présentation est très simple. Certains des conseils proposés dans cette présentation ne sont ni plus ni moins qu’une question de bon sens, et peuvent s’appliquer à l’utilisation générale des médias sociaux, et pas seulement en ce qui concerne la radio (par exemple, « Utilisez Twitter souvent, mais ne bombardez pas les gens »). Mais elle offre des idées intéressantes. Les diffuseurs peuvent commencer à réfléchir à des façons d’utiliser les médias sociaux au bénéfice de la radio- comme l’utilisation de Twitter pour avoir une idée des tendances, ou pour avoir une idée de ce qui est en vogue et ce qui ne l’est pas.

Vous pouvez consulter la présentation à l’adresse suivante: http://www.slideshare.net/newsleader/crowdsourced-the-top-ten-tips-for-using-social-media-in-radio (en anglais seulement)

Laisser un commentaire »

La formation en rédaction de textes de Radios Rurales Internationales a un nombre record de participants!

La formation en rédaction de textes en ligne de Radios Rurales Internationales va bon train. Le 16 août dernier, un cours gratuit de 10 semaines sur la rédaction de textes radiophoniques sur les communautés saines a débuté. Cette année, nous sommes heureux d’annoncer que le nombre de participants a presque doublé, atteignant un total de 419 personnes! Les participants s’affairent déjà à leurs devoirs hebdomadaires, et sont actifs sur les forums en ligne, discutant leur travail, partageant leurs idées et même des recettes!

Un participant, Gilbert Kedia, de la station de radio Mount Cameroun FM, à Buéa, au Cameroun, décrit ses sentiments alors qu’il débutait le cours: « J’ai eu cette peur de ne être assez brave pour aller jusqu’au bout. Mais, quand tout le monde a commencé à se présenter, j’ai commencé à rêver d’une situation où de nouvelles amitiés s’établiraient et se conserveraient. Je veux aussi voir à quel point je peux gagner de l’expérience et arriver à écrire des textes radiophoniques acceptables. Je rêve et je m’en contente! »

Toute personne qui complètera la formation de cette année recevra un lecteur MP3 Sansa. Les radiodiffuseurs peuvent utiliser ce petit appareil pour enregistrer des entretiens avec des agriculteurs et d’autres membres de la communauté.

La formation gratuite en ligne a été offerte pour la première fois l’an dernier dans le cadre du Concours de rédaction de textes radiophoniques sur l’innovation des petits exploitants agricoles. Le cours de l’année dernière a été grandement apprécié par de nombreux radiodiffuseurs à travers le continent africain:

« Bravo aux animateurs qui travaillent dur. Votre travail a été tout à fait exceptionnel pour moi, grâce au temps que vous avez consacré à cette formation durant les deux derniers mois. Je suis en train de partager ce que j’ai appris avec d’autres collègues dans notre communauté. »
- Jefferson Massa, de Radio Gbarnga, dans le centre du Libéria

« Je vous écris pour confirmer que j’ai reçu le certificat et le lecteur MP3 de marque Sansa, de la part de Radios Rurales Internationales. Je suis très reconnaissant que vous ayez tenu parole. C’est en effet une confirmation de votre dévouement à notre épanouissement et à celui des petits exploitants, en général. Je vais surtout continuer à travailler sur la même lancée pour aider cette population très importante. »
-Robinson Mukangayi Wikana, du Télécentre communautaire Shinyalu, à Kakamega, au Kenya

Laisser un commentaire »

Ne mordez pas la main qui vous nourrit: protégez le sol précieux des collines

L’histoire de cette semaine sur la santé du sol décrit comment les agriculteurs plantent des arbres sur des pentes pour protéger leurs sols. Les lignes d’arbustes doivent être au même niveau, c’est-à-dire qu’ils doivent être plantés à la même hauteur sur le contour. Les lignes d’arbres sont donc appelées billons de contour. Planter des arbres de cette manière n’est pas aussi compliqué que cela peut paraître.

Le texte radiophonique de la semaine provient du Malawi, et contient beaucoup de détails sur la façon de faire des billons de contour. Cela ne nécessite qu’un équipement rudimentaire. En exécutant quelques instructions simples, et en suivant les personnages dans le texte, les agriculteurs peuvent apprendre à faire des billons de contour sur leurs terres. Les agriculteurs de Madagascar ont compris que le temps pris pour faire un billon de contour est un investissement important. Nous espérons que vous trouverez ce texte utile!


Laisser un commentaire »

Bonjour!

Nous aimerions souhaiter la bienvenue à nos nouveaux abonnés de cette semaine:
Richard Shengang, de la station Ocean city radio Kumba, au Cameroun; Egwel Gilbert, du Kubere Information Center, en Ouganda; Joseph Akiiso, de la Etop Radio, en Ouganda; Shema Clement, de Farm Radio –Malawi/FVR, au Malawi; Nkrumah Yaw de l’IRRRA au Ghana; Steven Kamponda de l’IRRRA au Malawi; André Kameni du Cameroun; Mamadou Samassekou, de la Radio Tabital PULAAKU, au Mali; Oumou Coulibaly de la Radio Fanaka au Mali; Foly Akoussan de FIDAfrique au Sénégal; Abou Gaye de Lewlewal group au Sénégal et Emery Patrice Kipoupa Mandilou de DRTV en République Démocratique du Congo.

Cette semaine, nous présentons la première de nos histoires sur la santé du sol. Ces histoires viennent compléter la dernière pochette de textes radiophoniques, la Pochette 91, qui est maintenant disponible en ligne. Au cours des prochaines semaines, vous trouverez des histoires qui couvrent un éventail de sujets liés à la conservation des sols et à leur fertilité. Ils mettent au premier plan les voix des agriculteurs, leurs expériences et leurs opinions. Nous tenons à remercier la Fondation McLean pour son appui financier dans l’élaboration des textes et des histoires pour la pochette sur la santé du sol. Dans cette première histoire, les agriculteurs du Malawi parle de comment ils ont appris à nourrir le sol avec du fumier organique.

Dans les autres histoires de cette semaine, nous vous faisons part d’un avertissement de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au sujet d’une épidémie de criquets à Madagascar. La FAO tente de contrôler les criquets avant qu’ils ne forment un essaim, afin de prévenir une épidémie grave. Les agriculteurs peuvent aider en surveillant les sauterelles et en informant les autorités compétentes de ce qu’ils constatent.

L’urine humaine n’est pas souvent un sujet de conversation. Mais cette semaine, nous apprenons que des agriculteurs du Rwanda ont utilisé de l’urine humaine pour améliorer leurs cultures de tomates. L’urine humaine est généralement considérée comme un déchet. Mais l’urine est en fait gratuite et facilement accessible, de sorte qu’elle est une ressource importante qui, lorsqu’elle est utilisée correctement, peut être d’une grande utilité pour les agriculteurs. Peut-être que nous devrions en parler plus souvent!

N’oubliez pas de jeter un œil à la section les Actions des Radios Rurales Internationales où vous pouvez lire un extrait d’une entrevue avec BartholomewSullivan. Bart est l’agent régional des TIC pour le projet IRRRA de Radios Rurales Internationales. Il s’est penché sur les moyens d’accroître la participation du public à travers la radio. Dans l’entrevue,  il parle des expériences de l’IRRRA avec le « Freedom Fone », au Ghana et en Tanzanie.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

Laisser un commentaire »

Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines
1. Malawi: Pour obtenir de bons rendements, il faut nourrir le sol (par Gladson Makowa, pour Agro Radio Hebdo au Malawi)
2. Madagascar: Les agriculteurs sont exposés à un risque d’invasion par les criquets (FAO, IRIN, VOA)
3. Rwanda: Ne jetez pas vos déchets! Les agriculteurs utilisent l’urine humaine comme fertilisant (Syfia Grands Lacs)

Événements à venir
-Wits Radio Academy: deux cours encore disponibles cette année

Banque de ressources pour la radio
-Manuel sur le journalisme d’investigation

Les actions de Radios Rurales Internationales
-Utilisation du « Freedom Fone » dans le processus de radio participative

Le texte radiophonique de la semaine
-Du thé pour le sol: comment le fumier à base de « thé » nourrit le sol

Laisser un commentaire »

1. Malawi: Pour obtenir de bons rendements, il faut nourrir le sol (par Gladson Makowa, pour Agro Radio Hebdo au Malawi)

Les agriculteurs du village de Chidzinja, dans le district de Thyolo, au Malawi, ont souvent de faibles rendements de maïs. Ces agriculteurs pensent que c’est parce qu’ils ne possèdent que de petits lopins de terres pour la culture. Mais Bulton Bwanali, un fermier du village voisin de Nangumi, dit que leur faim n’est pas due au manque de terres. Ils ont plutôt besoin d’examiner la santé de leurs sols.

M. Bwanali a plus que triplé son rendement en prenant soin de sa terre. Un de ses jardins occupe une superficie d’un dixième d’hectare. D’habitude, il récoltait près de trois sacs de 50 kilogrammes de maïs dans ce jardin. Puis, il a entendu parler du fumier, par le biais de The Story Workshop, une ONG locale. Il dit: « The Story Workshop m’a montré comment faire un bon engrais nutritif et m’a encouragé à nourrir le sol, et pas seulement les plantes, avec des nutriments organiques. »

En juin 2010, The Story Workshop a organisé un festival gastronomique appellé Mwana Alirenji, ce qui signifie « auto-suffisance alimentaire », en chechewa, une langue nationale du Malawi. M. Bwanali a été invité à titre d’agriculteur modèle. Il a partagé sa réussite avec d’autres agriculteurs du village de Chidzinja.

M. Bwanali a offert plus de détails sur le fumier en expliquant que: « Le fumier est fait à partir d’excréments d’animaux mélangés avec de l’herbe et des cendres, et conditionné pendant un mois. Je tournais le mélange chaque semaine. J’ai ensuite ajouté à mes cultures de maïs du fumier liquide pendant 22 jours, après que les premières pousses sont apparues. En conséquence, j’ai récolté 14 sacs sur le même terrain. »

Mais le succès de M. Bwanali n’était pas seulement dû au fumier. Il a également fait des crêtes sur ses terres en pente. Il dit: « J’ai réaligné toutes mes crêtes au même niveau, sur la pente, et j’ai épandu du compost organique comme on me l’avait conseillé. »

Tobias Chova est parmi les agriculteurs de Chidzinja qui sont en train d’apprendre ces techniques. Il a dit qu’il était content d’apprendre que la réhabilitation des sols ne se limite pas à faire des crêtes mais consiste également à nourrir les sols avec le plus d’éléments nutritifs possible. Il a déjà construit des crêtes sur ses terres. Il va maintenant commencer à ajouter des engrais organiques dans son jardin.

Mary Phoya est la doyenne du village de Chidzinja. Elle a dit que cette information aidera grandement à la réduction de la faim dans son village. Beaucoup de gens cultivent environ un demi-hectare de terre mais la récolte équivaut à moins de quatre sacs de 50 kg de maïs. Elle continuera d’encourager la communauté à conserver les sols à l’aide des crêtes, puis en ajoutant des éléments nutritifs au sol en utilisant du fumier organique.

Nani Lazaro est le conseiller agricole pour la région. Il a souligné que les agriculteurs ont besoin de nourrir les sols avec du compost, même s’ils peuvent se permettre des engrais chimiques. Il a dit que les agriculteurs ajoutent généralement des engrais dans les trous de plantation au moment où ils sèment les graines. Cette première application de fumier permet aux racines de se développer et d’absorber les nutriments du sol. Mais il se demande: « D’où les plantes tireront-elles leurs éléments nutritifs si nous ne nourrissons pas le sol? »

Pour de plus amples renseignements et pour trouver des ressources sur le compost et la fertilité des sols, veuillez vous référer à la série d’enjeux sur la santé du sol de juillet 2010:http://farmradio.org/francais/radio-scripts/91-9script_fr.asp.

Laisser un commentaire »

2. Madagascar: Les agriculteurs sont exposés à un risque d’invasion par les criquets (FAO, IRIN, VOA)

Madagascar risque de se faire envahir par les criquets, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le gouvernement estime que cela pourrait affecter 460 000 familles rurales.

Au début août, une équipe de la FAO s’est rendue à Madagascar pour évaluer la situation. Tout comme les autorités nationales, elle a confirmé que la situation est grave. La FAO explique que les criquets migrateurs malgaches demeurent généralement dans la partie sud-ouest du pays. Toutefois, un nombre indéterminé d’essaims immatures se sont formés et ont commencé à se déplacer vers l’est et le nord, dans la région de Maintirano, sur la côte ouest centrale.

Annie Monard est experte en matière de criquets auprès de la FAO. Elle explique qu’il y avait déjà des essaims dans le sud-ouest du pays à la fin de la saison des pluies précédente, et «… qu’en raison du fait qu’un certain nombre d’entre eux se sont échappés de cette région - pour nous, c’est une bonne indication que les criquets deviennent des ravageurs très dangereux. »

Madagascar est actuellement dans sa saison sèche et fraîche. Une période défavorable à la reproduction des criquets. Mais à la mi-octobre, la saison des pluies débutera. Les criquets se reproduisent rapidement dans les conditions humides et chaudes de la saison des pluies. Ils peuvent donner naissance à une nouvelle génération à peu près tous les deux mois, et jusqu’à quatre générations par an.

Il y a beaucoup de types distincts de criquets. Mme Monard dit que le criquet migrateur malgache peut être particulièrement affamé et destructeur. Les criquets forment ce qu’on appelle des bandes larvaires de jeunes, des sauterelles sans ailes. Lorsque ces bandes commencent à essaimer, « elles sont capables de manger de tout. Et bien sûr, les cultures de riz en particulier et toutes sortes de céréales. »

Alexandre Huynh est coordinateur des opérations d’urgence et de réhabilitation de la FAO, à Madagascar. Il dit: « Quand il y a invasion de criquets, les paysans malgaches ne sèment même plus, car ils savent que leurs récoltes vont être détruites. »

La FAO estime qu’environ 15 millions de dollars américains sont nécessaires pour monter une campagne de contrôle majeur. Ils se préparent à lancer la campagne. Cette campagne couvrira un demi-million d’hectares par voies terrestre et aérienne. La FAO compte empêcher les criquets d’« atteindre des proportions de fléau. »

Mme Monard dit: « [les criquets] devraient être contrôlés dès que (…) les premiers groupes sont repérés. » Elle dit que les pesticides qui seront pulvérisés sont « moins nocifs pour l’environnement qu’ils ne l’étaient par le passé. »

M. Huynh est d’accord pour dire qu’il n’y a pas de temps à perdre: « Nous devons commencer les opérations à la mi-septembre. Si l’intervention est retardée, la production alimentaire sera directement affectée et la campagne anti-acridienne sera beaucoup plus coûteuse et étalée sur plusieurs années. »

Laisser un commentaire »

3. Rwanda: Ne jetez pas vos déchets! Les agriculteurs utilisent l’urine humaine comme fertilisant (Syfia Grands Lacs)

Eugene Habiyaremye était l’un des agriculteurs les plus pauvres du village de Shyogwe, à Muhanga, dans le sud du Rwanda. Mais depuis qu’il a commencé à utiliser un mélange d’urines humaines et de bouse de vache sur ses tomates, il est devenu le cultivateur de tomates le plus performant. « J’ai commencé en 2004, après avoir entendu à la radio que les urines diluées pouvaient constituer un engrais extraordinaire. »

M. Habiyeremye explique comment il fait. « Vois-tu ces grandes calebasses? Je mets les urines de vaches dans celle-ci et celles des humains dans l’autre. Je les couvre pendant deux semaines puis j’en verse une certaine quantité dans cette citerne, en fonction de l’eau qu’elle contient. » Ce processus lui permet de diluer l’urine avec la bonne quantité d’eau. Il filtre ce mélange. Ensuite, il asperge ses tomates avec le mélange, à l’aide de petits tuyaux d’irrigation.

Émile Mbaraga est technicien agronome. Il explique que « L’urée présente dans l’urine contient 60 à 80% d’azote qui, si utilisé non dilué, brûle les racines de nombreuses espèces. » Il dit qu’à un litre d’urine il faut ajouter quatre litres d’eau pour arroser des légumes. Pour une bananeraie, pour un litre d’urine, il faut 1 litre d’eau. Pour le maïs, il faut un litre d’urine pour 2 litres d’eau. Tout cela pendant la saison sèche. M. Mbaraga dit que durant la saison des pluies, il est possible de mettre moins d’eau que d’urine. Cela est dû au fait que « les eaux de pluie favorisent la dilution des urines qui fertilisent la plante. »

À Rurama, dans la province de l’Est, les agriculteurs utilisent cet engrais à base d’urine afin de faciliter le redémarrage de leur culture de bananes. Sylvie Uzamukunda est une animatrice agricole, formée par une ONG locale. Elle dit : « Non seulement les bananeraies étaient vieilles mais, cela combiné avec le manque d’engrais et d’eau dans la région, on allait vers leur probable disparition. » Les agriculteurs à Rurama ont été formé sur comment utiliser l’urine et ont visité d’autres communautés qui ont utilisé de l’urine dans leurs champs. Mme Uzamukunda explique « Nous récoltons les urines dans les petits seaux puis les mettons dans de petits jerrycans et couvrons la surface de cendres pour empêcher la mauvaise odeur et la présence des mouches puis les déposons dans un coin sûr. » Ils ont ainsi sauvé leurs bananeraies. « Nous avons exigé des membres de nos coopératives d’imiter ceux qui utilisent les urines des vaches voire les humaines », témoigne Mme Uwanyirigira.

Eugène Habiyaremye a inspiré son voisin Faustin Uwamnyirigira. « Je suis un soudeur et un maçon, » raconte M. Habiyaremye. « Mais, depuis je me suis intéressé aux tomates. Je cultive des tomates dans cette parcelle. Je ne manque jamais d’argent dans ma poche actuellement. Ma famille et mes voisins se nourrissent aussi de ses tomates. »

Eugène Habiyaremye vend ses tomates à un supermarché à Kigali. Il montre du doigt l’autre côté de la montagne, où il fait poussé des ananas, et explique : « Ces ananas me donnent beaucoup d’argent. » Il parvient ainsi a prendre en charge sa famille de 6 personnes et payer les frais de scolarité de ses deux enfants.

Emile Mbaraga fait remarquer que les Rwandais ont généralement honte d’utiliser des déchets organiques d’origine humaine alors que ceux des vaches sont utilisés sans problème. « Il y a du chemin à faire pour changer les cette mentalité qui méprise ces déchets alors qu’ils sont disponibles et peuvent aider, par exemple, dans l’entretien des jardins de cuisine. »

Laisser un commentaire »

Note aux radiodiffuseurs sur les criquets

Le type de criquets mentionné dans l’histoire en provenance de Madagascar s’appelle criquet migrateur malgache ou, de son nom scientifique, Locusta migratoria capito. Mais ce type de criquets n’est pas toujours en essaim. Dans le sud-ouest de Madagascar, ils vivent généralement seuls.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, une fois que sa population atteint un certain nombre, la chimie corporelle du criquet change. Il subit une transformation comportementale, écologique et physiologique. Les criquets solitaires commencent ainsi à se rassembler et à se déplacer en essaims. Ils voyagent pour trouver de nouvelles sources de nourriture qui peuvent soutenir leur nombre et leurs besoins pour la reproduction. Leur corps change, ce qui leur permet de voler sur de plus grandes distances - jusqu’à 100 kilomètres par jour. Leur système digestif change afin de se nourrir d’un éventail plus large de végétation et de cultures.

Un criquet peut consommer à peu près son propre poids en nourriture chaque jour - soit environ deux grammes. La FAO indique qu’une tonne de criquets pèlerins, une très petite partie d’un essaim de taille moyenne, mange la même quantité de nourriture que 2500 personnes.

Alors que le coût de l’opération de contrôle est estimé à 15 millions de dollars américains, l’expérience montre que cela en vaut la peine. Les pays du nord et du nord-ouest de l’Afrique qui n’avaient pas assuré le contrôle des populations acridiennes lorsque les essaims ont commencé à se former, en 2003, ont dépensé environ 400 millions de dollars américains pour les contrôler.

Les agriculteurs et les ONG peuvent informer les agents de protection des végétaux du gouvernement et les agents de vulgarisation locaux s’ils aperçoivent des criquets. Cela peut aider grandement dans la prévention. En particulier, les agriculteurs devraient prendre note de:
1. la couleur des criquets
2. leurs comportements (s’ils volent, s’ils pondent, s’ils sont installés sur le sol, sur les buissons ou sur les arbres, etc.)
3. s’ils ont des ailes (adultes) ou s’ils sont sans ailes (nymphes)
4. quand (date) et où (nom du lieu, latitude et longitude des coordonnées, si possible)
5. la taille de l’infestation (petite, moyenne, grande) et la densité (faible, moyenne, élevée)

Vous pouvez trouver plus d’informations sur le criquet pèlerin, en français, aux adresses suivantes: http://www.cirad.mg/fr/acrido.php

Et voici quelques références utiles, en anglais:
-http://en.wikipedia.org/wiki/Migratory_locust
-http:/ www.fao.org/ag/locusts-CCA/en/1010/1018/1078/index.html
-http://www.sciencedaily.com/releases/2010/05/100525202301.htm

Agro Radio Hebdo a rapporté des nouvelles sur des épidémies de criquets par le passé. Voici quelques exemples d’articles:
- Afrique de l’est: les criquets détruisent les cultures vivrières et les pâturages au Kenya et menacent les terres agricoles au Soudan
http://hebdo.farmradio.org/2007/12/03/afrique-de-l%E2%80%99est-les-criquets-detruisent-les-cultures-vivrieres-et-les-paturages-au-kenya-et-menacent-les-terres-agricoles-au-soudan-plusieurs-sources-des-nations-unies/

Cette histoire parle de la lutte biologique contre les criquets:
Tanzanie - Des pesticides biologiques mettent fin aux invasions de criquets pèlerins (ARH 76, août 2009) http://hebdo.farmradio.org/2009/08/03/3-tanzanie-des-pesticides-biologiques-mettent-fin-aux-invasions-de-criquets-pelerins-scidevnet-fao/

Radios Rurales Internationales a publié un texte radiophonique en 1994 sur la problème connexe des sauterelles et des criquets solitaires (« Éliminez les sauterelles et les criquets de votre ferme » (Pochette 32, Numéro 2, avril 1994). Contrairement aux criquets migrateurs qui se déplacent en essaim, les sauterelles et les criquets qui ne se déplacent pas en essaim peuvent être combattus à même le champ, sans utilisation de pesticides.

Si vous diffusez dans une zone qui est, ou pourrait être directement affectée par l’épidémie, vous pourriez envisager de produire une émission pour discuter les questions suivantes:

-Si possible, envoyez des journalistes pour parler avec des gens dans les zones affectées. Observez comment ils sont affectés et ce qu’ils font pour faire face à la situation.
-Restez en contact avec les autorités et les ONG compétentes pour obtenir des renseignements exacts et à jour sur la situation, et pour prendre note de tous les services de soutien offerts à ceux qui sont affectés.

Si vous diffusez dans une région qui n’est pas directement affectée par l’épidémie actuelle:
-Envisagez d’informer vos auditeurs à propos de l’épidémie
-Diffusez de l’information sur la façon de contrôler les ravageurs nuisibles ou d’autres ravageurs qui constituent une menace pour les agriculteurs de la région.

Laisser un commentaire »

Notes aux radiodiffuseurs sur l’urine humaine comme engrais

L’urine humaine est facilement accessible, ne coûte rien et contient beaucoup de nutriments que les plantes peuvent utiliser pour se développer et grandir. L’urine est stérile à l’intérieur de la vessie. Alors qu’elle sorte du corps, elle rentre naturellement en contact avec des bactéries. Toutefois, très peu de maladies sont transmisses à travers l’urine. La manipulation de l’urine comporte très peu de risque. Mais, l’urine ne devrait pas être appliquée aux plantes directement. Elle ne devrait être épandue sur les sols que lorsqu’elle est diluée, et elle fonctionne souvent mieux en combinaison avec de la cendre, ou lorsqu’elle est ajoutée à du compost et appliquée avec ce dernier. L’urine est souvent considérée comme un déchet et beaucoup de gens évitent de l’utiliser. Lorsqu’elle est utilisée avec soin, toutefois, elle peut augmenter les rendements et être un instrument utile et une ressource accessible aux agriculteurs.

Pour de plus amples informations sur l’utilisation de l’urine humaine en agriculture, vous pouvez vous référer à certains des articles suivants:

Des chercheurs de Finlande et de Suède ont examiné l’efficacité et la sécurité de l’urine humaine comme engrais:
-http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=human-urine-is-an-effective-fertilizer

Ils ont spécifiquement fait des recherches sur un mélange d’urine et de cendres, utilisé comme engrais pour les tomates: http://www.scientificamerican.com/blog/post.cfm?id=p-is-for-plants-human-urine-plus-as-2009-09-04

L’utilisation de matières de vidanges, ou excréments humains, est une tradition vieille de plusieurs siècles, en Chine: http://www.agroecology.org/Case 20Studies/nightsoil.html

L’utilisation de l’urine et des excréments se fait aussi en Afrique. Voici un article qui parle d’une étude de cas en Tanzanie, où les fermiers locaux ont profité de toutes les ressources disponibles pour améliorer leurs sols et leur productivité:
http://www.leisa.info/index.php?url=getblob.php&o_id=209105&a_id=211&a_seq=0

Agro Radio Hebdo a publié une histoire en provenance de l’Ouganda, au sujet d’agriculteurs utilisant de l’urine humaine comme engrais:
-Ouganda: Les agriculteurs estiment que l’urine est un moyen efficace de produire de l’engrais (numéro 14, mars 2008)
http://hebdo.farmradio.org/2008/03/10/3-ouganda-les-agriculteurs-estiment-que-l%E2%80%99urine-est-un-moyen-efficace-de-produire-de-l%E2%80%99engrais-the-monitor/

Vous pouvez aussi permettre aux agriculteurs locaux d’appeler ou d’envoyer un message texte à la station pour partager leurs expériences en matière d’utilisation de matériaux qui sont normalement jetés, en production agricole:

- Y a-t-il des agriculteurs de votre région qui ont essayé d’utiliser des déchets humains comme engrais? Comment l’ont-ils collectée et conservée? Quelle méthode d’application s’est avérée la plus efficace (par exemple, quelle quantité d’urine ont-ils diluée et combien de fois l’ont-ils utilisée)? Quels types de résultats ont-ils obtenus?
- Quels autres “déchets” disponibles localement les agriculteurs ont-ils utilisés pour faire des engrais, des pesticides ou d’autres matériaux utiles? Où ont-ils puisé leurs idées? Ont-ils développé une nouvelle pratique ou ont-ils adapté une pratique existente en fonction de leurs besoins? Peuvent-ils décrire exactement comment ils ont utilisé le matériel afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles?

Laisser un commentaire »

Wits Radio Academy: deux cours encore disponibles cette année

La Wits Radio Academy, basée à l’Université de Witwatersrand, à Johannesburg, en Afrique du Sud, offre cette année deux cours additionnels de courte durée qui mettent l’emphase sur les radios locales ou communautaires.

Les deux cours s’appellent « Local Radio Journalism » (du 13 au 24 septembre), et « Radio presentation» (du 1er au 12 novembre) (offerts en anglais seulement).

Dans le cours « Local Radio Journalism », les étudiants seront formés pour développer des compétences de base en journalisme de radio, avec un accent particulier sur la radio communautaire. Les sujets abordés comprennent la génération d’idées, la recherche, l’utilisation d’enregistreuses sur le terrain, la rédaction radiophonique, et la mise-à-jour d’histoires. La date limite pour soumettre sa candidature pour ce cours est le 3 septembre.

Le cours « Radio Presentation » se penchera sur les techniques de présentation radio. Les sujets abordés comprendront la présentation d’émissions de radio dans différents formats, l’écriture de textes radiophoniques, la préparation et la conduite d’entretiens, l’exploitation d’une table de studio de base, et comment adopter une discipline de studio. La date limite pour soumettre sa candidature pour ce cours est le 22 octobre.

Les candidats doivent avoir un diplôme d’études post-secondaires ou un autre diplôme d’études supérieures. L’expérience pratique en radio peut être prise en compte et considérée comme un équivalent.
Chaque cours coûte 4500 rands (environ 585 dollars américains ou 485 euros). Un nombre limité de bourses sont offertes aux personnes qui travaillent dans le domaine de la radio communautaire.

Les conditions d’admission ainsi que d’autres informations sont disponibles sur les sites Web suivants: www.journalism.co.za / radio et http://www.journalism.co.za/radio-courses.html?task=view.
Pour de plus amples renseignements, vous pouvez également envoyer un courriel à: radio@journalism.co.za.

Laisser un commentaire »

Manuel sur le journalisme d’investigation

Selon le Centre international pour les journalistes, le journalisme d’investigation « … est le gagne-pain d’une démocratie réussie. » Pour promouvoir le succès du journalisme d’investigation, le Centre a produit un manuel court et clairement rédigé, intitulé « Dix étapes pour le journalisme d’investigation. » Vous pouvez, dans un premier temps, visualiser les manuels en ligne, puis en acheter une copie électronique pour 5 dollars américains. Les journalistes internationaux, cependant, peuvent demander un exemplaire gratuit en remplissant un simple formulaire, expliquant comment ils envisagent utiliser le manuel. Le Centre produit également d’autres manuels de formation. Le manuel en question est disponible en anglais et en français ainsi qu’en arabe, en russe et dans une variété de langues européennes.

Le manuel peut être consulté à l’adresse suivante:
http://www.icfj.org/Resources/InvestigativeReportingManuals/tabid/1174/ctl/Details/mid/11479/ItemID/1445/Default.aspx

Laisser un commentaire »