Logo: Agro Radio Hebdo

1404, rue Scott,
Ottawa, Ontario (Canada), K1Y 4M8

Téléphone : 613-761-3650
Télécopieur : 613-798-0990
Sans frais : 1-888-773-7717
Courriel : info@farmradio.org
Le site Web : http://farmradio.org/

Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Agro Radio Hebdo

Un groupe de femmes, les consommateurs de poisson et l’environnement bénéficient de séchoirs solaires pour poissons

Des femmes transformatrices de poissons ont reçu une formation sur l’utilisation de séchoirs solaires, dans le cadre d’un projet pilote lancé dans la région du lac Chilwa, au Malawi. Le projet est un tel succès que d’autres groupes de femmes demandent à ce qu’il soit étendu à d’autres localités. Comparés aux méthodes traditionnelles de séchage, les séchoirs solaires améliorent le goût du poisson, permettent d’éviter l’abattage des arbres, et améliorent la sécurité alimentaire. En plus de cela, le conditionnement des poissons se fait plus rapidement avec les séchoirs solaires.

Les maraîchers de Zanzibar n’ont pas bénéficié de l’industrie touristique croissante sur cette petite île, au large de la côte tanzanienne. Mais à présent, 200 producteurs de l’association des agriculteurs d’Umwamwema ont uni leurs forces et, avec l’aide d’experts en agriculture, ont adopté des pratiques agricoles et de gestion de l’eau qui ont augmenté leurs rendements et leurs revenus.

La section Actions de Radios Rurales Internationales vous informe de la création d’une nouvelle journée commémorative: la Journée Mondiale de la Radio. L’événement annuel se tiendra pour la première fois le 13 février prochain. Cette journée donnera aux radiodiffuseurs et aux amateurs de radio l’occasion de célébrer leur métier et de partager leurs expériences.

N’oubliez pas de consulter aussi les sections Événements, Ressources et Texte radiophonique.

Nous allons marquer une pause de publication la semaine prochaine, mais nous serons de retour dans vos boîtes courriel avec un numéro spécial pour la Journée Mondiale de la Radio, le 13 février.

Bonne lecture!

-L ‘équipe d’Agro Radio Hebdo

Laisser un commentaire »

Malawi: Des femmes bénéficient de séchoirs solaires pour poissons (par Norman Fulatira, pour Agro Radio Hebdo au Malawi)

Un projet pilote a réussi  à transformer les méthodes de séchage du poisson, aux abords du lac Chilwa, au Malawi. Et les femmes transformatrices de poisson en récoltent les bénéfices.

Sellina Naphwinya est la présidente du Tadala women’s fish processing group, un groupe de femmes qui transforment le poisson, et qui opèrent sur une des plages du Lac Chilwa. Elle et son groupe utilisent désormais des séchoirs solaires pour poissons. Elle dit que ces séchoirs sont beaucoup mieux que les méthodes précédemment utilisées pour transformer le poisson. Elle explique: « Les séchoirs solaires pour poissons améliorent l’hygiène et la qualité du poisson transformé car, par rapport à d’autres méthodes, le poisson a meilleur goût et il est plus propre, car il est séché sous des  tentes. » Un autre avantage important est que les séchoirs solaires réduisent le temps de séchage.

Les rives du Lac Chilwa sont parsemées de petits villages de pêcheurs, et fournit 20 pour cent de tous les poissons capturés au Malawi. Pendant de nombreuses années, les transformateurs de poisson travaillant autour du lac ont été dépendants du séchage traditionnel en plein air et du fumage. Mais le séchage en plein air expose les poissons aux mouches. Et le fumage utilise beaucoup de bois, provoquant des problèmes environnementaux.

Pour solutionner ces problématiques, le World Fish Centre (le Centre Mondial du Poisson) a conçu un projet pilote. Le Centre a commencé par la construction de séchoirs solaires et les a remis à deux groupes de femmes travaillant aux abords du Lac Chilwa. Le projet pilote a été un succès, et maintenant les femmes qui transforment le poisson autour du lac demandent que le programme soit étendu à plus grande échelle.

La présidente du groupe de femmes transformatrices de poisson de la plage de Swang’oma dit que les séchoirs solaires ont de nombreux avantages.  Elle dit : « La plupart des femmes transformatrices de poisson de mon groupe aiment cette nouvelle technique car, au marché, les acheteurs préfèrent maintenant les poissons conditionnés avec des séchoirs solaires à ceux qui sont fumés ou séchés à l’air libre, en raison de la qualité du poisson. »

Les séchoirs solaires ressemblent à des petites maisons en forme de tente enveloppées dans des feuilles de plastique transparentes. Les bâches permettent à la lumière et à la chaleur du soleil d’assécher les poissons qui sont placés sur de petites claies à l’intérieur de la tente. Le séchage du poisson ne prend pas plus de 24 heures avec les séchoirs solaires, alors qu’il prend deux jours avec les méthodes traditionnelles.

Les séchoirs solaires sont actuellement en forte demande. Le Dr Jamu est le directeur du World Fish Centre. Il déclare que le Centre est prêt à collaborer et à établir des contact avec les femmes transformatrices de poisson sur les plages entourant le Lac Chilwa. Le Dr Steve Donda est le directeur adjoint du département de la pêche. Il dit que la technique sera disponible sur toutes les plages bordant les lacs du Malawi.

Laisser un commentaire »

Tanzanie: Un groupe d’agriculteurs fait des profits en développant la production végétale (AllAfrica)

Les champs de gombo, de tomates et de poivrons bordent le petit village de Fuoni, juste en dehors de la ville de Zanzibar. Les parcelles de légumes représentent trois années de travail acharné pour Umwamwema, une association paysanne de plus de 200 membres.

Il y a cinq ans, Abdullah Omari, un agriculteur, était confronté à de nombreux défis. Le mauvais état des routes, des infrastructures de transport limitées, et surtout un manque d’installations de stockage, le forçaient à vendre ses légumes au prix qu’on lui proposait.

Zanzibar est une petite île comptant un peu plus d’un million d’habitants dont la majorité sont des paysans pratiquant de l’agriculture de subsistance. Le tourisme est devenu la principale industrie au cours des 20 dernières années. Mais les agriculteurs comme M. Abdullah apprécient les avantages de près d’un million de touristes qui visitent l’île chaque année. Quatre-vingts pour cent des légumes qui sont achetés par l’industrie de l’hôtellerie ne sont pas cultivés sur l’île, mais en Tanzanie continentale.

Les choses ont changé pour le mieux pour certains agriculteurs au cours des dernières années. Avec l’aide d’une ONG internationale, Umwamwema a commencé à travailler avec des experts agricoles. Les experts ont aidé à bien des égards. Par exemple, ils ont suggéré que les agriculteurs tuent les terricoles nuisibles qui se trouvent dans le sol en mettent la terre infestée dans des sacs en plastique transparents et en l’exposant au soleil pendant une semaine. Une agricultrice locale,  Mama Mariam, ajoute : « C’est vraiment bien de se sentir connectée, sachant qu’il y a des spécialistes disponibles, non seulement pour les trucs plus routiniers, mais aussi quand nous avons des problèmes. »

En octobre 2009, le Programme de productivité agricole de la Tanzanie (TAPP) a commencé à former des agriculteurs. La formation aide des nouveaux agriculteurs comme Yasmin Mahmoud. Elle éduque aussi des agriculteurs expérimentés afin qu’ils sachent répondre à l’offre et la demande, et qu’ils sachent choisir des cultures de denrées ayant des marchés bien établis, telles que la menthe et le basilic.

Les agriculteurs apprennent à préparer leurs terres, à échelonner leurs plantations, leur récolte et l’utilisation de l’eau et de l’irrigation au goutte à goutte pour renforcer leur résilience face aux précipitations imprévisibles. Le TAPP fournit également des semences améliorées aux agriculteurs, gratuitement. Omari Abdullah ajoute : « Nous avons également introduit la fabrication de compost, plutôt que de compter sur les engrais commerciaux, ce qui n’est pas toujours très bien. »

Par le passé, l’alimentation inadéquate en électricité empêchait les agriculteurs de garder leurs légumes frais et d’utiliser des pompes pour irriguer leurs cultures. Maintenant qu’ils ont creusé un puits, les agriculteurs ne sont plus dépendants des pompes électriques, et ils peuvent déplacer de l’eau manuellement. Ceci, en plus d’un tuyau goutte à goutte simple pour l’irrigation, a réduit la quantité de travail nécessaire pour cultiver des légumes et améliorer la sécurité des cultures.

Toutes ces mesures ont accru la productivité des agriculteurs membres d’Umwamwema. Et l’augmentation de la productivité leur permet d’améliorer la sécurité alimentaire et de gagner des revenus plus élevés.

Laisser un commentaire »

Notes aux radiodiffuseurs sur les séchoirs solaires pour poissons

Cette histoire présente une situation ayant des bienfaits triples : pour les femmes transformatrices de poissons, pour les consommateurs de poissons, et pour l’environnement. Les femmes reçoivent un meilleur prix et un traitement préférentiel de la part des acheteurs de poissons; les consommateurs de poissons mangent du poisson qui est plus propre et plus hygiénique; et les arbres ne sont pas coupés pour le fumage du poisson.

Voici une histoire récente sur les séchoirs solaires :
Des séchoirs à poissons munis de tentes solaires permettent de réduire les pertes [traduction libre] (18 août 2009) http://allafrica.com/stories/200908180027.html (en anglais seulement)

Voici un billet de blogue qui parle de la situation dans la région du Lac Chilwa : http://mosephiri.blog.co.uk/2011/09/20/solar-drying-tech-saves-fish-wastage-money-11880430/ (en anglais seulement)

Vous serez peut être intéressés par les résultats d’une étude scientifique qui montre que les poissons traités avec un séchoir solaire retiennent moins d’humidité que le poisson séché au soleil. Les poissons séchés à faible humidité sont moins sujets aux moisissures, et  peuvent donc être conservés plus longtemps. Les poissons séchés au soleil sont aussi plus hygiéniques en terme d’infection bactérienne. Enfin, cette étude a montré que la durée du séchage était seulement de trois jours avec des séchoirs solaires, par rapport à sept jours pour le séchage à l’air libre.
Vous pouvez lire le rapport de l’étude en cliquant ici:
http://www.wiloludjournal.com/pdf/fishaq/2010/8-16.pdf (en anglais seulement)

L’ONG Practical Action a de nombreuses ressources sur les séchoirs solaires. Voir: http://practicalaction.org/drying-answers

Voici une ressource plus générale, produite par le CTA, sur le séchage des produits agricoles: http://ruralradio.cta.int/fr/SechageProduitsAgricoles.htm

Radios Rurales Internationales a publié un texte sur les séchoirs solaires, en 2006.
Trois pêcheuses lancent un message sur les séchoirs solaires (Pochette 79, Numéro 6, novembre 2006)
http://farmradio.org/francais/radio-scripts/79-6script_fr.asp

Si la pêche ou l’aquaculture est une activité dans votre zone d’écoute, vous pourriez parler aux pêcheurs, aux transformateurs et aux commençants. Demandez-leur :

-De quelles façons les poissons sont-ils transformés ? Par exemple, ils peuvent être séchés, fumés, réduits en farine de poisson, utilisés pour les engrais, utilisés comme aliments pour animaux, etc.
-Comment le poisson est-il séché ?
-Les pêcheurs, les transformateurs, les commerçants ou les consommateurs ont-ils rapporté des problèmes avec les poissons séchés ?
-Les séchoirs solaires sont-ils utilisés pour sécher le poisson ?
Si oui, comment ont-ils été introduits dans la région ?
-Est-ce que ceux qui utilisent les séchoirs solaires ont rapporté des avantages ?

-Ont-ils signalé des problèmes ?

Laisser un commentaire »

Notes aux radiodiffuseurs sur les maraîchers de Zanzibar

Cette histoire présente un groupe d’agriculteurs déterminés qui veulent changer leur vie, avec l’aide d’experts agricoles. L’histoire mentionne une variété de pratiques que les maraîchers utilisent maintenant, de la gestion de l’eau aux pratiques de marketing, en passant par la lutte antiparasitaire.

Radios Rurales Internationales a produit de nombreux textes sur ces sujets. Par exemple, vous pouvez trouver des textes sur la production agricole, à l’adresse suivante : http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/crop.asp

Les textes sur le contrôle des prédateurs sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/pest.asp

Les textes sur la gestion de l’eau sont disponibles ici : http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/water.asp

Voici un texte qui parle de l’irrigation au goutte à goutte, l’une des pratiques mentionnées dans le script.

Distribuer directement l’eau à la racine des plantes à l’aide des systèmes d’irrigation par seau et au goutte à goutte (Pochette 71, Numéro 10, juin 2004).
http://farmradio.org/francais/radio-scripts/71-10script_fr.asp

L’histoire parle d’agriculteurs « péri-urbains »  qui cultivent des produits en périphérie d’une ville. Voici deux textes qui parlent de citadins qui pratiquent « l’agriculture en sacs » pour cultiver des légumes.

L’agriculture en sacs : Des récoltes de légumes illimitées ! (Pochette 90, Numéro 9, avril 2010).
http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/90-9script_fr.asp

Des agricultrices réinventent la technologie des jardins suspendus pour résoudre la pénurie de terres (Pochette 90, Numéro 8, avril 2010).
http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/90-8script_fr.asp

Cette histoire parle également de stratégies de marketing - comprendre le concept de l’offre et de la demande, et comment choisir les cultures qui seront en forte demande. Radios Rurales Internationales a publié quatre textes sur les questions de commercialisation, dans la Pochette 66, en mars 2003. Vous pouvez accéder à ces textes ici : http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/numerical.asp . Faites défiler jusqu’à la Pochette 66.

Il y a de bonnes opportunités pour les petits agriculteurs qui souhaitent vendre leurs produits aux marchés touristiques de proximité, en Afrique. Une étude a montré qu’un pourcentage très élevé des hôtels situés dans des zones touristiques, sur la côte kenyane, achètent leurs fruits et légumes, produits laitiers, œufs, poulets et poissons auprès de petits producteurs. Veuillez consulter l’article suivant : http://www.ajol.info/index.php/kjbm/article/viewFile/52163/40789 (en anglais seulement)

Laisser un commentaire »

Concours de journalisme: Les jeunes, l’agriculture et l’alimentation

Une conférence internationale pour débattre du thème « Les jeunes, l’agriculture et l’alimentation: l’avenir du secteur agroalimentaire en Afrique » aura lieu du 19 au 21 mars 2012 à Accra, au Ghana.
Dans le cadre de la conférence, les organisateurs ont lancé un concours pour identifier les meilleurs reportages des médias africains sur les jeunes et l’agriculture. Le concours s’adresse aux jeunes journalistes et aux spécialistes des médias africains âgés de 18 à 40 ans. Les reportages soumis doivent porter sur des enquêtes concernant les défis et les possibilités de s’associer à l’engagement des jeunes dans l’agriculture, ou mettre en évidence leurs réussites ou les meilleures pratiques.

Les soumissions doivent être des pièces originales concernant le pays ou la région dans le(la)quel(le) le(la) journaliste travaille. Les candidat(e)s doivent soumettre leur reportage en anglais seulement et par e-mail. Les soumissions doivent être envoyées à : post@wrenmedia.co.uk avec, en copie conforme : info@future-agricultures.org
La date limite pour soumettre un article est le vendredi 17 février. Pour plus d’informations, voir: http://www.future-agricultures.org/events/young-people-farming-a-food

Laisser un commentaire »

Les clubs d’écoute communautaires

Ce livret en couleurs décrit l’expérience des clubs d’écoute communautaires au Niger et en République Démocratique du Congo. Il est produit par le projet Dimitra de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture qui, avec un certain nombre de partenaires, a établi des clubs d’écoute dans ces deux pays au milieu des années 2000.

Ce livret décrit les clubs d’écoute, comment ils fonctionnent et les résultats du projet. Il y a beaucoup d’études de cas, des citations et des exemples. La dernière section présente des directives pour la création de clubs d’écoute communautaires. Il décrit les facteurs de réussite et comment passer de la théorie à la pratique. Ce livret est utile pour les stations de radio et les ONG.

Cliquez ici pour télécharger cette publication.

Laisser un commentaire »

Préparatifs pour la première Journée Mondiale de la Radio

L’UNESCO a récemment annoncé que le 13 février a été désignée Journée Mondiale de la Radio. Cette journée spéciale donne à tous les professionnels et aux amateurs de la radio une occasion de célébrer leur métier et de partager leurs expériences. Agro Radio Hebdo envisage de publier des articles originaux sur la façon dont les agriculteurs apprécient la radio et  en bénéficient . Un numéro spécial sera publié le 13 février prochain.

L’UNESCO a diffusé des détails de la journée sur son site Internet: http://www.unesco.org/new/fr/communication-and-information/events/prizes-and-celebrations/celebrations/world-radio-day/

Tous les détails sur la création de cette journée spéciale, et sur l’importance de la radio, sont disponibles ici : http://www.worldradioday.org/

Diverses activités ont déjà été planifiées. L’UNESCO va présenter un certain nombre d’initiatives sur son site Internet, et davantage d’activités seront annoncées sur la page Facebook de la Journée Mondiale de la Radio, accessible ici : https://www.facebook.com/pages/World-Radio-Day/244826332245912?sk=info Cliquez sur « J’aime » pour vous assurer de recevoir des mises à jour.

Nous aimerions entendre parler de toute activité que vous ou votre station planifiez. Peut-être que vous préparez  une émission de radio dédiée à cette journée. Ou des entrevues ? Ou peut-être un événement communautaire ? Veuillez nous le laisser savoir. Nous publierons vos activités dans cette section, dans les prochaines semaines. Contactez-nous : farmradioweekly@farmradio.org

Laisser un commentaire »

Trois pêcheuses lancent un message sur les séchoirs solaires

Le texte de cette semaine s’aligne parfaitement avec notre histoire en provenance du Lac Chilwa, au Malawi. Trois pêcheuses provenant de différents pays d’Afrique de l’Ouest sont interrogées sur leurs expériences en matière d’utilisation de séchoirs solaires pour poissons. Elles décrivent comment les séchoirs solaires sont construits, parlent de l’amélioration de la qualité du poisson séché avec des séchoirs solaires, et disent que les poissons séchés avec des séchoirs solaires peuvent être entreposés pendant une longue période. Elles expliquent également comment leurs revenus ont doublé.
http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/79-6script_fr.asp

Laisser un commentaire »

Les arbres fertilisants font croître les rendements au Malawi

Les agriculteurs du Malawi se tournent vers les arbres fertilisants pour faire augmenter leurs rendements de maïs. Des espèces telles que Gliricidia sepium et Tephrosia vogelii font augmenter les rendements en améliorant la fertilité du sol, et les aident à retenir l’humidité dans le sol. Les scientifiques estiment qu’au Malawi, 150 000 agriculteurs utilisent des systèmes d’arbres fertilisants.

Notre deuxième histoire vient du Burundi, où les résidents du nord-est de la province de Kirundo avaient quitté cette région en raison des difficultés d’accès à l’eau. Vous pourrez lire comment un programme de collecte des eaux de pluie, instauré depuis deux ans, approvisionne cette région en eau potable - et permet aux gens qui étaient partis de revenir. Les systèmes de collecte des eaux de pluie permettent aux résidents d’économiser temps, argent et énergie.

Nous vous rapportons aussi une histoire provenant de la Somalie, sur la décision prise par le Comité International de la Croix-Rouge de suspendre les opérations d’aide alimentaire dans le sud et le centre du pays. Les travailleurs humanitaires aimeraient reprendre rapidement la distribution d’aide alimentaire à 1,1 million de Somaliens, mais ils craignent que la nourriture stockée dans les camions ne pourrisse si le problème de blocage des routes n’est pas rapidement résolu.

La section Actions de Radios Rurales Internationales comporte un article en provenance du Cameroun,qui illustre la valeur des commentaires des auditeurs de stations de radio. Basé sur les commentaires formulés par des auditeurs dans le cadre d’une étude effectuée par Radios Rurales Internationales, CRTVLittoral a élargi ses services de radiodiffusion pour couvrir trois nouveaux groupes linguistiques, dans la région ouest du Cameroun.

Nous espérons que vous trouverez ces articles intéressants, et qu’ils vous inspireront dans la création d’émissions de radio.

Bonne lecture !

-L ‘équipe d’Agro Radio Hebdo

Laisser un commentaire »

Malawi : Les agriculteurs augmentent leurs rendements de maïs avec des arbres fertilisants (Alertnet)

Les agriculteurs du sud-est du Malawi se tournent vers les arbres pour faire croître leurs cultures. Killar Kawelama est un agriculteur de Balaka, une localité du sud du Malawi. Il explique : « Ces arbres ont le potentiel non seulement d’enrichir les sols, mais aussi de garder l’humidité dans le sol, même si les pluies viennent rarement. »

Beaucoup d’agriculteurs intercalent des arbres avec leur culture de maïs afin de créer des zones d’ombre, de sorte à retenir l’humidité pour la culture du maïs. D’autres enterrent les feuilles des arbres dans le sol pour le rendre plus fertile et aider à retenir l’humidité quand vient le temps des semis.

Entre avril et juin, M. Kawelama creuse des trous de plantation. Dans ces trous, il place des feuilles fraîches ou séchées d’arbres de l’espèce Gliricidia sepium. Ces arbres à croissance rapide poussent près de sa maison, et s’adaptent bien dans plusieurs conditions. Lorsque les pluies arrivent autour de septembre/octobre, il agrandit un peu chaque trou et plante ses graines.

Les feuilles se décomposent dans le sol et le compost qui en résulte accroît la fertilité du sol et absorbe comme une éponge l’humidité autour des plants de maïs, en aidant les cultures a pousser plus vigoureusement.

Kufasi Shela travaille auprès du Ministère de l’Agriculture, de l’Irrigation et du Développement de l’Eau. Elle explique : « Les plantes qui poussent dans un tel environnement sont plus susceptibles de donner à un agriculteur un meilleur rendement car elles ne flétrissent pas facilement en raison du [manque]d’humidité. »

Bettie Lungu, de Mzimba, dans le nord du Malawi, utilise les arbres Tephrosia vogeliii dans son champ de maïs. Ces arbres augmentent la quantité d’azote (un fertilisant) dans le sol. Ils ne poussent pas plus haut que les plants de maïs, de sorte qu’ils ne produisent pas trop d’ombre et ne freinent pas leur croissance, selon Mahara Nyirenda, un coordonnateur en agriculture pour le Fonds de Développement de la Norvège.

Nyirenda dit : « Les feuilles qui tombent des arbres couvrent le sol. Lorsqu’il pleut, cette couche retient les gouttes de pluie, les empêchant de s’accumuler et de former des eaux de ruissellement. Elles aident aussi à la percolation de l’eau dans le sol ». Il ajoute que la cime des arbres projette de l’ombre au sol par temps ensoleillé, et les feuilles qui tombent aident à garder l’humidité dans le sol.

Selon le Centre Mondial d’Agroforesterie, près de 150 000 petits agriculteurs du Malawi utilisent des systèmes d’arbres fertilisants. Plusieurs espèces sont utilisées, mais la plus populaire est le Gliricidia sepium.

Killar Kawelama est très heureux des résultats. Lorsqu’il utilisait des engrais chimiques, Kawelama récoltait 20 sacs de maïs pesant chacun 50 kilogrammes. Depuis qu’il utilise des arbres fertilisants,ses rendements n’ont que légèrement diminué, à 18 sacs.« Mais c’est mieux maintenant parce que j’économise plus de 24 000 Kwacha malawites (environ 150 dollars américains), que j’avais l’habitude de dépenser pour les engrais chimiques », explique-t-il.

Laisser un commentaire »

Burundi : Stockage de l’eau de pluie, un liquide précieux (Syfia Grands Lacs)

Un programme de collecte des eaux pluviales, lancé il y a deux ans dans une localité du Burundi, a rendu la vie plus facile aux résidents, et a même incité des gens à revenir dans la région. Rosalie Nyambere et sa famille de cinq personnes ont bénéficié du programme. Soulagée, elle dit : « Nous avons l’eau qu’il nous faut pour satisfaire nos besoins sans avoir à faire des kilomètres de marche. »

Les résidents de la province de Kirundo, dans le nord du Burundi avaient été confrontés à une pénurie croissante d’eau. La région est confrontée à une faible pluviométrie et à la sécheresse. Marcien Nzoiaest un agent de la communauté locale de développement. Il dit : « Il n’y a pas de cours [d'eau], ni de points d’eau potable, et la population devait parcourir plus de 15 kilomètres avant de trouver un point d’eau. » Une résidente, Martha Kankindi, ajoute : « Depuis que nous sommes très jeunes, l’eau nous a toujours coûté cher, en temps et en énergie. »

Le programme est appelé Eau potable pour tous. Il a permis de faire du reboisement, et de mettre en place des systèmes de collecte d’eau à des fins domestique et agricole.

Le programme a été mis en place par les habitants de la province de Kirundo, avec le soutien de l’État et le financement d’une organisation d’aide allemande appelée Welthungerhilfe [Aide Alimentaire Mondiale]. Les habitants de la région ont reçu 45 000 euros pour développer des systèmes de collecte des eaux de pluie.

Selon un représentant de la Welthungerhilfe, le programme vise à recueillir l’eau de pluie, mais aussi à favoriser une meilleure infiltration d’eau dans le sol. C’est pourquoi le reboisement, qui contribue à éviter le ruissellement et l’érosion des sols, est un élément important du programme. Alors que les gens bénéficient de ce programme, ils se rendent compte de la valeur des terres boisées et font des efforts pour les protéger.

Alphonse Marimbu, un résident, a appris comment installer des réservoirs en plastique pour récupérer l’eau de pluie. Il est bien content d’avoir ces réservoirs pour recueillir l’eau parce qu’il n’a plus à transporter de l’eau provenant de sources éloignées. En outre, la qualité de l’eau est généralement meilleure que celle de l’eau des ruisseaux et des criques. Grâce à ce système, l’eau des toits est canalisée dans des réservoirs. Cela fonctionne mieux avec des toits de tuiles. Pour les résidents,il suffit d’ouvrir un robinet lorsqu’ils veulent de l’eau.

Les réservoirs sont faciles à installer, surtout parce que les résidents apportent des pierres et du sable pour aider à les construire. Un réservoir domestique coûte environ 110 dollars américains et stocke de 500 à 1000 litres. De plus grands réservoirs -réservés pour des collectivités- sont aussi disponibles, et peuvent contenir jusqu’à 10 000 litres d’eau.

Cependant, des idées fausses ont entravé l’expansion du programme. Certains croient que boire l’eau de pluie conduit à la stérilité. Une autre croyance est que les jeunes filles qui boivent l’eau de pluie ne trouveront pas de maris. Dans le cadre du programme, les agents de Welthungerhilfe tentent de surmonter ces idées fausses. Ils sont conscients du fait que les gens qui n’ont jamais vécu avec de l’eau courante ou d’autres mesures d’assainissement n’ont pas les connaissances de base relatives à de bonnes pratiques d’hygiène.

L’Autorité provinciale pour la Santé propose des comprimés pour purifier l’eau de pluie, afin de la rendre propre à la consommation. Depuis 2000, de nombreuses familles avaient déserté la région en raison de problèmes d’approvisionnement en eau et de sécheresse. Grâce à ce programme, les gens reviennent progressivement.Selon Martha Muhimbare, les réservoirs garantissent une alimentation indépendante. Les ménages n’ont pas besoin de dépendre de fournisseurs communautaires ou publics. Leur vie est plus facile parce que le réservoir permet d’économiser temps, argent et énergie.

Laisser un commentaire »

Somalie : La Croix-Rouge est contrainte de suspendre la distribution de vivres et de semences

Le jeudi 12 janvier dernier, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé que la distribution de nourriture à 1,1 million de personnes dans le centre et le sud de la Somalie avait été suspendue. La principale raison en était l’obstruction et le blocage continus des routes d’approvisionnement. Les régions en question sont largement contrôlées par le groupe islamiste al-Shabaab.

À la mi-décembre, 140 camions de nourriture ont été interceptés dans les zones contrôlées par al-Shabaab. Le CICR a plaidé pour une libération rapide des convois qui transportent des produits d’aide alimentaire destinée à 240 000 personnes.

Le CICR s’emploie à rétablir l’approvisionnement aussi rapidement que possible. Patrick Vial est le chef de la délégation du CICR en Somalie. Il dit : « Nous sollicitons activement la coopération des autorités locales afin d’établir les conditions pour une reprise des activités suspendues dès que possible. »

Le chef-adjoint des opérations du CICR en Afrique de l’Est, Benjamin Wahren, n’a pas caché son inquiétude : « Plus nous attendons, plus les denrées alimentaires se détériorent. »

Patrick Vial poursuit : « La suspension restera valide jusqu’à ce que nous recevions l’assurance des autorités de contrôle de ces zones que la distribution peut avoir lieu sans entraves, et pourra parvenir à tous ceux qui sont dans le besoin. »

La Croix-Rouge est l’une des rares organisations de distribution d’aide dans les zones les plus inaccessibles du sud de la Somalie. Depuis octobre dernier, elle a distribué des vivres à plus de 1,1million de personnes et a fourni des semences et des intrants agricoles à plus de 100 000 agriculteurs.

Pour de plus amples renseignements sur la situation, consultez :
- « Somalie : quatre millions de personnes ont un urgent besoin d’aide » http://www.levif.be/info/belga-generique/somalie-quatre-millions-de-personnes-ont-un-urgent-besoin-d-aide/article-4000032348068.htm#

- « Somalie : le CICR suspend provisoirement ses distributions de vivres et de semences » http://www.icrc.org/fre/resources/documents/news-release/2012/somalia-news-2011-01-12.htm

- Corne de l’Afrique : 13 millions de personnes souffrent encore de la faim http://www.afrik.com/article24561.html


Laisser un commentaire »

Notes aux radiodiffuseurs sur les arbres fertilisants

Cette histoire parle de diverses manières dont les agriculteurs peuvent utiliser des arbres pour améliorer le rendement de leurs cultures. L’utilisation combinée d’arbres et de cultures est appelé agroforesterie. Les arbres peuvent aider les cultures de plusieurs façons. Certains arbres, en particulier les arbres légumineux tels que le Gliricidia sepium, libèrent de l’azote et d’autres nutriments dans le sol par l’intermédiaire de leurs racines et de leurs feuilles quand celles-ci tombent. De nombreux arbres aident à garder l’humidité dans le sol et créent de l’ombrage pour les cultures, les protégeant ainsi contre les effets néfastes du soleil. D’autres agissent comme coupe-vent. Et bien sûr, les arbres peuvent produire directement des produits tels que des fruits, des noix, du bois de chauffage et du bois de construction, pour les agriculteurs.

Pour des ressources générales sur l’agroforesterie, veuillez consulter :
« Agroforesterie en Afrique tropicale humide » : http://www.nzdl.org/cgi-bin/library.cgi?e=d-000-00—0tulane–00-0-0-0prompt-14-Document—0-1l–1-en-50—20-about—001-001-1-0isoZz-8859Zz-1-0&a=d&c=tulane&cl=CL1.1&d=HASH01bf3b229fbb91fb8946432b.3.1
« Les parcs agroforestiers en Afrique sub-saharienne » : http://knowledge.cta.int/fr/Dossiers/Domaines-d-innovation-agricole/Agroforesterie/Documents/ACP/Les-parcs-agroforestiers-en-Afrique-subsaharienne
« L’Encyclopédie de l’Agora : Agroforesterie » : http://agora.qc.ca/dossiers/Agro-foresterie
Cet article parle des récents pourparlers au sujet des agriculteurs kenyans qui utilisent des arbresfertilisants :« Farmers turn to ‘fertiliser tree’ to boost crop production » (Business Daily, 30 mai 2011) http://www.businessdailyafrica.com/-/539444/1171952/-/122lfrcz/-/index.html (en anglais seulement)

Voici un aperçu du programme du Centre Mondial d’Agroforesterie (en anglais, World Agroforestry Center) appelé Evergreen agriculture, qui comprend l’utilisation d’arbres fertilisants, entre autres projets: http://www.worldagroforestrycentre.org/evergreen_agriculture (en anglais seulement)
Radios Rurales Internationales a publié de nombreux textes sur la foresterie et l’agroforesterie. Vouspouvez parcourir ces textes ici : http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/forestry.asp

Voici un texte qui montre comment le reboisement peut ramener la pluie.« Le reboisement communautaire ramène la pluie dans la région de Brong Ahafo, au Ghana » (Pochette78, numéro 6, juillet 2006) http://farmradio.org/francais/radio-scripts/78-6script_fr.asp
Voici un texte récent qui parle des avantages divers que les arbres offrent aux agriculteurs.« Rémunérer les agriculteurs pour des services environnementaux » (Pochette 87, Numéro 5, avril2009). http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/87-5script_fr.asp

Deux numéros d’Échos, publiés en 2005, parlent des avantages de l’agroforesterie : « Les arbres maintiennent le sol et retiennent le désert » (Échos n° 76, octobre 2005) http://www.farmradio.org/francais/partners/echos/v2005oct.asp

« L’Agroforesterie en Afrique » (Échos n° 74, mars 2005) http://www.farmradio.org/francais/partners/echos/v2005mar.asp

Agro Radio Hebdo a publié quelques histoires sur le thème de l’agroforesterie. En voici quelques-unes :
« Éthiopie : Un groupe d’agriculteurs prouve que planter des arbres permet d’abaisser latempérature » (ARH 61, avril 2009) http://hebdo.farmradio.org/2009/04/06/ethiopie-un-groupe-
d%E2%80%99agriculteurs-prouve-que-planter-des-arbres-permet-d%E2%80%99abaisser-la-temperature-daily-monitor/

« Niger : Les agriculteurs qui plantent des arbres aident à freiner l’avancée du désert sur leurs terres »(ARH 25, juin 2008) http://hebdo.farmradio.org/2008/06/16/1-niger-les-agriculteurs-qui-plantent-des-arbres-aident-a-freiner-l%E2%80%99avancee-du-desert-sur-leurs-terres-plusieurs-sources/
« Afrique australe - un arbre qui sert d’ “usine d’engrais dans les champs” » (ARH 82, septembre2009) http://hebdo.farmradio.org/2009/09/28/2-afrique-australe-%E2%80%93-un-arbre-qui-sert-d%E2%80%99%C2%AB-usine-d%E2%80%99engrais-dans-les-champs-%C2%BB-mongabay-pnue/

Cet article, publié dans ARH, parle de la culture intercalaire pour l’amélioration de la fertilité du sol :« Malawi : La culture intercalaire aide l’agriculteur Phiri à acheter une charrette à bœufs » (ARH143, janvier 2011) http://hebdo.farmradio.org/2011/01/31/malawi-la-culture-intercalaire-aide-l%E2%80%99agriculteur-phiri-a-acheter-une-charrette-a-boeufs-ecrit-par-norman-fulatira-pour-agro-radio-hebdo-au-malawi/

Est-ce que les agriculteurs de votre région cultivent ou entretiennent des arbres dans leurs champs,ou sur le périmètre de leurs champs ? Demandez aux agriculteurs comment les arbres ont aidé leurs cultures. Est-ce qu’il y a des espèces particulières qui offrent des avantages spécifiques ? Interviewez des agriculteurs au sujet des arbres fertilisants. Est-ce que les agriculteurs gardent des arbres dans les champs pour stimuler la fertilité des sols ? Utilisent-ils des espèces spécifiques d’arbres pour ombrager leurs cultures, pour les protéger des vents forts, ou pour stabiliser le sol sur les terrains en pente ?

Si les agriculteurs sont sceptiques à propos de l’utilisation des arbres dans leurs champs, renseignez-vous sur les raisons qui les poussent à ne pas recourir aux arbres. Ont-ils eu une expérience négative par le passé, ou leur opinion est-elle basée sur l’expérience d’autres agriculteurs ? Ou sur des rumeurs ?

Vous pourriez inviter un agroforestier, un représentant d’ONG impliqué dans l’agroforesterie, ou un agent de vulgarisation, pour parler des avantages offerts par la combinaison arbres-cultures. Invitez les agriculteurs à vous téléphoner pour poser leurs questions, exposer leurs plaintes, leurs commentaires et leurs problèmes. Vous pourriez également mettre en vedette un agriculteur qui utilise des arbres demanière spécifique pour améliorer le rendement de ses cultures.

Laisser un commentaire »

Notes aux radiodiffuseurs sur la gestion de l’eau

La gestion des ressources en eau est une préoccupation croissante pour les agriculteurs, dans les zones rurales. L’année dernière a vu des sécheresses et des inondations extrêmes en Afrique. Les agriculteurs peuvent obtenir un meilleur accès à l’eau pour usage domestique ou agricole, grâce à la collecte d’eaux pluviales, soit en les récupérant dans des réservoirs soit en utilisant des techniques de gestion des sols.

En 2009, Radios Rurales Internationales a produit une pochette de textes sur la collecte des eaux de pluie, avec beaucoup d’informations, d’exemples et de liens sur les différentes méthodes de collecte del’eau : http://farmradio.org/francais/radio-scripts/89-3script_fr.asp

Practical Action est une ONG britannique. Cette ONG a produit ce qu’elle appelle une « réponse
pratique », c’est-à-dire un guide technique en ligne sur la collecte des eaux pluviales : http://practicalaction.org/docs/technical_information_service/rainwater_harvesting.pdf et http://practicalaction.org/rainwater-harvesting-drought (en anglais seulement)

Le CTA a produit un « Rural Radio Pack » sur la collecte des eaux de pluie : http://ruralradio.cta.int/fr/EauxPluie.htm

Ag Fax a récemment produit un rapport sur la collecte des eaux de pluie pour usage domestique. Vouspouvez accéder à un fichier audio et à une transcription ici : http://www.agfax.net/radio/detail.php?i=469 (en anglais seulement)

Agro Radio Hebdo a publié un article l’année dernière sur la collecte des eaux de pluie :
-« Zimbabwe : La collecte des eaux de pluies en ville » (ARH 141, janvier 2011) http://hebdo.farmradio.org/2011/01/17/zimbabwe-la-collecte-des-eaux-de-pluies-en-ville-ips/

Voici quelques textes de Radios Rurales Internationales sur la collecte et l’utilisation de l’eau :
« L’irrigation au goutte-à-goutte » (Pochette 84, août 2008) http://farmradio.org/francais/radio-scripts/84-12script_fr.asp
« Collecte des eaux de toiture » (Pochette 89, Numéro 6, décembre 2009) http://farmradio.org/francais/radio-scripts/89-6script_fr.asp
-L’agriculture irriguée améliore le revenu des agriculteurs ruraux (Pochette 86, Numéro 6, décembre 2008) http://farmradio.org/francais/radio-scripts/86-6script_fr.asp

Vous pouvez aussi visiter les archives de textes sur la gestion de l’eau : http://farmradio.org/francais/radio-scripts/water.asp
Vous pourriez aussi inviter les agriculteurs à vous appeler ou à vous envoyer un message-texte pour vous relater leurs expériences de collecte des eaux de pluie et leurs innovations. Alternativement, vous pourriez enregistrer des discussions entre agriculteurs sur les meilleures pratiques qu’ils appliquent pour faire la collecte des eaux de pluie, puis diffuser cette discussion.

Laisser un commentaire »

Prix CNN MultiChoice African Journalist 2012

Les journalistes africains sont invités à soumettre leurs candidatures pour le prix CNN Multichoice African Journalist 2012. Ce prix vise à renforcer l’importance du rôle des journalistes en Afrique, et à reconnaître et à développer des talents journalistiques dans toutes les disciplines.

Il y a 16 catégories de prix, y compris Radio nouvelles générales. Les reportages doivent avoir été diffusés ou publiés - en anglais, en français ou en portugais - entre janvier et décembre 2011.

Un jury indépendant sélectionnera un groupe de finalistes. Chaque finaliste recevra un prix en argent. Le gagnant dans chaque catégorie recevra également un ordinateur portable et une imprimante. Le grand gagnant se verra offrir l’opportunité de participer au stage de journalisme CNN, au siège social de CNN à Atlanta. La date-limite pour soumettre une candidature est le 26 janvier 2012.

Pour de plus amples renseignements et pour soumettre une candidature, visitez : http://i2.cdn.turner.com/cnn/WORLD/africa/africanawards/pdf/2012/2012-French-Entry-form.pdf

Laisser un commentaire »

Guide de formation sur la couverture de campagnes électorales

Les campagnes électorales sont souvent tendues. Des points de vue divergents peuvent entrer en conflit, et la production de bons reportages peut être difficile. Le rôle des médias est crucial pendant le processus électoral, quand les événements se succèdent rapidement et qu’il y a risque de conflit.

Pour guider les journalistes qui couvrent des élections, Radio for Peacebuilding Africa a développé un nouveau guide de formation intitulé « Pour une couverture médiatique responsable des élections ».Ce guide se concentre sur des situations de tension extrême ou de reconstruction en situation de post-conflit. Elle s’appuie sur des exemples africains, et encourage les bonnes pratiques journalistiques à toutes les étapes du processus électoral.

Ce guide fournit également aux journalistes des outils essentiels pour couvrir les élections de façon responsable et contribuer au renforcement de la démocratie dans le pays où ils travaillent.Pour télécharger cette référence, visitez le site Web suivant : http://www.radiopeaceafrica.org/assets/texts/pdf/2011-Responsible_Media_Elections_BW_FR.pdf

Laisser un commentaire »

Salutations et commentaires de Cameroon Link

Suite à la publication récente de la Pochette de Textes 94, nous avons reçu quelques commentaires intéressants de Cameroon Link, le partenaire stratégique de Radios Rurales Internationales au Cameroun, sur la façon dont nos ressources sont utilisées.

Cameroon Link nous aide en distribuant des copies imprimées de la pochette de textes à travers le pays. Certains partenaires radioffuseurs, comme Jeanne Tchakouté de Radio Medumba, ont obtenu leur pochette directement du bureau de Cameroon Link. En voyant les textes, ainsi que la série d’enjeux et le bulletin Échos qui les accompagnaient, Mme Tchakouté a promis d’utiliser Échos dans son émission de radio matinale.

L’année dernière, Cameroon Link a aidé Radios Rurales Internationales à étudier comment les stations font leur recherche et produisent leurs émissions de radio rurale. Radio Medumba et CRTV Littoral,une station gouvernementale, ont toutes deux été impliquées dans cette recherche. Mme Tchakouté, qui travaille également comme consultante pour CRTV Littoral, nous a informés qu’à cause de l’étude effectuée et des commentaires faits par les auditeurs, CRTV Littoral diffuse maintenant dans sept langues locales. La station diffusait antérieurement en quatre langues seulement. Maintenant, CRTV Littoral diffuse également en Bamoun, Bafang et Yemba, des langues de la région Ouest du Cameroun. Cela permet diffusion d’émissions en langue locale qui ciblent les agriculteurs, en particulier les femmes.

C’est un grand progrès. Nous sommes heureux que davantage d’auditeurs bénéficient des émissions de CRTV Littoral. Nous sommes toujours intéressés d’apprendre comment les radiodiffuseurs font usage de nos ressources, et nous aimons recevoir des commentaires et des suggestions qui pourraient nous permettre de les améliorer. Si vous souhaitez nous faire part de votre travail ou du travail de votre station dans cette section d’Agro Radio Hebdo, veuillez nous écrire à l’adresse suivante :farmradioweekly@farmradio.org

Un commentaires »

Planter des arbres : spots radio

Le texte de cette semaine contient cinq spots radio qui encouragent les agriculteurs à intégrer la plantation d’arbres dans leurs pratiques agricoles. Ces spots radios de 30 à 50 secondes peuvent être utilisés pour introduire des questions d’agroforesterie, ou pour promouvoir des émissions spéciales sur l’agroforesterie. Vous pourriez séparer les spots par des pauses musicales et les utiliser ensemble comme une série. Ils peuvent aussi être utilisés et joués séparément, à différents moments de la journée, de la semaine ou du mois.

http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/74-7script_fr.asp

Laisser un commentaire »

Kenya: Les femmes de Kisii ont du succès avec la transformation de la banane (Nairobi Star)

Vous pouvez trouver des bananes dans presque tous les foyers à Nyaura Ward, dans le sud-ouest du Kenya. Un groupe local de femmes a su exploiter cette abondance, et fait des profits en produisant une variété de produits alimentaires à base de banane.

Le Kenyuni Women’s Group a montré que les bananes ne sont pas seulement bonnes pour la cuisson ou la maturation, mais elles sont aussi polyvalentse et faciles à transformer. Les 20 femmes du groupe confectionnent à présent des  gâteaux, du pain, des biscuits, des chips, de l’ugali, de la bouillie de banane et de la confiture de banane. Elles ont commencé à faire de la transformation après avoir réalisé qu’en fait, les commençants qui achetaient leurs bananes les exploitaient en leur donnant aussi peu que 100 shillings kenyans (environ 1,15 dollars américains) par régime de bananes.

En raison de la forte demande locale pour leurs produits, chaque membre plante au moins 30 jeunes arbres. Everline Onserio est le leader du groupe. Elle dit: « Nous avons des variétés qui ne sont utilisées que pour le mûrissement et d’autres qui sont [utilisées] pour la cuisson. Chaque membre plante quelques [jeunes arbres] dans son lopin de terre pour éviter toute pénurie. »

Mme Onserio explique que lorsque la récolte est prête, elle est soigneusement récoltée et nettoyée à l’eau salée. Ensuite,  les bananes sont transportées en moto vers la mini-boulangerie du groupe, à un kilomètre de distance. À la boulangerie, elles font du pain, du chapati (pain traditionnel indien, préparé sans levain) et des amuse-gueules à base de bananes mûres. Les femmes vendent ces produits au public à des prix abordables. Mme Onserio dit: « Même si nous faisons face à de nombreux défis dans notre entreprise, nous sommes déterminées à soutenir nos familles grâce à nos petits revenus. »

Le chef de groupe affirme que la plupart des produits sont achetés par les habitants, qui se pressent dans leur boulangerie du matin au soir. Leurs clients apprécient la qualité des produits. Elle explique: « Nos produits sont exempts de substances chimiques. C’est pourquoi nous encourageons les gens à les acheter et à les consommer. »

Les résidents font les éloges du groupe, disant que leurs produits sont locaux et originaux par rapport à ceux vendus dans les supermarchés. De nombreux habitants ont changé leurs habitudes alimentaires, et achètent souvent les produits du groupe parce qu’ils sont nourrissants.

Mme Onserio explique l’importance de prendre note de toutes les transactions: « Nous conservons les données sur les transactions quotidiennes parce que nous voulons savoir si nous faisons des progrès ou non. Au début, comme nous ne sauvegardions pas de telles données, il était difficile pour nous de connaître [l'état financier] de notre entreprise. »

Veronica Nafula est la comptable.  Le groupe lui a offert une formation en gestion financière. Mme Nafula explique l’un des graphiques affiché dans leur bureau, qui montre que le groupe faisait autrefois près de 300 000 shillings (environ 3450 dollars américains) par an. Maintenant qu’il y a une valeur ajoutée à la banane, elles gagnent plus du double de ce montant. Pour célébrer leurs progrès, un membre du groupe a composé un poème en swahili qui louange la banane comme étant une plante pouvant aider la communauté à se sortir de la pauvreté.

Patrick Siro est l’adjoint du maire de la ville de Kisii, et un parrain du groupe. Il est confiant que les femmes seront couronnées de succès à long terme. M. Siro dit que les membres ont besoin de plus de financement afin de pouvoir atteindre la sécurité alimentaire et améliorer leur base économique. Il a exprimé son optimisme au sujet de la construction d’une usine de transformation de banane, à proximité de la ville de Kisii, qui aidera le groupe et d’autres producteurs de bananes.

À une époque où les Kenyans souffrent à cause de l’inflation, Mme Onserio dit que la sécurité alimentaire peut être atteinte si la production de bananes et sa plus-value sont encouragées. « Je pense que [le] temps est venu pour les Kenyans de changer leurs habitudes alimentaires et d’accepter l’ugali fait à base de farine de banane au lieu de celui fait à partir de farine de maïs. »

Un commentaires »