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Agro Radio Hebdo

Les arbres fertilisants font croître les rendements au Malawi

Les agriculteurs du Malawi se tournent vers les arbres fertilisants pour faire augmenter leurs rendements de maïs. Des espèces telles que Gliricidia sepium et Tephrosia vogelii font augmenter les rendements en améliorant la fertilité du sol, et les aident à retenir l’humidité dans le sol. Les scientifiques estiment qu’au Malawi, 150 000 agriculteurs utilisent des systèmes d’arbres fertilisants.

Notre deuxième histoire vient du Burundi, où les résidents du nord-est de la province de Kirundo avaient quitté cette région en raison des difficultés d’accès à l’eau. Vous pourrez lire comment un programme de collecte des eaux de pluie, instauré depuis deux ans, approvisionne cette région en eau potable - et permet aux gens qui étaient partis de revenir. Les systèmes de collecte des eaux de pluie permettent aux résidents d’économiser temps, argent et énergie.

Nous vous rapportons aussi une histoire provenant de la Somalie, sur la décision prise par le Comité International de la Croix-Rouge de suspendre les opérations d’aide alimentaire dans le sud et le centre du pays. Les travailleurs humanitaires aimeraient reprendre rapidement la distribution d’aide alimentaire à 1,1 million de Somaliens, mais ils craignent que la nourriture stockée dans les camions ne pourrisse si le problème de blocage des routes n’est pas rapidement résolu.

La section Actions de Radios Rurales Internationales comporte un article en provenance du Cameroun,qui illustre la valeur des commentaires des auditeurs de stations de radio. Basé sur les commentaires formulés par des auditeurs dans le cadre d’une étude effectuée par Radios Rurales Internationales, CRTVLittoral a élargi ses services de radiodiffusion pour couvrir trois nouveaux groupes linguistiques, dans la région ouest du Cameroun.

Nous espérons que vous trouverez ces articles intéressants, et qu’ils vous inspireront dans la création d’émissions de radio.

Bonne lecture !

-L ‘équipe d’Agro Radio Hebdo

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Malawi : Les agriculteurs augmentent leurs rendements de maïs avec des arbres fertilisants (Alertnet)

Les agriculteurs du sud-est du Malawi se tournent vers les arbres pour faire croître leurs cultures. Killar Kawelama est un agriculteur de Balaka, une localité du sud du Malawi. Il explique : « Ces arbres ont le potentiel non seulement d’enrichir les sols, mais aussi de garder l’humidité dans le sol, même si les pluies viennent rarement. »

Beaucoup d’agriculteurs intercalent des arbres avec leur culture de maïs afin de créer des zones d’ombre, de sorte à retenir l’humidité pour la culture du maïs. D’autres enterrent les feuilles des arbres dans le sol pour le rendre plus fertile et aider à retenir l’humidité quand vient le temps des semis.

Entre avril et juin, M. Kawelama creuse des trous de plantation. Dans ces trous, il place des feuilles fraîches ou séchées d’arbres de l’espèce Gliricidia sepium. Ces arbres à croissance rapide poussent près de sa maison, et s’adaptent bien dans plusieurs conditions. Lorsque les pluies arrivent autour de septembre/octobre, il agrandit un peu chaque trou et plante ses graines.

Les feuilles se décomposent dans le sol et le compost qui en résulte accroît la fertilité du sol et absorbe comme une éponge l’humidité autour des plants de maïs, en aidant les cultures a pousser plus vigoureusement.

Kufasi Shela travaille auprès du Ministère de l’Agriculture, de l’Irrigation et du Développement de l’Eau. Elle explique : « Les plantes qui poussent dans un tel environnement sont plus susceptibles de donner à un agriculteur un meilleur rendement car elles ne flétrissent pas facilement en raison du [manque]d’humidité. »

Bettie Lungu, de Mzimba, dans le nord du Malawi, utilise les arbres Tephrosia vogeliii dans son champ de maïs. Ces arbres augmentent la quantité d’azote (un fertilisant) dans le sol. Ils ne poussent pas plus haut que les plants de maïs, de sorte qu’ils ne produisent pas trop d’ombre et ne freinent pas leur croissance, selon Mahara Nyirenda, un coordonnateur en agriculture pour le Fonds de Développement de la Norvège.

Nyirenda dit : « Les feuilles qui tombent des arbres couvrent le sol. Lorsqu’il pleut, cette couche retient les gouttes de pluie, les empêchant de s’accumuler et de former des eaux de ruissellement. Elles aident aussi à la percolation de l’eau dans le sol ». Il ajoute que la cime des arbres projette de l’ombre au sol par temps ensoleillé, et les feuilles qui tombent aident à garder l’humidité dans le sol.

Selon le Centre Mondial d’Agroforesterie, près de 150 000 petits agriculteurs du Malawi utilisent des systèmes d’arbres fertilisants. Plusieurs espèces sont utilisées, mais la plus populaire est le Gliricidia sepium.

Killar Kawelama est très heureux des résultats. Lorsqu’il utilisait des engrais chimiques, Kawelama récoltait 20 sacs de maïs pesant chacun 50 kilogrammes. Depuis qu’il utilise des arbres fertilisants,ses rendements n’ont que légèrement diminué, à 18 sacs.« Mais c’est mieux maintenant parce que j’économise plus de 24 000 Kwacha malawites (environ 150 dollars américains), que j’avais l’habitude de dépenser pour les engrais chimiques », explique-t-il.

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Burundi : Stockage de l’eau de pluie, un liquide précieux (Syfia Grands Lacs)

Un programme de collecte des eaux pluviales, lancé il y a deux ans dans une localité du Burundi, a rendu la vie plus facile aux résidents, et a même incité des gens à revenir dans la région. Rosalie Nyambere et sa famille de cinq personnes ont bénéficié du programme. Soulagée, elle dit : « Nous avons l’eau qu’il nous faut pour satisfaire nos besoins sans avoir à faire des kilomètres de marche. »

Les résidents de la province de Kirundo, dans le nord du Burundi avaient été confrontés à une pénurie croissante d’eau. La région est confrontée à une faible pluviométrie et à la sécheresse. Marcien Nzoiaest un agent de la communauté locale de développement. Il dit : « Il n’y a pas de cours [d'eau], ni de points d’eau potable, et la population devait parcourir plus de 15 kilomètres avant de trouver un point d’eau. » Une résidente, Martha Kankindi, ajoute : « Depuis que nous sommes très jeunes, l’eau nous a toujours coûté cher, en temps et en énergie. »

Le programme est appelé Eau potable pour tous. Il a permis de faire du reboisement, et de mettre en place des systèmes de collecte d’eau à des fins domestique et agricole.

Le programme a été mis en place par les habitants de la province de Kirundo, avec le soutien de l’État et le financement d’une organisation d’aide allemande appelée Welthungerhilfe [Aide Alimentaire Mondiale]. Les habitants de la région ont reçu 45 000 euros pour développer des systèmes de collecte des eaux de pluie.

Selon un représentant de la Welthungerhilfe, le programme vise à recueillir l’eau de pluie, mais aussi à favoriser une meilleure infiltration d’eau dans le sol. C’est pourquoi le reboisement, qui contribue à éviter le ruissellement et l’érosion des sols, est un élément important du programme. Alors que les gens bénéficient de ce programme, ils se rendent compte de la valeur des terres boisées et font des efforts pour les protéger.

Alphonse Marimbu, un résident, a appris comment installer des réservoirs en plastique pour récupérer l’eau de pluie. Il est bien content d’avoir ces réservoirs pour recueillir l’eau parce qu’il n’a plus à transporter de l’eau provenant de sources éloignées. En outre, la qualité de l’eau est généralement meilleure que celle de l’eau des ruisseaux et des criques. Grâce à ce système, l’eau des toits est canalisée dans des réservoirs. Cela fonctionne mieux avec des toits de tuiles. Pour les résidents,il suffit d’ouvrir un robinet lorsqu’ils veulent de l’eau.

Les réservoirs sont faciles à installer, surtout parce que les résidents apportent des pierres et du sable pour aider à les construire. Un réservoir domestique coûte environ 110 dollars américains et stocke de 500 à 1000 litres. De plus grands réservoirs -réservés pour des collectivités- sont aussi disponibles, et peuvent contenir jusqu’à 10 000 litres d’eau.

Cependant, des idées fausses ont entravé l’expansion du programme. Certains croient que boire l’eau de pluie conduit à la stérilité. Une autre croyance est que les jeunes filles qui boivent l’eau de pluie ne trouveront pas de maris. Dans le cadre du programme, les agents de Welthungerhilfe tentent de surmonter ces idées fausses. Ils sont conscients du fait que les gens qui n’ont jamais vécu avec de l’eau courante ou d’autres mesures d’assainissement n’ont pas les connaissances de base relatives à de bonnes pratiques d’hygiène.

L’Autorité provinciale pour la Santé propose des comprimés pour purifier l’eau de pluie, afin de la rendre propre à la consommation. Depuis 2000, de nombreuses familles avaient déserté la région en raison de problèmes d’approvisionnement en eau et de sécheresse. Grâce à ce programme, les gens reviennent progressivement.Selon Martha Muhimbare, les réservoirs garantissent une alimentation indépendante. Les ménages n’ont pas besoin de dépendre de fournisseurs communautaires ou publics. Leur vie est plus facile parce que le réservoir permet d’économiser temps, argent et énergie.

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Somalie : La Croix-Rouge est contrainte de suspendre la distribution de vivres et de semences

Le jeudi 12 janvier dernier, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé que la distribution de nourriture à 1,1 million de personnes dans le centre et le sud de la Somalie avait été suspendue. La principale raison en était l’obstruction et le blocage continus des routes d’approvisionnement. Les régions en question sont largement contrôlées par le groupe islamiste al-Shabaab.

À la mi-décembre, 140 camions de nourriture ont été interceptés dans les zones contrôlées par al-Shabaab. Le CICR a plaidé pour une libération rapide des convois qui transportent des produits d’aide alimentaire destinée à 240 000 personnes.

Le CICR s’emploie à rétablir l’approvisionnement aussi rapidement que possible. Patrick Vial est le chef de la délégation du CICR en Somalie. Il dit : « Nous sollicitons activement la coopération des autorités locales afin d’établir les conditions pour une reprise des activités suspendues dès que possible. »

Le chef-adjoint des opérations du CICR en Afrique de l’Est, Benjamin Wahren, n’a pas caché son inquiétude : « Plus nous attendons, plus les denrées alimentaires se détériorent. »

Patrick Vial poursuit : « La suspension restera valide jusqu’à ce que nous recevions l’assurance des autorités de contrôle de ces zones que la distribution peut avoir lieu sans entraves, et pourra parvenir à tous ceux qui sont dans le besoin. »

La Croix-Rouge est l’une des rares organisations de distribution d’aide dans les zones les plus inaccessibles du sud de la Somalie. Depuis octobre dernier, elle a distribué des vivres à plus de 1,1million de personnes et a fourni des semences et des intrants agricoles à plus de 100 000 agriculteurs.

Pour de plus amples renseignements sur la situation, consultez :
- « Somalie : quatre millions de personnes ont un urgent besoin d’aide » http://www.levif.be/info/belga-generique/somalie-quatre-millions-de-personnes-ont-un-urgent-besoin-d-aide/article-4000032348068.htm#

- « Somalie : le CICR suspend provisoirement ses distributions de vivres et de semences » http://www.icrc.org/fre/resources/documents/news-release/2012/somalia-news-2011-01-12.htm

- Corne de l’Afrique : 13 millions de personnes souffrent encore de la faim http://www.afrik.com/article24561.html


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Notes aux radiodiffuseurs sur les arbres fertilisants

Cette histoire parle de diverses manières dont les agriculteurs peuvent utiliser des arbres pour améliorer le rendement de leurs cultures. L’utilisation combinée d’arbres et de cultures est appelé agroforesterie. Les arbres peuvent aider les cultures de plusieurs façons. Certains arbres, en particulier les arbres légumineux tels que le Gliricidia sepium, libèrent de l’azote et d’autres nutriments dans le sol par l’intermédiaire de leurs racines et de leurs feuilles quand celles-ci tombent. De nombreux arbres aident à garder l’humidité dans le sol et créent de l’ombrage pour les cultures, les protégeant ainsi contre les effets néfastes du soleil. D’autres agissent comme coupe-vent. Et bien sûr, les arbres peuvent produire directement des produits tels que des fruits, des noix, du bois de chauffage et du bois de construction, pour les agriculteurs.

Pour des ressources générales sur l’agroforesterie, veuillez consulter :
« Agroforesterie en Afrique tropicale humide » : http://www.nzdl.org/cgi-bin/library.cgi?e=d-000-00—0tulane–00-0-0-0prompt-14-Document—0-1l–1-en-50—20-about—001-001-1-0isoZz-8859Zz-1-0&a=d&c=tulane&cl=CL1.1&d=HASH01bf3b229fbb91fb8946432b.3.1
« Les parcs agroforestiers en Afrique sub-saharienne » : http://knowledge.cta.int/fr/Dossiers/Domaines-d-innovation-agricole/Agroforesterie/Documents/ACP/Les-parcs-agroforestiers-en-Afrique-subsaharienne
« L’Encyclopédie de l’Agora : Agroforesterie » : http://agora.qc.ca/dossiers/Agro-foresterie
Cet article parle des récents pourparlers au sujet des agriculteurs kenyans qui utilisent des arbresfertilisants :« Farmers turn to ‘fertiliser tree’ to boost crop production » (Business Daily, 30 mai 2011) http://www.businessdailyafrica.com/-/539444/1171952/-/122lfrcz/-/index.html (en anglais seulement)

Voici un aperçu du programme du Centre Mondial d’Agroforesterie (en anglais, World Agroforestry Center) appelé Evergreen agriculture, qui comprend l’utilisation d’arbres fertilisants, entre autres projets: http://www.worldagroforestrycentre.org/evergreen_agriculture (en anglais seulement)
Radios Rurales Internationales a publié de nombreux textes sur la foresterie et l’agroforesterie. Vouspouvez parcourir ces textes ici : http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/forestry.asp

Voici un texte qui montre comment le reboisement peut ramener la pluie.« Le reboisement communautaire ramène la pluie dans la région de Brong Ahafo, au Ghana » (Pochette78, numéro 6, juillet 2006) http://farmradio.org/francais/radio-scripts/78-6script_fr.asp
Voici un texte récent qui parle des avantages divers que les arbres offrent aux agriculteurs.« Rémunérer les agriculteurs pour des services environnementaux » (Pochette 87, Numéro 5, avril2009). http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/87-5script_fr.asp

Deux numéros d’Échos, publiés en 2005, parlent des avantages de l’agroforesterie : « Les arbres maintiennent le sol et retiennent le désert » (Échos n° 76, octobre 2005) http://www.farmradio.org/francais/partners/echos/v2005oct.asp

« L’Agroforesterie en Afrique » (Échos n° 74, mars 2005) http://www.farmradio.org/francais/partners/echos/v2005mar.asp

Agro Radio Hebdo a publié quelques histoires sur le thème de l’agroforesterie. En voici quelques-unes :
« Éthiopie : Un groupe d’agriculteurs prouve que planter des arbres permet d’abaisser latempérature » (ARH 61, avril 2009) http://hebdo.farmradio.org/2009/04/06/ethiopie-un-groupe-
d%E2%80%99agriculteurs-prouve-que-planter-des-arbres-permet-d%E2%80%99abaisser-la-temperature-daily-monitor/

« Niger : Les agriculteurs qui plantent des arbres aident à freiner l’avancée du désert sur leurs terres »(ARH 25, juin 2008) http://hebdo.farmradio.org/2008/06/16/1-niger-les-agriculteurs-qui-plantent-des-arbres-aident-a-freiner-l%E2%80%99avancee-du-desert-sur-leurs-terres-plusieurs-sources/
« Afrique australe - un arbre qui sert d’ “usine d’engrais dans les champs” » (ARH 82, septembre2009) http://hebdo.farmradio.org/2009/09/28/2-afrique-australe-%E2%80%93-un-arbre-qui-sert-d%E2%80%99%C2%AB-usine-d%E2%80%99engrais-dans-les-champs-%C2%BB-mongabay-pnue/

Cet article, publié dans ARH, parle de la culture intercalaire pour l’amélioration de la fertilité du sol :« Malawi : La culture intercalaire aide l’agriculteur Phiri à acheter une charrette à bœufs » (ARH143, janvier 2011) http://hebdo.farmradio.org/2011/01/31/malawi-la-culture-intercalaire-aide-l%E2%80%99agriculteur-phiri-a-acheter-une-charrette-a-boeufs-ecrit-par-norman-fulatira-pour-agro-radio-hebdo-au-malawi/

Est-ce que les agriculteurs de votre région cultivent ou entretiennent des arbres dans leurs champs,ou sur le périmètre de leurs champs ? Demandez aux agriculteurs comment les arbres ont aidé leurs cultures. Est-ce qu’il y a des espèces particulières qui offrent des avantages spécifiques ? Interviewez des agriculteurs au sujet des arbres fertilisants. Est-ce que les agriculteurs gardent des arbres dans les champs pour stimuler la fertilité des sols ? Utilisent-ils des espèces spécifiques d’arbres pour ombrager leurs cultures, pour les protéger des vents forts, ou pour stabiliser le sol sur les terrains en pente ?

Si les agriculteurs sont sceptiques à propos de l’utilisation des arbres dans leurs champs, renseignez-vous sur les raisons qui les poussent à ne pas recourir aux arbres. Ont-ils eu une expérience négative par le passé, ou leur opinion est-elle basée sur l’expérience d’autres agriculteurs ? Ou sur des rumeurs ?

Vous pourriez inviter un agroforestier, un représentant d’ONG impliqué dans l’agroforesterie, ou un agent de vulgarisation, pour parler des avantages offerts par la combinaison arbres-cultures. Invitez les agriculteurs à vous téléphoner pour poser leurs questions, exposer leurs plaintes, leurs commentaires et leurs problèmes. Vous pourriez également mettre en vedette un agriculteur qui utilise des arbres demanière spécifique pour améliorer le rendement de ses cultures.

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Notes aux radiodiffuseurs sur la gestion de l’eau

La gestion des ressources en eau est une préoccupation croissante pour les agriculteurs, dans les zones rurales. L’année dernière a vu des sécheresses et des inondations extrêmes en Afrique. Les agriculteurs peuvent obtenir un meilleur accès à l’eau pour usage domestique ou agricole, grâce à la collecte d’eaux pluviales, soit en les récupérant dans des réservoirs soit en utilisant des techniques de gestion des sols.

En 2009, Radios Rurales Internationales a produit une pochette de textes sur la collecte des eaux de pluie, avec beaucoup d’informations, d’exemples et de liens sur les différentes méthodes de collecte del’eau : http://farmradio.org/francais/radio-scripts/89-3script_fr.asp

Practical Action est une ONG britannique. Cette ONG a produit ce qu’elle appelle une « réponse
pratique », c’est-à-dire un guide technique en ligne sur la collecte des eaux pluviales : http://practicalaction.org/docs/technical_information_service/rainwater_harvesting.pdf et http://practicalaction.org/rainwater-harvesting-drought (en anglais seulement)

Le CTA a produit un « Rural Radio Pack » sur la collecte des eaux de pluie : http://ruralradio.cta.int/fr/EauxPluie.htm

Ag Fax a récemment produit un rapport sur la collecte des eaux de pluie pour usage domestique. Vouspouvez accéder à un fichier audio et à une transcription ici : http://www.agfax.net/radio/detail.php?i=469 (en anglais seulement)

Agro Radio Hebdo a publié un article l’année dernière sur la collecte des eaux de pluie :
-« Zimbabwe : La collecte des eaux de pluies en ville » (ARH 141, janvier 2011) http://hebdo.farmradio.org/2011/01/17/zimbabwe-la-collecte-des-eaux-de-pluies-en-ville-ips/

Voici quelques textes de Radios Rurales Internationales sur la collecte et l’utilisation de l’eau :
« L’irrigation au goutte-à-goutte » (Pochette 84, août 2008) http://farmradio.org/francais/radio-scripts/84-12script_fr.asp
« Collecte des eaux de toiture » (Pochette 89, Numéro 6, décembre 2009) http://farmradio.org/francais/radio-scripts/89-6script_fr.asp
-L’agriculture irriguée améliore le revenu des agriculteurs ruraux (Pochette 86, Numéro 6, décembre 2008) http://farmradio.org/francais/radio-scripts/86-6script_fr.asp

Vous pouvez aussi visiter les archives de textes sur la gestion de l’eau : http://farmradio.org/francais/radio-scripts/water.asp
Vous pourriez aussi inviter les agriculteurs à vous appeler ou à vous envoyer un message-texte pour vous relater leurs expériences de collecte des eaux de pluie et leurs innovations. Alternativement, vous pourriez enregistrer des discussions entre agriculteurs sur les meilleures pratiques qu’ils appliquent pour faire la collecte des eaux de pluie, puis diffuser cette discussion.

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Prix CNN MultiChoice African Journalist 2012

Les journalistes africains sont invités à soumettre leurs candidatures pour le prix CNN Multichoice African Journalist 2012. Ce prix vise à renforcer l’importance du rôle des journalistes en Afrique, et à reconnaître et à développer des talents journalistiques dans toutes les disciplines.

Il y a 16 catégories de prix, y compris Radio nouvelles générales. Les reportages doivent avoir été diffusés ou publiés - en anglais, en français ou en portugais - entre janvier et décembre 2011.

Un jury indépendant sélectionnera un groupe de finalistes. Chaque finaliste recevra un prix en argent. Le gagnant dans chaque catégorie recevra également un ordinateur portable et une imprimante. Le grand gagnant se verra offrir l’opportunité de participer au stage de journalisme CNN, au siège social de CNN à Atlanta. La date-limite pour soumettre une candidature est le 26 janvier 2012.

Pour de plus amples renseignements et pour soumettre une candidature, visitez : http://i2.cdn.turner.com/cnn/WORLD/africa/africanawards/pdf/2012/2012-French-Entry-form.pdf

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Guide de formation sur la couverture de campagnes électorales

Les campagnes électorales sont souvent tendues. Des points de vue divergents peuvent entrer en conflit, et la production de bons reportages peut être difficile. Le rôle des médias est crucial pendant le processus électoral, quand les événements se succèdent rapidement et qu’il y a risque de conflit.

Pour guider les journalistes qui couvrent des élections, Radio for Peacebuilding Africa a développé un nouveau guide de formation intitulé « Pour une couverture médiatique responsable des élections ».Ce guide se concentre sur des situations de tension extrême ou de reconstruction en situation de post-conflit. Elle s’appuie sur des exemples africains, et encourage les bonnes pratiques journalistiques à toutes les étapes du processus électoral.

Ce guide fournit également aux journalistes des outils essentiels pour couvrir les élections de façon responsable et contribuer au renforcement de la démocratie dans le pays où ils travaillent.Pour télécharger cette référence, visitez le site Web suivant : http://www.radiopeaceafrica.org/assets/texts/pdf/2011-Responsible_Media_Elections_BW_FR.pdf

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Salutations et commentaires de Cameroon Link

Suite à la publication récente de la Pochette de Textes 94, nous avons reçu quelques commentaires intéressants de Cameroon Link, le partenaire stratégique de Radios Rurales Internationales au Cameroun, sur la façon dont nos ressources sont utilisées.

Cameroon Link nous aide en distribuant des copies imprimées de la pochette de textes à travers le pays. Certains partenaires radioffuseurs, comme Jeanne Tchakouté de Radio Medumba, ont obtenu leur pochette directement du bureau de Cameroon Link. En voyant les textes, ainsi que la série d’enjeux et le bulletin Échos qui les accompagnaient, Mme Tchakouté a promis d’utiliser Échos dans son émission de radio matinale.

L’année dernière, Cameroon Link a aidé Radios Rurales Internationales à étudier comment les stations font leur recherche et produisent leurs émissions de radio rurale. Radio Medumba et CRTV Littoral,une station gouvernementale, ont toutes deux été impliquées dans cette recherche. Mme Tchakouté, qui travaille également comme consultante pour CRTV Littoral, nous a informés qu’à cause de l’étude effectuée et des commentaires faits par les auditeurs, CRTV Littoral diffuse maintenant dans sept langues locales. La station diffusait antérieurement en quatre langues seulement. Maintenant, CRTV Littoral diffuse également en Bamoun, Bafang et Yemba, des langues de la région Ouest du Cameroun. Cela permet diffusion d’émissions en langue locale qui ciblent les agriculteurs, en particulier les femmes.

C’est un grand progrès. Nous sommes heureux que davantage d’auditeurs bénéficient des émissions de CRTV Littoral. Nous sommes toujours intéressés d’apprendre comment les radiodiffuseurs font usage de nos ressources, et nous aimons recevoir des commentaires et des suggestions qui pourraient nous permettre de les améliorer. Si vous souhaitez nous faire part de votre travail ou du travail de votre station dans cette section d’Agro Radio Hebdo, veuillez nous écrire à l’adresse suivante :farmradioweekly@farmradio.org

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Planter des arbres : spots radio

Le texte de cette semaine contient cinq spots radio qui encouragent les agriculteurs à intégrer la plantation d’arbres dans leurs pratiques agricoles. Ces spots radios de 30 à 50 secondes peuvent être utilisés pour introduire des questions d’agroforesterie, ou pour promouvoir des émissions spéciales sur l’agroforesterie. Vous pourriez séparer les spots par des pauses musicales et les utiliser ensemble comme une série. Ils peuvent aussi être utilisés et joués séparément, à différents moments de la journée, de la semaine ou du mois.

http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/74-7script_fr.asp

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Kenya: Les femmes de Kisii ont du succès avec la transformation de la banane (Nairobi Star)

Vous pouvez trouver des bananes dans presque tous les foyers à Nyaura Ward, dans le sud-ouest du Kenya. Un groupe local de femmes a su exploiter cette abondance, et fait des profits en produisant une variété de produits alimentaires à base de banane.

Le Kenyuni Women’s Group a montré que les bananes ne sont pas seulement bonnes pour la cuisson ou la maturation, mais elles sont aussi polyvalentse et faciles à transformer. Les 20 femmes du groupe confectionnent à présent des  gâteaux, du pain, des biscuits, des chips, de l’ugali, de la bouillie de banane et de la confiture de banane. Elles ont commencé à faire de la transformation après avoir réalisé qu’en fait, les commençants qui achetaient leurs bananes les exploitaient en leur donnant aussi peu que 100 shillings kenyans (environ 1,15 dollars américains) par régime de bananes.

En raison de la forte demande locale pour leurs produits, chaque membre plante au moins 30 jeunes arbres. Everline Onserio est le leader du groupe. Elle dit: « Nous avons des variétés qui ne sont utilisées que pour le mûrissement et d’autres qui sont [utilisées] pour la cuisson. Chaque membre plante quelques [jeunes arbres] dans son lopin de terre pour éviter toute pénurie. »

Mme Onserio explique que lorsque la récolte est prête, elle est soigneusement récoltée et nettoyée à l’eau salée. Ensuite,  les bananes sont transportées en moto vers la mini-boulangerie du groupe, à un kilomètre de distance. À la boulangerie, elles font du pain, du chapati (pain traditionnel indien, préparé sans levain) et des amuse-gueules à base de bananes mûres. Les femmes vendent ces produits au public à des prix abordables. Mme Onserio dit: « Même si nous faisons face à de nombreux défis dans notre entreprise, nous sommes déterminées à soutenir nos familles grâce à nos petits revenus. »

Le chef de groupe affirme que la plupart des produits sont achetés par les habitants, qui se pressent dans leur boulangerie du matin au soir. Leurs clients apprécient la qualité des produits. Elle explique: « Nos produits sont exempts de substances chimiques. C’est pourquoi nous encourageons les gens à les acheter et à les consommer. »

Les résidents font les éloges du groupe, disant que leurs produits sont locaux et originaux par rapport à ceux vendus dans les supermarchés. De nombreux habitants ont changé leurs habitudes alimentaires, et achètent souvent les produits du groupe parce qu’ils sont nourrissants.

Mme Onserio explique l’importance de prendre note de toutes les transactions: « Nous conservons les données sur les transactions quotidiennes parce que nous voulons savoir si nous faisons des progrès ou non. Au début, comme nous ne sauvegardions pas de telles données, il était difficile pour nous de connaître [l'état financier] de notre entreprise. »

Veronica Nafula est la comptable.  Le groupe lui a offert une formation en gestion financière. Mme Nafula explique l’un des graphiques affiché dans leur bureau, qui montre que le groupe faisait autrefois près de 300 000 shillings (environ 3450 dollars américains) par an. Maintenant qu’il y a une valeur ajoutée à la banane, elles gagnent plus du double de ce montant. Pour célébrer leurs progrès, un membre du groupe a composé un poème en swahili qui louange la banane comme étant une plante pouvant aider la communauté à se sortir de la pauvreté.

Patrick Siro est l’adjoint du maire de la ville de Kisii, et un parrain du groupe. Il est confiant que les femmes seront couronnées de succès à long terme. M. Siro dit que les membres ont besoin de plus de financement afin de pouvoir atteindre la sécurité alimentaire et améliorer leur base économique. Il a exprimé son optimisme au sujet de la construction d’une usine de transformation de banane, à proximité de la ville de Kisii, qui aidera le groupe et d’autres producteurs de bananes.

À une époque où les Kenyans souffrent à cause de l’inflation, Mme Onserio dit que la sécurité alimentaire peut être atteinte si la production de bananes et sa plus-value sont encouragées. « Je pense que [le] temps est venu pour les Kenyans de changer leurs habitudes alimentaires et d’accepter l’ugali fait à base de farine de banane au lieu de celui fait à partir de farine de maïs. »

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Éthiopie: Les pommes apportent de la richesse aux agriculteurs des hauts-plateaux (The Guardian)

Les champs de sorgho rouge s’étendant à l’horizon sont une scène commune dans les montagnes pittoresques de l’est de l’Éthiopie. Les agriculteurs attachent ensemble cinq hautes tiges de sorgho,voire plus, afin qu’elles se soutiennent mutuellement, et les graines rouges au sommet de la plante deviennent plus lourdes à mesure que la plante mûrit. Le sorgho est un aliment de base qui est important pour des millions d’Éthiopiens, et  il est cultivé partout dans la région entourant Dire Dawa, à 350 kilomètres au nord-est de la capitale, Addis-Abeba.

Dadi Yadete est un agriculteur de 72 ans originaire du village de Thefebanti. Il y a trois ans, il a pris des risques et a commencé à cultiver des pommes, un fruit qu’il ne connaissait pas très bien. Hésitant et douteux au premier abord, il a planté seulement 12 arbres. Mais l’expérience a porté ses fruits. Les pommes poussent bien dans le climat tempéré des hauts-plateaux de l’Éthiopie.

M. Yadete, qui a deux épouses et neuf enfants, a maintenant 70 pommiers qui fleurissent sur sa parcelle d’un demi-hectare, ainsi qu’un grand avocatier. Il cultive aussi quelques caféiers, de l’orge, des patates douces, des poivrons verts et des piments forts de couleur rouge vif.

« La vie était très difficile quand j’essayais de cultiver du maïs et de l’orge », explique M. Yadete. « Je ne produisais rien et je recevais de l’aide alimentaire. Maintenant je n’ai plus besoin d’aide alimentaire. » Il gagne environ 600$ grâce à la vente de ses pommes. Il possède également quatre vaches et deux bœufs. Cela fait de lui un homme relativement riche.

D’autres dans son village, qui compte environ 200 foyers, ont aussi prospéré en vendant des pommes et en faisant pousser des semis. À quelques pas de la concession de M. Yadete, un groupe d’ouvrières de la pépinière remplissent des pots avec de la terre et du compost. Un marché régulier se trouve à proximité de la route principale, donnant un avantage à ce village, comparativement aux villages reculés situés plus haut dans les montagnes.

M. Yadete et ses concitoyens sont les bénéficiaires de Meret (du mot amharique qui signifie « terre »), un programme conjointement administré par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et le gouvernement éthiopien. Meret a été lancé en réponse aux crises alimentaires des années 1970. Il a pour objectif d’aider les communautés souffrant d’insécurité alimentaire chronique. Le PAM fournit des vivres à chaque participant: trois kilogrammes de céréales pour chaque jour de travail.

La pression démographique a conduit à la surexploitation des ressources naturelles, dans les hautes terres de l’Éthiopie. Des arbres ont été coupés, et par conséquent, l’eau s’écoule le long des terrains en pente, au lieu d’être retenue dans le sol. Dans certaines parties de la région, les terrasses sont complètement à sec et le sorgho à l’air rabougri. Meret offre également des conseils techniques aux agriculteurs sur le reboisement des coteaux arides et sur la construction et la rénovation des terrasses.

Les employés de Meret parlent aux paysans, discutent de leurs problèmes et les aident à déterminer les mesures qu’ils doivent prendre. Dans le cadre de Meret, M. Yadete et ses collègues agriculteurs ont accepté de cesser les activités agricoles et le pâturage au sommet de la montagne de leur village, pendant deux ans. Ils y ont planté des arbres, construit ou réparé des terrasses, et ont installé sur les pentes des mini-barrières à eau fabriquées à partir de pierres et de terre. Tout cela aide à retenir l’eau et à prendre soin de la terre.

L’Éthiopie dédie 17 % de son budget national à l’agriculture, bien plus que les 10 % sur lesquels les gouvernements africains s’étaient entendus. Les plans ambitieux de croissance et de transformation de l’Éthiopie exigent que la production de cultures importantes passe à près de 40 millions de tonnes d’ici 2015, ce qui est plus du double de la production actuelle.

Malgré la dépendance de l’Éthiopie vis-à-vis des eaux pluviales, certains experts agricoles ne voient pas pourquoi l’Éthiopie ne pourrait pas être le grenier de l’Afrique. « Tant qu’on peut contrôler l’eau, on peut cultiver ce qu’on veut », explique un investisseur privé qui loue des terres pour ses vaches laitières.

Bien que les responsables gouvernementaux et d’autres experts soient aux prises avec des questions d’ordre politique à Addis Abeba, M. Yadete fait ce qu’il peut pour l’agriculture éthiopienne, en cultivant ses pommes. Malgré le fait qu’il a réussi à produire avec succès un fruit qu’il n’avait jamais goûté il y a seulement trois ans, sa femme et lui ne mangent pratiquement pas de pommes. Il dit que les pommes ont le même goût que les bananes. « Je ne mange pas les pommes », dit-il. « Mais, chaque fois que je les vois, je vois de l’argent. »

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Cameroun: Les éleveurs de bétail produisent de l’énergie à partir du fumier (Alertnet)

Les éleveurs de bétail de cette nation agricole sont devenus des héros improbables dans la lutte de l’Afrique pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Chaque année, au Cameroun, des milliers d’arbres sont coupés pour la production de bois et de charbon, les principales sources de combustible de cuisine pour les habitants des zones rurales, qui représentent plus de 65 pour cent de la population du Cameroun. Comme c’est le cas dans d’autres populations rurales, ceux qui élèvent des animaux manquent d’électricité. Mais ils ont beaucoup de fumier. Et maintenant, le fumier produit du gaz méthane précieux lorsqu’il est traité dans des biodigesteurs.

À 46 ans, Juliana Mengue est veuve depuis cinq ans. À elle seule, elle s’occupe de 40 vaches sur un demi-hectare de terre, dans le village de Bafut, au nord-ouest du Cameroun. Traditionnellement, le fumier de bovins est utilisé comme engrais pour les cultures. Mais un nouveau programme gouvernemental, établi avec l’aide de Heifer International, un organisme à but non lucratif, transforme maintenant le fumier animal en carburant. Grâce au biogaz bon marché que Mme Mengue peut maintenant produire, elle peut se permettre de dépenser davantage pour les soins médicaux, la scolarisation de ses enfants et l’augmentation de la taille de son bétail. Elle dit: « Nous utilisons également [le biogaz] pour l’éclairage et le chauffage, en remplacement de nos lampes de brousse locales et de l’utilisation de combustibles. »

Le projet a établi des centres de démonstration de production de biogaz, dans son village et dans deux villages voisins. De nombreux agriculteurs disent que la technologie a apporté des changements significatifs dans leurs vies et dans leur communauté, étant donné l’escalade des coûts du carburant.

Henry Njakoi est directeur national de Heifer International, au Cameroun. Il dit que la construction de biodigesteurs sur les fermes de démonstration peut générer assez de gaz pour des communautés entières. Les agriculteurs paient seulement un quart des 120 dollars américains que coûte un biodigesteur de fumier. C’est Heifer International et le Ministère de l’Agriculture qui paient le restant de la facture.

Pour produire du biogaz, les agriculteurs recueillent les excréments de leur bétail et les transportent en brouette pour les mettre dans le réservoir du biodigesteur. Ils mélangent le fumier avec une quantité égale d’eau et remuent le tout. Le mélange se décompose pendant plusieurs semaines, et le gaz méthane produit s’évapore dans un compartiment placé au-dessus de la cuve. À la fin du processus, le fumier est évacué, séché et utilisé comme engrais. La technologie est assez abordable pour que de nombreux éleveurs puissent l’intégrer à leurs pratiques traditionnelles, sans aide financière importante.

M. Mengue dit que sa famille a non seulement profité financièrement du projet, mais elle a maintenant une meilleure compréhension du lien entre l’environnement et le changement climatique. « Nous ne savions pas à quel point le fumier en décomposition était néfaste pour l’environnement. On nous a dit qu’il libère des tonnes de gaz de méthane qui est très nocif », dit-elle.
Le méthane émis par le fumier contribue grandement au changement climatique. Les efforts mondiaux pour réduire les émissions de méthane varient de la capture du gaz , pour en faire du biocarburant, à des changements dans l’alimentation du bétail, pour qu’il produise moins de méthane.

Michael Mbu élève des porcs et des chèvres, et s’occupe de 50 vaches. Il dit que le processus de biodigestion est assez simple à comprendre, pour tout agriculteur. Il croit qu’il assurera un bénéfice considérable, surtout pour ceux qui utilisent la nouvelle source d’énergie dans le cadre de projets générateurs de revenus. M. Mbu a relié des tuyaux de méthane à 10 cuiseurs ayant deux brûleurs chacun, ce qui assure un approvisionnement constant en carburant. Il ajoute: « J’utilise l’énergie pour faire cuire des pommes de terre, des galettes de farine et du pain. Cette boulangerie emploie cinq personnes. »

Le fumier produit par le biodigesteur contient des quantités élevées de nutriments nécessaires pour la phase de plantation, et c’est un engrais efficace. Eugène Ejolle Ehabe travaille auprès de l’Institut de recherche et de développement agricoles, dans le nord-ouest du Cameroun. Il dit que la production de biogaz à partir de déchets de fumier et d’autres déchets pourrait réduire le volume de bois de chauffe utilisé pour la cuisson. Il poursuit: « La production de biogaz permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de réduire la déforestation, d’aider à préserver la forêt et la fertilité des sols, et surtout d’améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs. »

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Notes aux radiodiffuseurs sur le fumier et le biogaz

Cette histoire est un bon exemple de projet présentant des avantages tant pour les agriculteurs que pour l’environnement. Les agriculteurs en bénéficient du fait qu’ils ont accès à de l’énergie bon marché, ce qui leur permet de mettre plus d’argent de côté pour acheter les fournitures scolaires de leur enfants et d’autres nécessités. Ils obtiennent également de l’engrais de bonne qualité. Les avantages environnementaux sont tels que le méthane n’est pas libéré dans l’atmosphère par la décomposition du fumier.

Pour plus d’informations générales et pour plus de détails sur les techniques de production de biogaz, veuillez consulter les rapports et sites Web ci-après:
« Biogaz, un mémoire technique » par Practical Action. Téléchargeable à http://practicalaction.org/biogas (en anglais seulement)

Programme africain de partenariat de biogaz: http://africabiogas.org/fr/
Voici deux nouveaux rapports sur la bouse de vache et les biogaz, en provenance du Sénégal et de l’Ouganda:
-”Cow Dung Generates Energy for Households in Senegal”: http://www.africagoodnews.com/infrastructure/energy/2735-cow-dung-generates-energy-for-households-in-senegal.html (en anglais seulement)

-”Bio Gas Brought a New Dawn in Mugisha’s Life”: http://allafrica.com/stories/201108040446.html (en anglais seulement)

Vous pourriez aussi relire certaines histories de la série d’Agro Radio Hebdo sur l’énergie, publiée en juin 2011. L’une des histoires portait sur les biogaz:

Rwanda: Alimenter des maisons en énergie avec de la bouse de vache (AlertNet) http://hebdo.farmradio.org/2011/06/20/rwanda-alimenter-des-maisons-en-energie-avec-de-la-bouse-de-vache-alertnet/

Radios Rurales Internationales a produit de nombreux textes sur le changement climatique et sur l’élevage. Vous pouvez parcourir ces textes aux adresses suivantes: http://www.farmradio.org/english/radio-scripts/climate.asp et http://www.farmradio.org/english/radio-scripts/livestock.asp

Le texte suivant parle d’une méthode pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le domaine de l’élevage:
L’élevage des vaches en stabulation permanente, double solution à l’environnement (Pochette 89, numéro 5, décembre 2009) http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/89-5script_fr.asp

Cette histoire touche plusieurs questions: les moyens de subsistance des éleveurs, les façons de diminuer ou d’atténuer les émissions de gaz à effet de serre et les sources d’énergie renouvelables.
Le biogaz est une forme d’énergie renouvelable. D’autres énergies renouvelables comprennent l’énergie solaire, l’énergie de l’eau en mouvement (l’électricité à partir de petits ou de grands barrages, par exemple), et les biocarburants fabriqués à partir de plantes comme le jatropha.

Vous pourriez demander aux agriculteurs de votre région d’où vient leur énergie pour la cuisson, l’éclairage et d’autres utilisations, y compris pour le rechargement de leurs téléphones portables.
Utilisent-ils des ressources renouvelables telles que celles mentionnées ci-dessus? Beaucoup d’agriculteurs utilisent du bois ou du charbon comme énergie domestique. Mais, si la production de ces combustibles n’est pas soigneusement surveillée, cela se traduit en déforestation.

Y a-t-il des individus, des entreprises, des écoles ou d’autres institutions dans les villages voisins ou les villes voisines qui utilisent l’énergie solaire? Parlez à des agriculteurs, des commerçants, des chefs d’entreprises locales et des ONG locales.

Qu’est-ce que les agriculteurs de votre zone d’écoute font avec les déjections animales? Sont-elles utilisées comme engrais? Font-ils du compost avec les excréments, ou sont-ils tout simplement laissés sur place ou transportés dans les champs? Y a-t-il des biodigesteurs dans votre zone d’écoute? Si oui, entretenez-vous avec les personnes qui possèdent et/ou utilisent le biodigesteur et tentez d’en savoir plus sur leur histoire. Comment le projet de biodigesteur a-t-il commencé? Quels sont les avantages auxquels ils s’attendent et quels sont ceux qu’ils ont obtenus avec le biodigesteur? Comment fonctionne-t-il? Comment l’investissement initial a-t-il été couvert?

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Notes aux radiodiffuseurs sur l’Éthiopie et les pommes

L’Éthiopie a une géographie et un climat très variés. Les zones situées à haute altitude sont très fertiles et présentent un bon climat pour la culture des fruits tropicaux et tempérés. Certains types de fruits tempérés ont été introduits il y a plusieurs siècles par les Européens, d’autres, comme la pomme, sont relativement nouveaux.

Voici une introduction générale sur l’agriculture en Éthiopie, disponible sur le site Web de Wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_de_l%27%C3%89thiopie

Voici 13 photos qui accompagnaient l’article original, tel que publié dans le journal The Guardian: http://www.guardian.co.uk/global-development/gallery/2011/dec/21/farming-eastern-ethiopia-in-pictures

Voici deux histoires sur la croissance des fruits en Éthiopie (en anglais seulement):
“Temperate fruits transforming lives in a tropical country: http://www.norway.org.et/News_and_events/etiopia/fruits/

Apple trees transform the life of a farmer in Ethiopia: http://67.129.98.107/news.nsf/news/ethiopia-agriculture-200903-enews?OpenDocument&ref=eNewsArchive&lpos=ctr_txt_eNews_Archive-ethiopia-agriculture-200903-enews
Et voici le rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation à propos de pépinières de fruits, dans deux états éthiopiens:
http://www.fao.org/uploads/media/FocusMagazine8.pdf (en anglais seulement)
Radios Rurales Internationales a publié un certain nombre de textes sur les bienfaits de la culture des fruits. Veuillez consulter les deux exemples suivants:
Les fruits changent la vie des agriculteurs (Pochette 81, numéro 10, août 2007). http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/81-10script_fr.asp
L’arboriculture fruitière: Une Campagne Radio Participative en Ouganda aide les agriculteurs à gagner un revenu et à améliorer l’environnement ainsi que la nutrition des ménages (Pochette 94, numéro 2, décembre 2011). http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/94-2script_fr.asp

Si vous vivez dans une région montagneuse, les agriculteurs cultivent peut-être déjà des pommes, des poires, des cerises, des raisins ou d’autres fruits des régions tempérées. Si non, la production de fruits dans des régions tempérées pourrait être un bon investissement, surtout s’il y a un accès facile aux grandes villes ou aux marchés d’exportation. Bien sûr, la culture des fruits apporte également des avantages en matière de santé - si, contrairement à l’agriculteur de cette histoire, la famille décide de ne pas seulement produire mais aussi de manger les fruits!
Parlez à des agriculteurs et à des vulgarisateurs de votre zone d’écoute. Déterminez si les conditions climatiques conviennent à la culture des fruits tempérés. Si oui, y a-t-il un marché disponible? Votre gouvernement national a-t-il prévu de se lancer dans la production de fruits tempérés? Entretenez-vous avec un fonctionnaire du Ministère de l’agriculture ou avec un vulgarisateur. Peut-être que certains agriculteurs ont essayé de faire pousser des fruits tempérés par le passé, et ont échoué. Mais peut-être que les conditions ont changé. Peut-être que l’infrastructure routière s’est améliorée, ou que les villes proches se sont agrandies et offrent un marché plus vaste et plus diversifié.

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Notes aux radiodiffuseurs sur la transformation de bananes

Des centaines de variétés de bananes fournissent de la nourriture à des millions de personnes en Afrique. Les bananes sont relativement faciles à cultiver, et se trouvent communément le long des routes et dans les jardins. Mais au-delà de sa valeur alimentaire dans les ménages, la banane est polyvalente et nutritive, et elle peut être transformée en chips, en gâteaux, en farine, en purée d’aliments pour bébés, et même en vinaigre et en bière. Les produits transformés faits à base de banane peuvent constituer une opportunité d’affaires, comme nous le voyons dans cette histoire. Le traitement post-récolte, en particulier le traitement de cultures communes comme la banane ou le manioc, est un moyen important pour les agriculteurs d’ajouter de la valeur à leurs cultures et d’augmenter leurs revenus.

Pour des informations générales sur le traitement des bananes, veuillez consulter: http://bananas.bioversityinternational.org/en/what-we-do-mainmenu-27/processing-aamp-marketing-mainmenu-100.html (en anglais seulement)

Vous pouvez aussi en lire plus au sujet de certains produits dérivés de la banane et au sujet de descriptions de techniques de transformation, à l’adresse suivante: http://www.techno-preneur.net/information-desk/sciencetech-magazine/2010/july10/Value%20Added%20Products%20from%20Banana/Banana.html (en anglais seulement)
Pour tout savoir sur la préparation de chips de banane:  http://practicalaction.org/practicalanswers/product_info.php?products_id=69
Les feuilles de bananiers et d’autres sous-produits sont de plus en plus utilisés en artisanat: http://www.africanaturally.com/paper.htm
Voici quelques articles récents d’ARH sur la banane:
-Afrique de l’est: Des « briquettes de banane » faites à la main peuvent remplacer le bois de chauffage (ARH 66, mai 2009)

-Rwanda: Le traitement des bananes change des vies au Rwanda (ARH 41, octobre 2008)
-Rwanda: L’interdiction des sacs en plastique crée de nouveaux marchés pour les sacs en écorce de bananier (ARH 94, janvier 2010)

Vous pouvez aussi consulter notre banque de textes sur la transformation des aliments, ici: http://farmradio.org/francais/radio-scripts/food.asp

Vous pourriez produire une émission sur les possibilités locales de transformation d’aliments à petite échelle. Quelles cultures sont généralement considérées comme des aliments de rue, par exemple? Est-ce un domaine réservé aux femmes (est-ce commun de voir des hommes  impliqués dans la transformation des aliments)? Y a-t-il des surplus d’une culture particulière durant une certaine saison, ce qui peut représenter une opportunité pour la transformation? Vous pourriez rechercher des représentants d’entreprises locales qui produisent du jus ou des chips, et leur demander comment ils ont commencé, quelles ont été les difficultés rencontrées, et comment ils ont bénéficié de leur initiative.

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Afrique: AMARC Afrique tiendra sa première conférence de construction des capacités à Dakar

AMARC Afrique tiendra sa première conférence en construction des capacités sous le thème « Augmenter l’impact de la radiodiffusion communautaire en Afrique » à Dakar, Sénégal, du 24 au 26 janvier 2012. L’événement de construction des capacités et de mise en réseau sera l’occasion pour plus de 70 radiodiffuseurs communautaires et praticiens de la radio communautaire d’Afrique australe, orientale, occidentale et centrale, au côté de partenaires et d’académiciens, d’évaluer l’efficacité des radios communautaires présentement engagées dans les projets sur l’eau et l’assainissement, le VIH-SIDA, la participation des femmes dans la radio, la société civile et la bonne gouvernance en Afrique, de partager les connaissances de chacun ainsi que de définir des stratégies communes pour augmenter l’impact social de la diffusion communautaire.

La conférence consistera par ailleurs en cinq ateliers thématiques visant à former des formateurs sur les principaux thèmes inclus dans le plan d’action d’AMARC Afrique pour 2012-2014, et ce, afin d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, l’autonomisation des femmes, l’atténuation des changements climatiques, l’agriculture et l’alimentation et la gouvernance, notamment les élections.

AMARC Afrique présentera aussi son plan d’action pour la période 2012-2014 et partagera ses idées sur les façons d’augmenter l’impact de la radiodiffusion communautaire en Afrique au cours des 5 prochaines années et afin de mobiliser leur appui pour le programme.

Pour de plus amples renseignements : http://africa.amarc.org/index.php?p=home&l=FR

Les formulaire d’inscription à la conférence est disponible à l’adresse suivante : http://africa.amarc.org/dakar_conf_2012/form/index.php?lang=FR

Pour de plus amples informations, veuillez contacter Alymana Bathily, Coordinatrice régional, AMARC Afrique, à l’adresse électronique suivante: alymanab@yahoo.fr

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Facebook pour les journalistes

Facebook est l’un des nombreux médias sociaux qui peuvent être utiles par les journalistes. Une page a été créée, pour expliquer comment les journalistes peuvent utiliser Facebook dans leur travail. Cliquez sur le bouton « J’aime » pour afficher les informations (lien ci-dessous). Vous pouvez alors accéder à de nombreux autres liens et des informations, qui sont écrits sur le « Mur », et interagir avec une communauté de journalistes à travers le monde. La plupart des pages Facebook sont disponibles dans de nombreuses langues. Cliquez ici pour accèder à la page.

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Déclaration de l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) à la COP17

Une délégation de journalistes radio de l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) a couvert les activités et les événements de la 17e Conférence des Parties des Nations Unies sur les changements climatiques (COP-17) qui s’est tenue à Durban, en Afrique du Sud du 28 novembre au 9 décembre 2011. L’AMARC a également participé aux pourparlers de la COP17 en tant qu’ONG observateur. Le 8 décembre dernier, l’AMARC a publié un communiqué de presse qui expose son point de vue sur le changement climatique et le rôle des médias dans la promotion du développement écologiquement durable. Des passages du communiqué de presse sont extraits ci-dessous :

Nous, radiodiffuseurs communautaires, sommes conscients que les modèles dominants de production et de consommation provoquent la destruction de l’environnement, l’épuisement des ressources et l’extinction des espèces. Les bénéfices du développement ne sont pas partagés équitablement et la distance entre riches et pauvres s’élargit. Les injustices, la pauvreté, l’ignorance et la violence sont partout et causent la souffrance des gens et de l’environnement naturel. En traitant l’information comme une marchandise, et non pas comme un droit des peuples, les médias traditionnels donnent plus d’attention aux gains à court terme et aux intérêts des puissants. C’est ainsi que l’ordre du jour de l’environnement s’est vu réduite aux fatalités et aux catastrophes; pourtant, il s’agit de la crise morale d’un système économique particulier et de nos institutions politiques et sociales.

Nous croyons nécessaire de réaffirmer la responsabilité sociale des médias d’agir pour le bien commun et de défendre les plus vulnérables et nous encourageons les médias communautaires à promouvoir le développement soutenable du point de vue environnemental.

Nous nous engageons à:

  • Défendre le droit de toutes et tous à recevoir des informations claires et opportunes sur les thèmes liés à l’environnement et les plans de développement qui nous concernent directement ou par lesquels nous sommes intéressés.
  • Adopter l’agenda sur les changements climatiques pour que dans toutes les communautés disséminées à travers le monde au sein desquelles nous travaillons aient une information de qualité leur permettant d’entreprendre des actions plus efficaces et de demander à ceux qui sont en autorité, d’adopter des politiques pour atténuer les causes des changements climatiques.
  • Renforcer le standard de qualité de l’information sur l’environnement et la capacité des communicateurs au niveau local et des communautés.
  • Appuyer la société civile au niveau local, régional et international, et promouvoir la participation de tous les individus et toutes les organisations dans la prise des décisions qui ont des conséquences sur leur vécu et leurs conditions de vie.
  • Protéger et exercer le droit à la liberté d’opinion, d’expression, d’association et de dissidence afin d’explorer des modèles de développement équitable, juste et soutenable.
  • Renforcer les capacités des communautés locales pour la prise en charge de l’environnement.
  • Adopter les pratiques exemplaires dans nos activités propres tout en respectant la gestion de l’environnement et la promotion de la neutralité du point de vue du carbone du secteur des médias communautaires.

Nous appelons les gouvernements et les organisations multilatérales et internationales à:

  • faire la promotion des médias communautaires qui servent les populations souffrant de l’exclusion des objectifs de développement et qui sont les plus affectées par les conséquences des changements climatiques;
  • à mettre sur pied des mécanismes adéquats et des investissements économiques appropriés au financement des médias communautaires locaux afin de réaliser tout leur potentiel de construction de sociétés informées qui sont conscientes de la nécessité d’implémenter des actions locales en vue de l’atténuation du phénomène mondial des changements climatiques.

Nous appelons également les nations du monde à repenser le modèle de développement actuel qui est à la source des changements climatiques, et à mettre sur pied des nouveaux systèmes économiques, politiques, sociaux et éthiques qui peuvent améliorer la distribution des richesses et assurer une utilisation rationnelle et soutenable des ressources naturelles.

Pour la déclaration dans son intégralité : http://wiki.amarc.org/?action=shownews&id=1344&lang=FR

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Une autre source de combustible : Fabriquer des briquettes de charbon de bois avec des pelures de banane

L’histoire de cette semaine parle des avantages financiers de la transformation de bananes en une très grande variété d’aliments. Mais les bananes sont encore plus polyvalentes que ça! Notre texte radiophonique de la semaine montre comment les pelures de bananes peuvent être transformées en un charbon communément appelé banachakol (charbon de bois de banane). Dans ce texte, un groupe de femmes ont commencé l’initiative. Elles transforment un produit qui est habituellement gaspillé en un carburant qui peut partiellement remplacer l’utilisation du bois et d’autres sources de carburant qui sont coûteuses ou difficiles d’accès.

http://www.farmradio.org/francais/radio-scripts/76-5script_fr.asp

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