1. Cameroun: Une ingénieure agricole parle de sa passion pour les champignons (écrit par Lilianne Nyatcha, pour Agro Radio Hebdo, à Douala, au Cameroun)
Date publiée: 2 mars 2009
Elle a passé son enfance à Nguelemedouka, un petit village dans le sud du Cameroun. En tant que localité agricole, ce village est un cadre adapté pour la formation pratique des étudiants de l’École Nationale d’Agriculture de Yaoundé, la capitale politique du Cameroun. « Un jour, nous raconte Séraphine Angèle Zambo Oyono, mon père a fait la connaissance de certains stagiaires. Ils sont venus chez nous et m’ont enseigné comment bien entretenir et renforcer la production de mon petit champ de cannes à sucre, situé juste derrière la maison familiale. » Et c’est là qu’est née la vocation de l’adolescente pour l’agriculture. C’est donc tout naturellement qu’après l’obtention de son baccalauréat D, elle s’est présentée avec succès au concours d’entrée à l’École Nationale des Ingénieurs Agronomes. Aujourd’hui, les 20 ans que la cinquantenaire a accumulé dans la fonction publique, sont riches en apprentissage et en enseignement.
À son bureau de la Délégation régionale de l’agriculture et du développement rural pour le Littoral, à Douala, ses supérieurs l’appellent « Madame Champignon. » Mais ses plus proches collègues préfèrent l’appeler « la souriante ». Cette passion n’a pas échappé à ses supérieurs qui lui ont confié la gestion du projet Champignon à Douala. Depuis un an, sa mission est de sensibiliser et d’encourager les camerounais à s’intéresser à la culture de cet aliment.
Séraphine Angèle soutient que l’idée accroche: en un an, elle dit avoir enregistré 240 demandes de formation en myciculture dont 90% dans la périphérie de Douala. Cent trente-six personnes ont été formées, soit en moyenne 45 par trimestre.
Mais sans moyens de locomotion et encore moins de subvention, Séraphine Angèle, qui est la présidente de l’Association des Femmes Camerounaises Ingénieures d’Agriculture, peine à atteindre ses ambitieux objectifs, notamment en milieu rural. Par exemple, elle souhaiterait aller dans les zones enclavées, afin de promouvoir la culture du champignon, en présentant ses vertus médicinales, nutritionnelles et surtout économiques. Ce sont les populations très pauvres dans les localités rurales dit-t-elle, qui ont les plus grands besoins.
Avec le coût très bas de démarrage de la culture de champignon et un cycle de production très court –15 à 21 jours — les paysans pourraient rapidement se lancer et gagner plus d’argent plus vite. De plus, ces zones rurales, généralement humides, sont propices à la culture du champignon, donc à une meilleure production.
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9 mars 2010 à 10:00
Bonjour,
je suis interessée par la culture des champignons.
comment faire pour suivre une formation.
merci de votre renseignement.
Madame Suzanne NYOUMA
à Yaoundé -CAMEROUN.
Mob: 94 63 58 42
12 mars 2010 à 10:24
salut et un grand merci á cette valeureuse dame .je suis interessée par la culture du champignon que faire?