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Kenya: Les femmes de Kisii ont du succès avec la transformation de la banane (Nairobi Star)

Vous pouvez trouver des bananes dans presque tous les foyers à Nyaura Ward, dans le sud-ouest du Kenya. Un groupe local de femmes a su exploiter cette abondance, et fait des profits en produisant une variété de produits alimentaires à base de banane.

Le Kenyuni Women’s Group a montré que les bananes ne sont pas seulement bonnes pour la cuisson ou la maturation, mais elles sont aussi polyvalentse et faciles à transformer. Les 20 femmes du groupe confectionnent à présent des  gâteaux, du pain, des biscuits, des chips, de l’ugali, de la bouillie de banane et de la confiture de banane. Elles ont commencé à faire de la transformation après avoir réalisé qu’en fait, les commençants qui achetaient leurs bananes les exploitaient en leur donnant aussi peu que 100 shillings kenyans (environ 1,15 dollars américains) par régime de bananes.

En raison de la forte demande locale pour leurs produits, chaque membre plante au moins 30 jeunes arbres. Everline Onserio est le leader du groupe. Elle dit: « Nous avons des variétés qui ne sont utilisées que pour le mûrissement et d’autres qui sont [utilisées] pour la cuisson. Chaque membre plante quelques [jeunes arbres] dans son lopin de terre pour éviter toute pénurie. »

Mme Onserio explique que lorsque la récolte est prête, elle est soigneusement récoltée et nettoyée à l’eau salée. Ensuite,  les bananes sont transportées en moto vers la mini-boulangerie du groupe, à un kilomètre de distance. À la boulangerie, elles font du pain, du chapati (pain traditionnel indien, préparé sans levain) et des amuse-gueules à base de bananes mûres. Les femmes vendent ces produits au public à des prix abordables. Mme Onserio dit: « Même si nous faisons face à de nombreux défis dans notre entreprise, nous sommes déterminées à soutenir nos familles grâce à nos petits revenus. »

Le chef de groupe affirme que la plupart des produits sont achetés par les habitants, qui se pressent dans leur boulangerie du matin au soir. Leurs clients apprécient la qualité des produits. Elle explique: « Nos produits sont exempts de substances chimiques. C’est pourquoi nous encourageons les gens à les acheter et à les consommer. »

Les résidents font les éloges du groupe, disant que leurs produits sont locaux et originaux par rapport à ceux vendus dans les supermarchés. De nombreux habitants ont changé leurs habitudes alimentaires, et achètent souvent les produits du groupe parce qu’ils sont nourrissants.

Mme Onserio explique l’importance de prendre note de toutes les transactions: « Nous conservons les données sur les transactions quotidiennes parce que nous voulons savoir si nous faisons des progrès ou non. Au début, comme nous ne sauvegardions pas de telles données, il était difficile pour nous de connaître [l'état financier] de notre entreprise. »

Veronica Nafula est la comptable.  Le groupe lui a offert une formation en gestion financière. Mme Nafula explique l’un des graphiques affiché dans leur bureau, qui montre que le groupe faisait autrefois près de 300 000 shillings (environ 3450 dollars américains) par an. Maintenant qu’il y a une valeur ajoutée à la banane, elles gagnent plus du double de ce montant. Pour célébrer leurs progrès, un membre du groupe a composé un poème en swahili qui louange la banane comme étant une plante pouvant aider la communauté à se sortir de la pauvreté.

Patrick Siro est l’adjoint du maire de la ville de Kisii, et un parrain du groupe. Il est confiant que les femmes seront couronnées de succès à long terme. M. Siro dit que les membres ont besoin de plus de financement afin de pouvoir atteindre la sécurité alimentaire et améliorer leur base économique. Il a exprimé son optimisme au sujet de la construction d’une usine de transformation de banane, à proximité de la ville de Kisii, qui aidera le groupe et d’autres producteurs de bananes.

À une époque où les Kenyans souffrent à cause de l’inflation, Mme Onserio dit que la sécurité alimentaire peut être atteinte si la production de bananes et sa plus-value sont encouragées. « Je pense que [le] temps est venu pour les Kenyans de changer leurs habitudes alimentaires et d’accepter l’ugali fait à base de farine de banane au lieu de celui fait à partir de farine de maïs. »

Une réponse au “Kenya: Les femmes de Kisii ont du succès avec la transformation de la banane (Nairobi Star)”

  1. Marie Josée Says:

    Hi emerveillé par l’initiative peuvent elle partagé l’expérience?

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