Logo: Agro Radio Hebdo

1404, rue Scott,
Ottawa, Ontario (Canada), K1Y 4M8

Téléphone : 613-761-3650
Télécopieur : 613-798-0990
Sans frais : 1-888-773-7717
Courriel : info@farmradio.org
Le site Web : http://farmradio.org/

Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Dépêche de nouvelles agricoles africaines

Malawi: Des femmes bénéficient de séchoirs solaires pour poissons (par Norman Fulatira, pour Agro Radio Hebdo au Malawi)

Un projet pilote a réussi  à transformer les méthodes de séchage du poisson, aux abords du lac Chilwa, au Malawi. Et les femmes transformatrices de poisson en récoltent les bénéfices.

Sellina Naphwinya est la présidente du Tadala women’s fish processing group, un groupe de femmes qui transforment le poisson, et qui opèrent sur une des plages du Lac Chilwa. Elle et son groupe utilisent désormais des séchoirs solaires pour poissons. Elle dit que ces séchoirs sont beaucoup mieux que les méthodes précédemment utilisées pour transformer le poisson. Elle explique: « Les séchoirs solaires pour poissons améliorent l’hygiène et la qualité du poisson transformé car, par rapport à d’autres méthodes, le poisson a meilleur goût et il est plus propre, car il est séché sous des  tentes. » Un autre avantage important est que les séchoirs solaires réduisent le temps de séchage.

Les rives du Lac Chilwa sont parsemées de petits villages de pêcheurs, et fournit 20 pour cent de tous les poissons capturés au Malawi. Pendant de nombreuses années, les transformateurs de poisson travaillant autour du lac ont été dépendants du séchage traditionnel en plein air et du fumage. Mais le séchage en plein air expose les poissons aux mouches. Et le fumage utilise beaucoup de bois, provoquant des problèmes environnementaux.

Pour solutionner ces problématiques, le World Fish Centre (le Centre Mondial du Poisson) a conçu un projet pilote. Le Centre a commencé par la construction de séchoirs solaires et les a remis à deux groupes de femmes travaillant aux abords du Lac Chilwa. Le projet pilote a été un succès, et maintenant les femmes qui transforment le poisson autour du lac demandent que le programme soit étendu à plus grande échelle.

La présidente du groupe de femmes transformatrices de poisson de la plage de Swang’oma dit que les séchoirs solaires ont de nombreux avantages.  Elle dit : « La plupart des femmes transformatrices de poisson de mon groupe aiment cette nouvelle technique car, au marché, les acheteurs préfèrent maintenant les poissons conditionnés avec des séchoirs solaires à ceux qui sont fumés ou séchés à l’air libre, en raison de la qualité du poisson. »

Les séchoirs solaires ressemblent à des petites maisons en forme de tente enveloppées dans des feuilles de plastique transparentes. Les bâches permettent à la lumière et à la chaleur du soleil d’assécher les poissons qui sont placés sur de petites claies à l’intérieur de la tente. Le séchage du poisson ne prend pas plus de 24 heures avec les séchoirs solaires, alors qu’il prend deux jours avec les méthodes traditionnelles.

Les séchoirs solaires sont actuellement en forte demande. Le Dr Jamu est le directeur du World Fish Centre. Il déclare que le Centre est prêt à collaborer et à établir des contact avec les femmes transformatrices de poisson sur les plages entourant le Lac Chilwa. Le Dr Steve Donda est le directeur adjoint du département de la pêche. Il dit que la technique sera disponible sur toutes les plages bordant les lacs du Malawi.

Pas de commentaires »

Tanzanie: Un groupe d’agriculteurs fait des profits en développant la production végétale (AllAfrica)

Les champs de gombo, de tomates et de poivrons bordent le petit village de Fuoni, juste en dehors de la ville de Zanzibar. Les parcelles de légumes représentent trois années de travail acharné pour Umwamwema, une association paysanne de plus de 200 membres.

Il y a cinq ans, Abdullah Omari, un agriculteur, était confronté à de nombreux défis. Le mauvais état des routes, des infrastructures de transport limitées, et surtout un manque d’installations de stockage, le forçaient à vendre ses légumes au prix qu’on lui proposait.

Zanzibar est une petite île comptant un peu plus d’un million d’habitants dont la majorité sont des paysans pratiquant de l’agriculture de subsistance. Le tourisme est devenu la principale industrie au cours des 20 dernières années. Mais les agriculteurs comme M. Abdullah apprécient les avantages de près d’un million de touristes qui visitent l’île chaque année. Quatre-vingts pour cent des légumes qui sont achetés par l’industrie de l’hôtellerie ne sont pas cultivés sur l’île, mais en Tanzanie continentale.

Les choses ont changé pour le mieux pour certains agriculteurs au cours des dernières années. Avec l’aide d’une ONG internationale, Umwamwema a commencé à travailler avec des experts agricoles. Les experts ont aidé à bien des égards. Par exemple, ils ont suggéré que les agriculteurs tuent les terricoles nuisibles qui se trouvent dans le sol en mettent la terre infestée dans des sacs en plastique transparents et en l’exposant au soleil pendant une semaine. Une agricultrice locale,  Mama Mariam, ajoute : « C’est vraiment bien de se sentir connectée, sachant qu’il y a des spécialistes disponibles, non seulement pour les trucs plus routiniers, mais aussi quand nous avons des problèmes. »

En octobre 2009, le Programme de productivité agricole de la Tanzanie (TAPP) a commencé à former des agriculteurs. La formation aide des nouveaux agriculteurs comme Yasmin Mahmoud. Elle éduque aussi des agriculteurs expérimentés afin qu’ils sachent répondre à l’offre et la demande, et qu’ils sachent choisir des cultures de denrées ayant des marchés bien établis, telles que la menthe et le basilic.

Les agriculteurs apprennent à préparer leurs terres, à échelonner leurs plantations, leur récolte et l’utilisation de l’eau et de l’irrigation au goutte à goutte pour renforcer leur résilience face aux précipitations imprévisibles. Le TAPP fournit également des semences améliorées aux agriculteurs, gratuitement. Omari Abdullah ajoute : « Nous avons également introduit la fabrication de compost, plutôt que de compter sur les engrais commerciaux, ce qui n’est pas toujours très bien. »

Par le passé, l’alimentation inadéquate en électricité empêchait les agriculteurs de garder leurs légumes frais et d’utiliser des pompes pour irriguer leurs cultures. Maintenant qu’ils ont creusé un puits, les agriculteurs ne sont plus dépendants des pompes électriques, et ils peuvent déplacer de l’eau manuellement. Ceci, en plus d’un tuyau goutte à goutte simple pour l’irrigation, a réduit la quantité de travail nécessaire pour cultiver des légumes et améliorer la sécurité des cultures.

Toutes ces mesures ont accru la productivité des agriculteurs membres d’Umwamwema. Et l’augmentation de la productivité leur permet d’améliorer la sécurité alimentaire et de gagner des revenus plus élevés.

Pas de commentaires »

Concours de journalisme: Les jeunes, l’agriculture et l’alimentation

Une conférence internationale pour débattre du thème « Les jeunes, l’agriculture et l’alimentation: l’avenir du secteur agroalimentaire en Afrique » aura lieu du 19 au 21 mars 2012 à Accra, au Ghana.
Dans le cadre de la conférence, les organisateurs ont lancé un concours pour identifier les meilleurs reportages des médias africains sur les jeunes et l’agriculture. Le concours s’adresse aux jeunes journalistes et aux spécialistes des médias africains âgés de 18 à 40 ans. Les reportages soumis doivent porter sur des enquêtes concernant les défis et les possibilités de s’associer à l’engagement des jeunes dans l’agriculture, ou mettre en évidence leurs réussites ou les meilleures pratiques.

Les soumissions doivent être des pièces originales concernant le pays ou la région dans le(la)quel(le) le(la) journaliste travaille. Les candidat(e)s doivent soumettre leur reportage en anglais seulement et par e-mail. Les soumissions doivent être envoyées à : post@wrenmedia.co.uk avec, en copie conforme : info@future-agricultures.org
La date limite pour soumettre un article est le vendredi 17 février. Pour plus d’informations, voir: http://www.future-agricultures.org/events/young-people-farming-a-food

Pas de commentaires »

Malawi : Les agriculteurs augmentent leurs rendements de maïs avec des arbres fertilisants (Alertnet)

Les agriculteurs du sud-est du Malawi se tournent vers les arbres pour faire croître leurs cultures. Killar Kawelama est un agriculteur de Balaka, une localité du sud du Malawi. Il explique : « Ces arbres ont le potentiel non seulement d’enrichir les sols, mais aussi de garder l’humidité dans le sol, même si les pluies viennent rarement. »

Beaucoup d’agriculteurs intercalent des arbres avec leur culture de maïs afin de créer des zones d’ombre, de sorte à retenir l’humidité pour la culture du maïs. D’autres enterrent les feuilles des arbres dans le sol pour le rendre plus fertile et aider à retenir l’humidité quand vient le temps des semis.

Entre avril et juin, M. Kawelama creuse des trous de plantation. Dans ces trous, il place des feuilles fraîches ou séchées d’arbres de l’espèce Gliricidia sepium. Ces arbres à croissance rapide poussent près de sa maison, et s’adaptent bien dans plusieurs conditions. Lorsque les pluies arrivent autour de septembre/octobre, il agrandit un peu chaque trou et plante ses graines.

Les feuilles se décomposent dans le sol et le compost qui en résulte accroît la fertilité du sol et absorbe comme une éponge l’humidité autour des plants de maïs, en aidant les cultures a pousser plus vigoureusement.

Kufasi Shela travaille auprès du Ministère de l’Agriculture, de l’Irrigation et du Développement de l’Eau. Elle explique : « Les plantes qui poussent dans un tel environnement sont plus susceptibles de donner à un agriculteur un meilleur rendement car elles ne flétrissent pas facilement en raison du [manque]d’humidité. »

Bettie Lungu, de Mzimba, dans le nord du Malawi, utilise les arbres Tephrosia vogeliii dans son champ de maïs. Ces arbres augmentent la quantité d’azote (un fertilisant) dans le sol. Ils ne poussent pas plus haut que les plants de maïs, de sorte qu’ils ne produisent pas trop d’ombre et ne freinent pas leur croissance, selon Mahara Nyirenda, un coordonnateur en agriculture pour le Fonds de Développement de la Norvège.

Nyirenda dit : « Les feuilles qui tombent des arbres couvrent le sol. Lorsqu’il pleut, cette couche retient les gouttes de pluie, les empêchant de s’accumuler et de former des eaux de ruissellement. Elles aident aussi à la percolation de l’eau dans le sol ». Il ajoute que la cime des arbres projette de l’ombre au sol par temps ensoleillé, et les feuilles qui tombent aident à garder l’humidité dans le sol.

Selon le Centre Mondial d’Agroforesterie, près de 150 000 petits agriculteurs du Malawi utilisent des systèmes d’arbres fertilisants. Plusieurs espèces sont utilisées, mais la plus populaire est le Gliricidia sepium.

Killar Kawelama est très heureux des résultats. Lorsqu’il utilisait des engrais chimiques, Kawelama récoltait 20 sacs de maïs pesant chacun 50 kilogrammes. Depuis qu’il utilise des arbres fertilisants,ses rendements n’ont que légèrement diminué, à 18 sacs.« Mais c’est mieux maintenant parce que j’économise plus de 24 000 Kwacha malawites (environ 150 dollars américains), que j’avais l’habitude de dépenser pour les engrais chimiques », explique-t-il.

Pas de commentaires »

Burundi : Stockage de l’eau de pluie, un liquide précieux (Syfia Grands Lacs)

Un programme de collecte des eaux pluviales, lancé il y a deux ans dans une localité du Burundi, a rendu la vie plus facile aux résidents, et a même incité des gens à revenir dans la région. Rosalie Nyambere et sa famille de cinq personnes ont bénéficié du programme. Soulagée, elle dit : « Nous avons l’eau qu’il nous faut pour satisfaire nos besoins sans avoir à faire des kilomètres de marche. »

Les résidents de la province de Kirundo, dans le nord du Burundi avaient été confrontés à une pénurie croissante d’eau. La région est confrontée à une faible pluviométrie et à la sécheresse. Marcien Nzoiaest un agent de la communauté locale de développement. Il dit : « Il n’y a pas de cours [d'eau], ni de points d’eau potable, et la population devait parcourir plus de 15 kilomètres avant de trouver un point d’eau. » Une résidente, Martha Kankindi, ajoute : « Depuis que nous sommes très jeunes, l’eau nous a toujours coûté cher, en temps et en énergie. »

Le programme est appelé Eau potable pour tous. Il a permis de faire du reboisement, et de mettre en place des systèmes de collecte d’eau à des fins domestique et agricole.

Le programme a été mis en place par les habitants de la province de Kirundo, avec le soutien de l’État et le financement d’une organisation d’aide allemande appelée Welthungerhilfe [Aide Alimentaire Mondiale]. Les habitants de la région ont reçu 45 000 euros pour développer des systèmes de collecte des eaux de pluie.

Selon un représentant de la Welthungerhilfe, le programme vise à recueillir l’eau de pluie, mais aussi à favoriser une meilleure infiltration d’eau dans le sol. C’est pourquoi le reboisement, qui contribue à éviter le ruissellement et l’érosion des sols, est un élément important du programme. Alors que les gens bénéficient de ce programme, ils se rendent compte de la valeur des terres boisées et font des efforts pour les protéger.

Alphonse Marimbu, un résident, a appris comment installer des réservoirs en plastique pour récupérer l’eau de pluie. Il est bien content d’avoir ces réservoirs pour recueillir l’eau parce qu’il n’a plus à transporter de l’eau provenant de sources éloignées. En outre, la qualité de l’eau est généralement meilleure que celle de l’eau des ruisseaux et des criques. Grâce à ce système, l’eau des toits est canalisée dans des réservoirs. Cela fonctionne mieux avec des toits de tuiles. Pour les résidents,il suffit d’ouvrir un robinet lorsqu’ils veulent de l’eau.

Les réservoirs sont faciles à installer, surtout parce que les résidents apportent des pierres et du sable pour aider à les construire. Un réservoir domestique coûte environ 110 dollars américains et stocke de 500 à 1000 litres. De plus grands réservoirs -réservés pour des collectivités- sont aussi disponibles, et peuvent contenir jusqu’à 10 000 litres d’eau.

Cependant, des idées fausses ont entravé l’expansion du programme. Certains croient que boire l’eau de pluie conduit à la stérilité. Une autre croyance est que les jeunes filles qui boivent l’eau de pluie ne trouveront pas de maris. Dans le cadre du programme, les agents de Welthungerhilfe tentent de surmonter ces idées fausses. Ils sont conscients du fait que les gens qui n’ont jamais vécu avec de l’eau courante ou d’autres mesures d’assainissement n’ont pas les connaissances de base relatives à de bonnes pratiques d’hygiène.

L’Autorité provinciale pour la Santé propose des comprimés pour purifier l’eau de pluie, afin de la rendre propre à la consommation. Depuis 2000, de nombreuses familles avaient déserté la région en raison de problèmes d’approvisionnement en eau et de sécheresse. Grâce à ce programme, les gens reviennent progressivement.Selon Martha Muhimbare, les réservoirs garantissent une alimentation indépendante. Les ménages n’ont pas besoin de dépendre de fournisseurs communautaires ou publics. Leur vie est plus facile parce que le réservoir permet d’économiser temps, argent et énergie.

Pas de commentaires »