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Dépêche de nouvelles agricoles africaines

Profil de Désiré Nshimirimana, un ingénieur agronome devenu journaliste passionné au Burundi

À 38 ans et après seulement 4 ans de journalisme, Désiré Nshirimana est devenu un journaliste réputé au Burundi et dans la région des grands lacs. Pourtant, rien ne destinait cet ingénieur agronome à faire du journalisme. Désiré explique : « À vrai dire, je suis devenu journaliste par hasard, je n’ai jamais cherché à l’être ».

C’est son ami Jacques Bukuru, journaliste-vedette de la Radio Nationale, qui le premier a décelé son talent journalistique. M. Bukuru ne cessait de lui répéter : « Toi, tu as beaucoup d’idées, une grande culture intellectuelle et un bon raisonnement. Tu peux faire un bon journaliste ! N’as-tu pas envie de devenir journaliste pour Syfia Grands lacs ? »

Après avoir fait l’objet d’une cour assidue, Désiré a consenti en 2008 à participer à une formation pour journalistes débutants dispensée par Syfia International. Il n’a pas regretté son choix. La formatrice a confirmé les prédispositions au métier décelées par son ami Jacques. Au bout d’une semaine, Désiré a publié son premier article alors que les autres mettent en moyenne un mois. Très vite, son talent a été unanimement salué par des professionnels. « Après quelques mois, en août, mes supérieurs on décidé de me nommer chef du bureau Burundais et coordonateur de Syfia Grands lacs », confesse-t-il avec pudeur.Cette nomination a véritablement marqué le début de son attachement au journalisme, bien qu’il continue à exercer sa fonction de vulgarisateur agronome.

En 2010, Désiré a été contacté pour devenir correspondant d’Agro Radio Hebdo. Il a accepté avec joie. Désiré explique qu’« Agro Radio Hebdo est un programme original et utile pour les producteurs. Les nouvelles sont bien rédigées et faciles à comprendre ».

Désiré confie qu’être journaliste l’a rendu meilleur agronome. « Le journalisme a renforcé ma compréhension des enjeux de l’agriculture et de ses corrélations avec d’autres secteurs de la vie des communautés. Il me permet d’aller au-delà de fait superficiels, d’avoir du recul pour bien analyser les faits agronomiques », affirme-t-il. Inversement, sa formation d’agronome lui permet d’aborder les sujets agricoles avec beaucoup d’aisance et de profondeur.

Désiré est un journaliste qui ne fuit pas ses responsabilités sociales. Avec des collègues, il a créé une association nommée Promomédias, pour défendre des causes nobles. L’association publie régulièrement un journal intitulé « Dignité de la Femme ». C’est une tribune d’expression et de défense des droits de la femme. Son combat pour une société égalitaire, Désiré le mène en pensant à sa femme et à ses 4 enfants. Il rêve de voir ses enfants grandir dans un pays pacifié où tout le monde aurait sa place.

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Tanzanie: Un projet d’irrigation dirigé par des agriculteurs leur rapporte une récolte exceptionnelle (par Paddy Roberts, pour Agro Radio Hebdo en Tanzanie)

Par un beau matin de fin avril, Vincent Hugo regarde le ciel assombri de gros nuages pleins d’humidité. La pluie est arrivée très en retard cette année. Normalement, les agriculteurs du nord de la Tanzanie s’attendent à voir la pluie tomber à la fin février. Mais depuis 5 à 10 ans, les pluies arrivent de plus en plus en retard. Parce que la plupart des agriculteurs plantent seulement après le début des premières pluies, ils espèrent avoir assez de temps pour voir leurs cultures mûrir avant que la saison froide n’arrive.

M. Hugo et les 168 autres membres de la UWAMALE Irrigators & Marketing Co-operative Society Limited ont semé tôt cette année. M. Hugo montre les jeunes plantes en disant : « … ce champ a été planté le 29 janvier, et celui-ci le 15. » Il a un bon accès à l’eau et a choisi de planter une variété de riz appelée wahiwahi, ce qui signifie « allez, vite ! ». Par conséquent, ses semences de riz sont déjà d’aspect laiteux, dans leurs cosses. M. Hugo sourit. Il sait qu’il aura une récolte exceptionnelle.

La coopérative UWAMALE a été lancée à Lekitatu, près d’Arusha, dans le nord de la Tanzanie. À ses débuts, en 1997, elle comptait 15 membres. Elle a été enregistrée en tant que coopérative un an plus tard. Les membres d’UWAMALE travaillent ensemble pour maintenir, réhabiliter et étendre le système d’irrigation local. Cinq canaux d’irrigation transportent l’eau de la rivière Usa vers les 600 hectares de terres où l’on cultive riz paddy, maïs et haricots, ainsi que fruits et légumes. Financé par des subventions des gouvernements central et local, ce projet d’irrigation dirigé par des agriculteurs est largement considéré comme étant le plus réussi en Tanzanie. Il permet aux agriculteurs de planter avant la saison des pluies et de prendre des mesures pour contrôler la situation. Les agriculteurs récoltent jusqu’à six tonnes de riz par hectare, deux fois par an. Avant le système d’irrigation, les rendements d’une ou deux tonnes à l’hectare étaient monnaie courante.

Depuis qu’il s’est joint à la coopérative, M. Hugo a augmenté sa surface de plantation d’un demi-hectare à plus de trois hectares et demi. Alors que lui et sa famille vivaient avant dans une maison d’une seule pièce, faite de bâtons et de boue, ils ont déménagé dans une nouvelle maison en briques, à partir de laquelle M. Hugo dirige un petit magasin, où il vend du savon, de l’huile et des articles ménagers de base. Il peut se permettre de payer des travailleurs agricoles lors de la plantation et de la récolte, et il loue son nouveau motoculteur à d’autres membres de la coopérative.

Bien que la coopérative ait été couronnée de succès, elle est confrontée à certaines difficultés. Les coûts de production sont en hausse et les agriculteurs savent qu’ils ont besoin d’un bon système de gestion des ravageurs pour éloigner les parasites comme les mouches blanches et augmenter les niveaux de rendement. Ils obtiennent peu de soutien du gouvernement et ont de la difficulté à faire entendre leur voix. M. Humphrey Msoya est le président d’UWAMALE. Il note: « Il y a plusieurs systèmes d’irrigation dans le pays. Il serait bénéfique d’avoir une association qui puisse être suffisamment organisée afin de présenter un message unifié aux politiciens. »

La coopérative attend que le gouvernement central tanzanien débloque des fonds d’aide venant du Japon pour la construction d’un local qui sera voué au stockage des semences. Cela permettra aux membres de vendre leurs produits tout au long de l’année, plutôt que de tout vendre au moment de la récolte. En outre, ils veulent avoir accès au crédit. Parce qu’aucune institution financière n’est actuellement disposée à leur offrir des prêts, les membres veulent mettre en place une coopérative locale d’épargne et de crédit.

Les agriculteurs comme M. Hugo et M. Msoya ont amélioré leurs rendements en choisissant soigneusement leurs variétés et en entretenant le système d’irrigation. Leurs vies ont été améliorées grâce à leur travail acharné et leur investissement dans la distribution de la plus précieuse des matières premières: l’eau.

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Congo-Brazzaville: Un agriculteur tire profit d’une plaine inondable (par Jean Pierre Ndinga, pour Agro Radio Hebdo au Congo Brazzaville)

Dans le quartier OCH de Pointe-Noire, la maison en planches de César Ibala, un maraîcher trentenaire, contraste avec les habitations en béton qui l’entourent. Pourtant, l’ameublement d’intérieur est à l’égal de celui des maisons de hauts fonctionnaires. Salon en simili-cuir, téléviseur, table en bois d’okoumé, réfrigérateur… C’est grâce au maraîchage que César Ibala réussit à mener ce train de vie.

M. Ibala exploite un terrain acheté il y a vingt ans par son frère. Située au bord de la Tchinouka, une rivière qui traverse la ville de Pointe-Noire, la parcelle était en proie à des inondations. À chaque fois qu’il pleuvait, César et sa famille avaient toujours les pieds dans l’eau. C’est pourquoi ils se sont installés  deux cents mètres plus loin. Mais faire de l’agriculture sur ce terrain inondable n’était pas gagné. La tendance dans tout le pays est de vendre les terrains situés dans des vasières et des zones inondables.

Rojas Boulingui et sa famille vivaient à cinq mètres de la rivière Songolo. Il explique : « En janvier 2007, suite à une très forte pluie, les eaux ont envahi notre maison. La famille a ainsi décidé de liquider la parcelle. » Aujourd’hui, M. Boulingui et sa famille vivent en location.

Pour sa part, le frère de César voulait vendre le terrain à cause des multiples inondations, mais M. Ibala a refusé. Il se dit convaincu que la richesse vient de la terre. « La meilleure rentabilisation de la terre, c’est l’exploitation agricole », souligne-t-il. « C’est pourquoi, poursuit-il, j’avais opté pour la culture des endives, des tomates, des choux et d’autres légumes, sur le terrain de mon grand frère. » Aujourd’hui, toute la famille se félicite des revenus issus du maraîchage fait sur la parcelle.

Contrairement à M. Ibala, les jeunes de Pointe-Noire rêvent de travailler dans des entreprises pétrolières, considérées comme des creusets de la richesse et donc de la réussite sociale. Ils considèrent l’agriculture comme une sale besogne réservée aux moins lettrés. Même ceux qui ont étudié l’agronomie songent à changer d’activité. C’est le cas d’Alain Malonga. Il est étudiant au lycée agricole public de Brazzaville. Il rêve de s’exiler en France pour étudier l’économie. Il dit : « Après mon Bac en machinisme agricole, je vendrai notre parcelle et j’irai en France pour apprendre un métier décent… tout simplement parce que l’agriculture ne paie pas chez nous. »

M. Ibala se montre donc décomplexé face à ses collègues qui exercent les métiers dits luxueux. Il gagne bien sa vie et ses enfants vont dans les meilleures écoles. Il explique : « En vendant au moins 500 kilogrammes de légumes par mois pendant la saison sèche… je boucle le mois avec près de 300 000 francs CFA (environ 600 dollars américains). Un montant difficile à atteindre quand on est fonctionnaire ». Le salaire minimum au Congo est fixé à 50 000 francs CFA par mois (environ 91 dollars américains).

Mais tout est loin d’être rose pour M. Ibala. En raison de l’impraticabilité de sa parcelle pendant la saison des pluies (octobre à juin), il développe ses activités à plus de 5 kilomètres en dehors de la ville où il loue un terrain. Comme d’autres maraîchers, il dit être confronté à la difficulté de l’accès aux espaces agricoles, du fait de la cherté des terrains imposée par les propriétaires terriens. Il rêve de devenir un grand exploitant agricole. « Pourvu, dit-il, que l’État et les bailleurs de fonds s’investissent en connaissance de cause dans la promotion de l’agriculture ».

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Kenya: Les petits agriculteurs sont satisfaits de l’agriculture biologique (par Pius Sawa pour Agro Radio Hebdo au Kenya)

Quand Michael Gitau travaillait en tant qu’ingénieur à Nairobi, il n’avait aucun intérêt pour l’agriculture. Après vingt ans de travail, il pensait avoir assez d’argent pour nourrir sa famille et éduquer ses enfants. Mais après la retraite, cet homme de 70 ans qui vit à Gatundu, dans le centre du Kenya, trouvait que sa pension n’était pas suffisante pour supporter sa famille. Il voulait rester actif après la retraite et se disait que l’agriculture serait une bonne activité génératrice de revenus.

Il explique: « Je cultive des bananes, des ananas, des courges musquées, des citrouilles, des aubergines et des légumes comme le poivron vert, les épinards et le chou. C’est aussi mon entreprise parce que c’est en vendant mes produits que j’arrive à payer mes repas et mes dépenses quotidiennes. »

Mais la ferme de M. Gitau est quelque peu différente de beaucoup d’autres fermes. Il pratique l’agriculture biologique et est certifié par l’ENSET, un organisme de certification africain basé à Nairobi. Il a une parcelle d’un hectare, qui comprend un petit espace boisé. M. Gitau dit que l’agriculture biologique est meilleure que l’agriculture conventionnelle, car il n’a pas besoin d’utiliser de produits chimiques. Il peut faire son propre compost. Il croit aussi que les produits biologiques gardent le corps sain et réduisent les risques de maladie.

Ses principaux acheteurs sont les hôtels et les organisations internationales comme l’ICIPE, qui achètent des produits biologiques pour des ateliers et des formations. Il dit: « Elles me payent bien. C’est d’elles que je reçois de l’argent pour éduquer mes enfants et régler mes problèmes à la maison. »

Samuel Ndungu est conseiller pour le développement du marché national du Réseau de l’agriculture biologique au Kenya. Il dit que la hausse de la demande mondiale pour les produits biologiques dans le monde a créé des opportunités pour les petits agriculteurs du Kenya. On estime que 12 000 agriculteurs sont impliqués dans la production biologique certifiée et l’exportation, tandis que quelques 200 000 autres agriculteurs cultivent des denrées pour le marché intérieur.

Selon M. Ndungu, les Kenyans ont de plus en plus envie d’acheter des produits biologiques et tous les vendeurs de produits agricoles veulent commencer une section organique dans leur boutique. Le secteur biologique du Kenya est évalué à 10,5 millions de dollars par an, la plupart des produits biologiques étant destinés à l’Europe. Le marché intérieur a une valeur d’environ un million de dollars par an.

Cela fait presque six ans que M. Gitau a reçu la certification biologique. Il dit qu’il gagne deux fois plus que ce qu’il obtenait avec l’agriculture conventionnelle. Il dit : « Si le prix est bon pour le produit, de quoi d’autre avez-vous besoin? Pourquoi avez-vous besoin d’un emploi? »

M. Gitau est également le président de la Central Organic Farmers and Consumer Organization. L’organisation compte plus de 5000 membres agriculteurs à petite échelle, répartis en 28 groupes. Afin de maintenir l’offre tout au long de l’année, les agriculteurs cultivent la terre par intervalles, de sorte que lorsque certaines cultures sont récoltées, d’autres arrivent à maturité, tandis que d’autres sont plantées.

Les agriculteurs de l’organisation sont heureux de gérer une entreprise d’agriculture biologique. Ils ont éliminé les intermédiaires afin de faire le maximum de profits. M. Gitau dit qu’autrefois certains agriculteurs de l’organisation faisaient de la recherche d’emploi. Mais maintenant, beaucoup de ces agriculteurs sont retournés à leurs petites parcelles et comptent sur l’agriculture biologique pour gagner leur vie.

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Afrique du Sud: Les petits agriculteurs défendent les systèmes de semences traditionnelles (IPS)

Selinah Mncwango ouvre un grand sac en plastique et en sort plusieurs petit sachets. Chacun contient un type différent de semences : sorgho, haricot, courge et maïs. Les semences sont sa fierté, sa richesse, et le « pilier de ma famille », affirme l’agricultrice du KwaZulu-Natal, une région de l’est de l’Afrique du Sud.

Âgée de soixante-cinq ans, Mme Mncwango vient d’une famille de petits agriculteurs du village d’Ingwawuma. Les cultures qu’elle fait pousser aujourd’hui proviennent de semences qui ont été transmises de génération en génération. D’autres semences proviennent d’échanges avec les agriculteurs de son voisinage. Elle dit : « Mes semences sont très importantes pour moi. J’espère que je ne verrai jamais le jour où je devrai acheter des semences dans un magasin. » Ses cinq enfants et huit petits-enfants dépendent en grande partie de ses récoltes.

Mme Mncwango est parfaitement consciente que la conservation, le stockage et l’échange de semences favorisent la diversité des cultures, sont plus économiques, et offrent aux petits exploitants un filet de sécurité en cas de mauvaises récoltes. Mais elle estime que les politiques de son gouvernement conduiront à la fin des méthodes traditionnelles d’agriculture et de conservation de semences. Elle explique : « Le gouvernement ne cesse de nous imposer des semences. Nous préférerions avoir un appui en termes de matériel agricole et un meilleur accès aux marchés. »

Les agriculteurs comme elles disent au gouvernement qu’ils ne veulent pas les semences qu’on leur donne. Mais elle ajoute : «… ils n’écoutent tout simplement pas. »

Rachel Wynberg est analyste des politiques à l’Unité d’évaluation environnementale de l’Université du Cap, en Afrique du Sud. Elle dit: « Le secteur est dominé par les entreprises de semences commerciales et industrielles faisant de la grande production agricole. » Elle estime que les petits agriculteurs ont été systématiquement chassés du système par ceux qui placent le profit avant la sécurité alimentaire et la biodiversité. Elle ajoute : « Il y a une mauvaise compréhension des droits des petits agriculteurs. Les pratiques agricoles traditionnelles ont donc été érodées au fil des décennies. »

En 2006, l’Organisation des Nations Unies a élaboré un traité international pour protéger les connaissances autochtones des agriculteurs, les récompenser pour leur contribution au maintien de la diversité des cultures, assurer leur participation à la prise de décisions concernant les ressources génétiques, et garantir leur droit de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre les semences. Cependant, l’Afrique du Sud et de nombreux autres États africains membres de l’ONU n’ont pas signé le traité.

Rachel Wynberg poursuit : « Le cadre politique de l’Afrique du Sud sur les droits des agriculteurs n’est pas clair. Les programmes commerciaux qui sont promus contredisent et sapent les pratiques agricoles traditionnelles. » Selon Wynberg, le soutien du gouvernement aux petits agriculteurs manque de moyens financiers, manque de ressources humaines et ignore souvent les besoins des agriculteurs.

Les petits agriculteurs sont d’accord avec ça. Mme Mncwango est consternée par que le fait que le gouvernement sud-africain veuille les écarter. Elle s’indigne : « Le Ministère de l’Agriculture vient régulièrement donner des ateliers. Il distribue des semences GM et hybrides et nous dit de jeter nos semences traditionnelles. »

Selon Mncwango, les agriculteurs se rendent souvent compte trop tard que les semences génétiquement modifiées ne peuvent pas être sauvegardés pour la saison suivante, et qu’elles contaminent les semences traditionnelles. Les agriculteurs ont dû apprendre à leurs dépends que les semences hybrides sont de qualité inférieure. Elle dit : « Elles ne se conservent pas bien, pourrissent facilement et ont une moindre valeur nutritionnelle. »

Le département de l’Agriculture d’Afrique du Sud nie ces accusations. Julian Jaftha est directeur du département des ressources génétiques. Il dit : « Le remplacement de semences traditionnelles par des variétés commerciales n’est pas une politique officielle du gouvernement. » Il dit que le Ministère de l’Agriculture prend en charge les méthodes agricoles traditionnelles et commerciales.

M. Jaftha reconnaît cependant que la politique nationale n’a pas toujours été mise en œuvre correctement. Il dit: « Malheureusement, il arrive qu’au niveau provincial les agriculteurs n’aient pas le choix. Nous savons qu’il y a encore beaucoup de travail à entreprendre. »

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