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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 13

Bonne Semaine internationale des femmes à tous!

Tel que promis, nous avons le plaisir de vous apporter un numéro spécial d’ARH pour célébrer la Journée internationale des femmes. Dans cette édition, nous espérons que vous trouverez pleins de ressources utiles et d’inspiration pour vous aidez à marquer cet événement au sein de votre organisation.

Cette semaine, dans la dépêche de nouvelles, nous vous présentons des articles écrits par et pour les femmes africaines. Mahoua Hien de Radio Burkina nous apporte l’histoire de la première coopérative de femmes au Burkina Faso à faire de la confiture de karité – et à créer un marché international pour la pulpe de karité. Aussi, notre correspondante en Namibie, Frauke Röschlau, vous apporte l’histoire de deux femmes qui ont profité de l’évolution des lois, afin d’acheter des terres et de prouver que les femmes ont leur place dans tous les aspects de l’agriculture, du travail dans les champs aux décisions commerciales.

Nous sommes également heureux de souligner quelques-unes des dernières dépêches d’ARH et quelques-uns des textes radiophoniques du RRRPD qui traitent de la question des femmes rurales et les innovations qu’elles apportent à l’agriculture. Nous espérons que ces documents contribueront à remplir vos ondes d’histoire de femmes – et vous inciteront peut-être à découvrir des histoires sur la créativité et le dévouement des agricultrices dans votre région. Aussi, vous pouvez consulter le site Web d’ARH en tout temps (http://hebdo.farmradio.org/) afin de partager vos expériences autour de la Journée internationale des femmes en laissant un commentaire sur le site!

Enfin, nous tenons à vous rappeler que vous avez encore le temps de soumettre un texte radiophonique pour le concours de rédaction de textes radiophoniques sur « Les stratégies des agriculteurs africains pour faire face aux changements climatiques ». La date limite est le 15 mars 2008. Quinze gagnants auront la chance de partager leur texte avec le Réseau et recevront une enregistreuse audio numérique de haute qualité. Pour de plus amples renseignements sur le concours, vous pouvez consulter la section les Actions du RRRPD et visitez le site Web du concours: http://scriptcompetition.net/.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de nouvelles agricoles africaines

1. Burkina Faso: Un groupe de femmes trouvent de nouvelles utilisations pour « l’or vert» (par Mahoua Hien, pour Agro Radio Hebdo, au Burkina Faso)

2. Afrique australe: Les femmes noires se lancent dans l’agriculture commerciale (par Frauke Röschlau, pour Agro Radio Hebdo, à Windhoek, en Namibie)

-Les femmes et l’agriculture : des articles qui sont parus dans les éditions passées d’ARH

Évènement à Venir

-15 mars 2008 – Date limite pour les manifestations d’intérêt: subventions de recherche sur les questions de genre et de la terre en Afrique australe

-31 mars 2008 – Date limite de dépôt de candidatures: Prix pour la créativité des femmes en milieu rural

Banque de Ressources pour la Radio

-Trousse de ressources sur les femmes et les micro-entreprises

-Boîte à outils sur la santé sexuelle et reproductive

Les actions du RRRPD

-Un panel international de juges évaluera le concours de rédaction de textes radiophoniques sur les changements climatiques

Le texte radiophonique de la semaine

-Les textes radiophoniques du RRRPD sur les femmes en milieu rural

-Femmes, propriété et succession

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1. Burkina Faso: Un groupe de femmes trouvent de nouvelles utilisations pour « l’or vert» (par Mahoua Hien, pour Agro Radio Hebdo, au Burkina Faso

L’arbre de karité a lontemps été connu comme étant « l’or vert » des femmes en Afrique de l’Ouest. Plusieurs parties de l’arbre sont cultivées, mais sa plus grande valeur économique se trouve dans la noix de karité. Le beurre produit à partir de la noix de karité est utilisé localement et est maintenant en demande partout dans le monde.

Jusqu’à très récemment, la pulpe verte du fruit de karité était jetée dans le processus de transformation du beurre de karité. Les femmes et leurs enfants dégustaient le fruit alors qu’ils travaillaient dans les champs, mais le fruit n’était jamais utiliser à son plein potentiel.

Tout cela a changé lorsqu’un groupe de femmes au Burkina Faso a décidé de transformer et de vendre le fruit.

L’Association Songtaab Yalgre a acquis une renommée mondiale car elle est la première organisation à produire et à vendre de la confiture de karité. Vendu sous la marque Karidélice, ce nouveau produit a créé encore plus d’emplois dans cette grande coopérative de femmes.

Marceline Ouedraogo est la présidente de l’Association Songtaab Yalgre, ou ASY. Elle explique que les fruits de karité était connus localement comme une délicatesse saisonnière. En créant le Karidélice, l’ASY a trouvé un moyen de préserver le fruit qui pousse en abondance pendant une courte période chaque année.

L’entreprise a créé deux recettes de confiture de karité. Dans une recette, on utilise le miel pour faire ressortir la saveur naturelle du karité, qui est semblable à une date ou à une figue. L’autre recette est vendue sans sucre ajouté.

La production massive de la confiture de karité est devenue possible grâce à une étudiante en génie industriel du Canada qui a travaillé avec les femmes de l’association afin de développer des procédures de contrôle de qualité. Le Karidélice est désormais vendu en Europe, et l’ASY cherche à commercialiser le produit aux États-Unis.

L’ASY détient les droits de production pour le Karidélice et est toujours le seul organisme à transformer et à vendre le karité en confiture. L’innovation a remporté de nombreux prix à l’organisation. Mme Ouedraogo explique que l’argent et la notoriété qu’entraînent ces bourses permettra à l’organisme de poursuivre d’autres façons de traiter et de commercialiser les produits de karité.

L’ASY a vu le jour il y a 15 ans, lorsque 30 femmes se sont réunies pour apprendre à lire et à écrire. Aujourd’hui, plus de 3000 femmes font partie de l’organisation et travaillent à faire la transformation du karité et la vente du beurre de karité et de la confiture de karité. ASY a également un centre d’information visant à améliorer la santé des femmes - donnant des formations sur la santé maternelle, la prévention de la propagation du VIH, et la lutte contre la pratique de l’excision.

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2. Afrique australe: Les femmes noires se lancent dans l’agriculture commerciale (par Frauke Röschlau, pour Agro Radio Hebdo, à Windhoek, en Namibie)

Beaucoup de gens dans la communauté agricole de Nina, dans l’est de la Namibie, furent choqués lorsque Clara Bohitile a acheté quelques terrains inutilisés pour faire de l’agriculture. Plusieurs personnes sceptiques pensaient qu’une femme ne pouvait que rendre les champs encore pire qu’ils ne l’étaient. Mais, Mme Bohitile était prête à relever le défi.

Élevée dans une famille d’éleveurs des bovins et des caprins, Mme Bohitile a suivi des cours offerts par un syndicat agricole local. Avec cette formation, et le soutien expert de ses voisins, elle a maintenant une exploitation de bétails de cinq mille hectares. En 2006, son succès a été reconnu quand elle a reçu le prix de l’agricultrice émergente de l’année ou « Emerging Farmer of the Year » en anglais.

Grâce au processus de réforme agraire et une nouvelle législation pour promouvoir l’égalité entre les sexes dans de nombreuses régions d’Afrique australe, de plus en plus de femmes comme Mme Bohitile sont en mesure de s’approprier des terres et de commencer avec succès leur propre ferme. Un exemple de ses réformes est une nouvelle loi en Namibie qui accorde aux femmes mariées le droit à la propriété sans le consentement et la signature de leur mari.

Plusieurs agriculteurs noirs, tant des hommes que des femmes, ont également profité de la réforme agraire de l’après-apartheid en vue de ramener la répartition plus équitable des terres. Mme Bohitile a acheté ses terres grâce à un prêt préférentiel pour les groupes défavorisés. Mais, Mme Bohitile se compte chanceuse du succès qu’elle a amassé avec le peu de soutien qu’elle a reçu de la part du gouvernement.

Olga Nghatsane, la gagnante du prix de l’agricultrice de l’année en Afrique du Sud ou « South Africa’s Female Farmer of the Year award » en anglais, est d’accord. Elle dit qu’elle n’a pas ressenti de discrimination en tant que femme noire lorsqu’elle s’est aventurée dans l’agriculture commerciale, mais elle a l’impression que le gouvernement ne fait pas assez pour soutenir les entrepreneuses comme elle.

Mme Nghatsane n’a reçu aucun appui du gouvernement ni de formation lorsqu’elle a investi, il y a maintenant 5 ans, dans l’aviculture, et la culture de champignons et de fraises. Elle s’est jointe à une association agricole locale, mais personne dans sa région ne faisait d’élevage commercial de poules. Finalement, elle s’est informée auprès des agents de vulgarisation qui l’on mise en contact avec des agriculteurs expérimentés.

Maintenant que son rêve agricole est devenu un succès tangible, Mme Nghatsane a reçu de nombreuses subventions. Elle espère agrandir ses opérations dans le but d’approvisionner les magasins à grandes surfaces.

Même si ni Mme Bohitile ni Mme Nghatsane croient que leur gouvernement fait assez d’effort pour soutenir les agricultrices noires, elles ont réinvesti dans les communautés agricoles qui les appuient. Mme Nghatsane partage ses expériences avec d’autres agriculteurs au sein de son association. Et, pour sa part, Mme Bohitile est heureuse de voir que trois autres femmes ont relevé le défi de l’achat de terres dans sa région.

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Les femmes et l’agriculture : des articles qui sont parus dans les éditions passées d’ARH

À travers les 12 premiers numéros d’ARH, nous avons “rencontré” de nombreuses agricultrices innovatrices. Étant donné que la Journée internationale des femmes approche, nous vous proposons de redécouvrir et faire redécouvrir à votre public les articles qui traitent de ces agricultrices, commerçantes et entrepreneuses du milieu rural africain.

Jessica Nanyunja, une nutritionniste qui a créé une entreprise de revalorisation de rebuts de coquilles d’œufs:
- Ouganda: des coquilles d’œufs peuvent être une source de calcium et de profits (Le Moniteur)

Margaret Nakyejjwe, qui a rompu avec la tradition et a pris en charge son rôle dans l’industrie de la pêche en achetant son propre bateau:
- Ouganda: Des pêcheuses brisent les traditions (Nouvelle Vision)

Des groupes de femmes dans des petits villages de l’est de l’Ouganda qui ont investi dans une nouvelle technologie qui permet de gagner du temps et augmenter les profits:
- Ouganda: Une machine qui décortique l’arachide réduit le temps de production et augmente les profits (New Vision et Agroinnovations Podcast)

Phoebe Mbasounn, également connue sous le nom de Madame Cassava, utilise son téléphone cellulaire et Internet pour obtenir le meilleur prix pour son produit:
- Afrique : Les agriculteurs utilisent la téléphonie mobile pour vendre leurs produits (Agro Radio Hebdo, AfricaNews.com)

Les commerçantes de semences au Mali, qui connaissent des variétés de mil et de sorgho localement adaptées, jouent un rôle crucial dans les systèmes agricoles locaux:
- Mali: Les femmes commerçantes jouent un rôle crucial dans la fourniture de semences adaptées localement (L’Institut International de Recherche en Politique Alimentaire)

Phillipina Ndamane est un dame retraitée qui cultive des légumes dans un jardin communautaire pour assurer sa subsistance ainsi que celle de sa soeur, et neuf petits-enfants et orphelins:
-Afrique du Sud: Les femmes deviennent autonomes par le biais des jardins communautaires (allAfrica.com)

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