Logo: Agro Radio Hebdo

1404, rue Scott,
Ottawa, Ontario (Canada), K1Y 4M8

Téléphone : 613-761-3650
Télécopieur : 613-798-0990
Sans frais : 1-888-773-7717
Courriel : info@farmradio.org
Le site Web : http://farmradio.org/

Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Numéro 01

Afrique de l’est: les criquets détruisent les cultures vivrières et les pâturages au Kenya et menacent les terres agricoles au Soudan (plusieurs sources des Nations Unies)

Un essaim de criquets pèlerins est en train de détruire les récoltes dans le nord-est du Kenya et menacent les terres agricoles dans le nord du Soudan. C’est une situation potentiellement dangereuse nécessitant une surveillance étroite et une réaction rapide, met en garde l’Agence alimentaire des Nations Unies.

Les criquets pèlerins peuvent détruire les récoltes rapidement parce qu’ils consomment beaucoup. Un criquet adulte consomme environ son propre poids en nourriture chaque jour. Une petite partie d’un essaim moyen peut manger autant de nourriture que 2500 personnes chaque jour.

Au Kenya, les essaims de criquets pèlerins ravagent les cultures vivrières et les pâturages dans le district de Mandera, à proximité de la frontière avec l’Éthiopie. Selon une organisation locale, plus de 200 familles d’agriculteurs sont déjà dans le besoin d’une assistance après avoir perdu leurs récoltes de légumes et de céréales. Les éleveurs craignent également pour leur bétail parce que les criquets attaquent leurs pâturages.

Les autorités du district de Mandera sont confiantes que les essaims présents dans leur région seront contenus.Toutefois, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture indique qu’il y a une probabilité qu’une nouvelle  essaim de criquets, formée récemment en Éthiopie, migrerat vers le Kenya en janvier.

Dans le nord du Soudan, des conditions exceptionnellement favorables ont conduit à la formation de petits essaims de criquets adultes et de petites bandes de nymphes, qui sont pour le moment immatures mais qui deviendront adultes en l’espace de quelques semaines.

L’infestation est pire dans la région du delta de Tokar, qui est aussi la plus importante région agricole du Soudan sur la côte de la Mer Rouge.

Le gouvernement soudanais et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture travaillent à la lutte contre cette épidémie. Ils ont déjà traité plus de 11 000 hectares de terres menacées par les criquets.

Les experts s’attendent à ce que davantage d’essaims de criquets se forment à l’intérieur du Soudan et se déplacent vers la côte de la Mer Rouge ce mois-ci. Les prévisions indiquent qu’encore plus d’oeufs de criquets écloront dans la région du delta de Tokar.

2 commentaires »

Afrique de l’Ouest: Certains pays intensifient les mesures de lutte contre la grippe aviaire (Agence France Presse, le Daily Trust, et le Ghanaian Chronicle)

Trois pays d’Afrique de l’ouest qui ont été touchés par la grippe aviaire ont récemment annoncé de nouvelles mesures pour prévenir la propagation de la maladie.

La souche hautement pathogène de la grippe aviaire, soit le virus H5N1, a d’abord atteint l’Afrique en janvier 2006 lorsqu’un cas a été signalé au Nigéria. Les craintes vis-à-vis de la maladie ont refait surface en avril avec le cas d’un poulet infecté, au Ghana.

La Côte d’Ivoire a signalé deux cas de grippe aviaire l’an dernier mais tente depuis de contenir la maladie en surveillant ses frontières de près. Le gouvernement ivoirien a récemment interdit les importations de volailles et de produits avicoles en provenance de la Grande-Bretagne, après que la Grande-Bretagne a signalé une nouvelle flambée de grippe aviaire. La Côte d’Ivoire interdit également les importations de produits avicoles en provenance du Burkina Faso, du Ghana, du Nigéria et du Togo – qui ont tous signalé des cas de grippe aviaire cette année.

Le Nigéria a eu moins de succès dans la lutte contre la maladie. La grippe aviaire a été enregistrée dans 35 états et dans le territoire de la capitale fédérale, Abuja. Pour aider le Nigéria dans sa lutte contre la maladie, le gouvernement chinois a fait un don de près de 600 000 dollars américains, soit 400 000 Euros, ce qui permettra de financer le matériel de laboratoire, le matériel d’assainissement et un incinérateur.

La grippe aviaire H5N1 est à craindre à cause de sa capacité de transmission de la volaille à l’homme. Jusqu’à present, plus de 200 personnes à travers le monde sont mortes de la grippe aviaire. Une seule personne au Nigéria est décédée des suites de la grippe aviaire, le seul cas de décès de la grippe aviaire signalé en Afrique subsaharienne. Mais les experts craignent que la maladie ne puisse muter et devenir transmissible de personne à personne. À ce moment-là, la maladie deviendrait beaucoup plus dangereuse.

Le docteur George Opoku-Pare est le directeur adjoint des services vétérinaires pour le Ghana. Il dit que la présence de volailles vivantes dans les marchés et les conditions insalubres dans lesquelles se produit leur abattage mettent les populations en danger. Il demande à ce qu’il y ait un plan national pour l’abattage de volailles afin d’aider à prévenir les épidémies de grippe aviaire dans le pays mais il n’a donné aucun détail à savoir quand un tel plan serait mis en œuvre.

Dans sa forme actuelle, la grippe aviaire demeure une préoccupation pour la santé et une menace sérieuse pour les moyens de subsistance des éleveurs. Le contrôle des épidémies massives exige l’abattage de toutes les volailles susceptibles d’être infectées et laisse les agriculteurs en attente d’une compensation gouvernementale qui n’arrive pas toujours.

Pas de commentaires »

Sénégal: Des attrape-mouches peu coûteux pour sauver les récoltes de mangues (IRIN)

Les cultivateurs de mangues de la Casamance, une région du Sénégal au Sud de la Gambie, sont en train d’apprendre une méthode peu coûteuse d’attraper et de tuer les mouches qui font ravages sur leurs récoltes.

La production de mangues est devenue particulièrement importante dans la région de la Casamance, suite à un conflit civil qui a laissé une grande partie de ses terres agricoles truffées de mines. Les mines n’ont pas encore été enlevées, mais les vergers de mangues offrent aux agriculteurs une alternative. La production de mangues requiert beaucoup moins d’espace que les cultures traditionnellement cultivées dans la région tel que les arachides, la pastèque et le mil.

Au cours des quatre dernières années, les manguiers de la région ont été dévasté  par les mouches blanches, qui fixe leurs œufs dans les fruits qui murissent. Lorsque les œufs éclosent en larves, ils provoquent la pourriture des fruits et ceux-ci tombent au sol. C’est un problème que les agriculteurs travaillent à combattre avec des travailleurs agricoles du gouvernement ainsi que des organisations d’aide.

Au cours de la dernière saison de croissance, une technologie simple mais efficace a été testée. Des pièges qui attaquen et tuent ont été faits à partir de bouteilles d’eau recyclée et d’un mélange de méthyleugénol naturel - une substance qui attire les mouches - et un pesticide qui tue. Lors de l’essai, les attrape-mouches ont attiré et tué environ 60 000 mouches, chacun en une dizaine de jours.

Les pièges fabriqués localement coûtent environ 6 dollars américains, soit 4 Euros chacun, par rapport aux attrape-mouches importés qui se vendent pour un maximum de 27 dollars américains, soit 18 Euros chacun.

C’est un soulagement pour les agriculteurs qui peuvent perdre jusqu’à 90 % de leurs récoltes de mangues à cause de la mouche blanche.

Ces vergers de mangues sont devenus la première source de revenus pour de nombreuses familles, qui ont durement été touché par des manques de nourritures à cause des faibles pluies. Ils sont aussi une des seules cultures qui poussent bien durant la saison des pluies.
 
Ibou Goudiaby a cinq hectares de manguiers dans la région de la Casamance. Il dit que le nouveau piège permettra aux agriculteurs de récupérer leurs plantations, qui sont leur seule source de revenus, en attendant que l’élimination des mines se termine.

Les travailleurs agricoles du gouvernement et les organisations d’aide ont formé le premier groupe d’agriculteurs à utiliser les nouveaux pièges à mouche blanche, qui sont peu coûteux. Maintenant, ces agriculteurs forment d’autres producteurs de mangues. Ils vont commencer à utiliser les pièges prochainement, étant donné que les manguiers vont commencer à fleurir en janvier.

Les experts constatent que garder les plantations propres et exemptes de débris est la première ligne de défense contre la mouche blanche. Ils recommandent également que les fruits qui tombent de l’arbre soient enterrés au moins 50 centimètres sous le sol, afin d’empêcher toute larve présente dans le fruit d’atteindre la surface.

1 commentaires »

Gabon: Le mauvais état des routes entrave l’industrie bananière (Gabonews)

Le mauvais état des routes entraîne une augmentation des coûts de transport au Gabon et diminue les marges de profit dans l’industrie de la banane.

Les bananes font un long voyage des producteurs locaux vers les principaux marchés de la capitale (Libreville) et de la capitale économique (Port Gentil), en passant par les marchés d’intermédiaires à l’intérieur du pays..

En raison du mauvais état des routes et de fortes pluies comme celles que le pays a connu au cours des derniers mois, le trajet peut prendre jusqu’à 72 heures.

Les marchands disent que les coûts de transport ont augmenté de façon spectaculaire au cours de l’année passée, baissant le profit qu’ils peuvent faire avec la banane.

Pas de commentaires »

Ouganda: les conserveries de fruits font accroître la demande (The Monitor)

Les agriculteurs producteurs de fruits du district de Masaka en Ouganda devrait jouir d’une hausse de la demande pour leurs récoltes parce qu’un producteur de jus local va augmenter sa production.

La société appelée Creps fait des jus d’ananas, de fruit de la passion, de banane et de citron. Elle a commencé par la transformation du jus destiné à la vente sur les marchés locaux.  Après sa dernière poussée de croissance, la compagnie atteint un marché beaucoup plus vaste, y compris la capitale, Kampala.

Maintenant, elle emploie 20 personnes et la société affirme qu’elle peut traiter 1000 harasses de jus de fruits embouteillés par mois.

Pas de commentaires »