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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Numéro 10

Salutations de l’équipe ARH !

Nous espérons que vous avez tous passé une bonne semaine. Nous savons que ça a été une semaine palpitante pour les fans de football avec la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. En fait, il semble que nous pouvons encore entendre les supporters camerounais pleurer la défaite de leur équipe contre les égyptiens… jusqu’au Canada!

Nous sommes heureux de vous présenter un autre article sur l’agriculture et la sécurité alimentaire. Cette semaine, nous poursuivons notre série sur les conflits et la sécurité alimentaire, avec un article sur la façon dont les ex-combattants d’un certain nombre de conflits maintenant résolus ont récemment réintégré la société grâce à l’agriculture. Nous avons également d’importantes informations pour vous, qui nous parviennent du Mali, où une dangereuse toxine a été trouvée dans l’huile de cuisson utilisée par la plupart des familles maliennes. Enfin, nous vous proposons l’histoire d’un entrepreneur sud-africain, qui a créé plus de 200 emplois dans le secteur rural en modernisant la production d’une boisson traditionnelle.

Nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont soumis leurs commentaires la semaine dernière, par courrier électronique et par l’intermédiaire de notre sondage des partenaires. Il est important que vous nous donniez vos opinions sur les histoires qui vous intéressent et surtout celles qui intéressent vos auditeurs. Rappelez-vous que si vous souhaitez partager des histoires de votre région sur l’agriculture ou la sécurité alimentaire, vous pouvez toujours le faire en laissant un commentaire sur le site Web d’ARH: http://hebdo.farmradio.org/. Vous pouvez aussi envoyer des idées d’articles à Heather Miller, la rédactrice-en-chef d’Agro Radio Hebdo, à l’adresse : hmiller@farmradio.org.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Afrique : la réintégration économique des ex-combattants grâce à l’agriculture (Diverses sources)
2. Mali: Les Maliens utilisent de l’huile toxique pour la cuisson des aliments (United Nations’ Integrated Regional Information Networks)
3. Afrique du Sud: Une ancienne boisson à Eastern Cape crée des opportunités d’emploi (Diverses sources)

Évènement à venir

-29 février 2008: Date limite pour soumettre une proposition à OURMedia7

Banque de ressources pour la radio

-La création de feuilletons radiophoniques participatifs avec les enfants

Les actions du RRRPD

-Agro Radio Hebdo a besoin de votre contribution pour marquer la Journée internationale des femmes!

Le texte radiophonique du RRRPD de la semaine

-Garder la nourriture saine

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1. Afrique : la réintégration économique des ex-combattants grâce à l’agriculture (Diverses sources)

Haja Sheriff était milicienne pro-gouvernementale durant la récente guerre civile au Libéria. Elle a troqué son arme de guerre pour des outils agricole car elle aimerait maintenant labourer la terre. Mme Sheriff partage ses espoirs de réintégrer la société civile avec des centaines de milliers d’autres ex-combattants d’Afrique.

Alors que de plus en plus d’accords de paix se concrétisent, un nombre croissant d’anciens soldats et de rebelles participent aux programmes de désarmement, de démobilisation et de réinsertion ou “DDR”. Certains ex-combattants se tournent vers l’agriculture pour réintégrer la vie civile.

Dieubéni a 34 ans et il était militaire. Maintenant, Dieubéni preside l’Association de Développement Agro Pastoral à Boyrabe, en République Centrafricaine. Il a choisi d’accomplir sa réintégration en élevant des porcs. Pour maximiser les chances de pérennisation de son activité, il s’est associé avec 20 autres ex-combattants pour créer ce regroupement d’éleveurs de viande. Ensemble, ils produisent de la viande en grande quantité, achètent des produits vétérinaires et influencent les prix du marché.

Selon l’African journal on conflict resolution, les ex-combattants qui ont cherché un emploi dans l’agriculture ont obtenu de meilleurs résultats que les bénéficiaires d’autres formations car l’agriculture offre un moyen d’assurer leur survie même en l’absence d’opportunités sur le marché du travail.

Abel Da Silva est le directeur de la production et de la modernisation au Ministère de la Défense en Guinée-Bissau. M. Da Silva a récemment annoncé que 3000 ex-militaires démobilisés seront orientés vers un projet gouvernemental de culture et d’élevage, destiné à produire, entre autres, du riz et de la canne à sucre dans trois fermes situées dans la région de Bafata, dans la partie est du pays.

La République Démocratique du Congo offre aussi des programmes de réinsertion en élevage et en agriculture à ses ex-combattants. Des anciens soldats des villages périphériques de la région de Bunia ont été initiés à des techniques agricoles durant quatre mois en 2007. Chacun d’eux a reçu une brouette, une bêche, une pelle, deux houes, une pioche, une machette ainsi qu’un arrosoir. Avec ces instruments agricoles, ils pourront labourer leurs terres et nourrir leurs familles.

Toutefois, la réintégration par l’agriculture n’est pas toujours l’option la plus populaire. Selon une étude de cas effectuée en Sierra Léone, seulement 15 % des ex-combattants avaient choisi un programme de réinsertion agricole. Les raisons pour ce faible taux étaient diverses. Par exemple, les jeunes ex-combattants démontraient très peu d’intérêt pour l’agriculture et n’étaient pas attirés par la vie en milieu rural. Ce sont souvent ceux qui ont déjà une expérience agricole qui choisissent la réinsertion par l’agriculture.

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2. Mali: Les Maliens utilisent de l’huile toxique pour la cuisson des aliments (United Nations’ Integrated Regional Information Networks)

L’huile de cuisine utilisée par la plupart des Maliens contient une substance toxique qui peut causer de graves problèmes de santé chez les hommes et les femmes. La plupart des huiles de cuisine au Mali viennent des plantes de coton. Mais ces plantes produisent un composé chimique appelé le gossypol, qui protège naturellement contre les dommages causés par les insectes. Afin que l’huile de coton soit sans danger pour la consommation humaine, le gossypol doit être extrait lors du processus de raffinage.

Cependant, une récente enquête du gouvernement a conclu que la plupart des producteurs d’huile de coton n’ont pas l’équipement nécessaire pour retirer le gossypol. Par conséquence, plus de 100 usines d’huile de coton ont été forcées de fermer leurs portes.

Les médecins au Mali expliquent que le gossypol peut causer de nombreux problèmes de santé, notamment la stérilité permanente chez les hommes et des menstruations irrégulières et des fausses couches chez les femmes. La consommation de gossypol a également été liée à l’insuffisance cardiaque et au cancer.

Des producteurs locaux de coton sont la principale source d’huile de cuisson pour la majorité des Maliens. Comme la plupart des gens, Seydou Samaké cuisinesouvent avec l’huile de coton. Il est furieux que le gouvernement n’ait pas assez fait pour réguler les raffineries d’huile de coton et protéger la santé publique.

Les groupes de défense des droits des consommateurs demandent au gouvernement de faire davantage pour assurer la salubrité de l’huile de coton. Ils disent que les huiles de cuisson doivent être étiquetées afin que les consommateurs sachent leur origine. Ils veulent aussi que le gouvernement mène une campagne d’éducation publique pour informer les gens des risques associés à la consommation d’huile de coton non raffinée.

Pendant ce temps, un grand nombre de petits producteurs d’huile de coton disent qu’ils ne peuvent pas s’offrir le matériel de raffinage qui permet d’extraire le gossypol. Seydou Traoré est un producteur d’huile de coton à Fana, l’un des principaux sites de production de coton de la région. Il dit qu’il va vendre son usine parce qu’il ne peut pas se permettre de répondre aux exigences de sécurité.

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3. Afrique du Sud: Une ancienne boisson à Eastern Cape crée des opportunités d’emploi (Diverses sources)

Garth Cambray regarde attentivement à travers la petite fenêtre d’une machine à deux niveaux en acier inoxydable. Cette machine est sa propre création. Elle produit de l’hydromel, ou vin de miel, en grande quantité. M. Cambray est à l’affût de la moindre imperfection dans le processus. À l’intérieur de sa machine, il y a une ancienne recette de brassage. Le miel et l’eau se mélangent lentement à des herbes et des épices locales. Ce processus permet à la saveur d’infuser et produit de l’alcool. Au bas du processeur, plus de 300 bouteilles de liquide doré sont produites chaque jour.

Dr Cambray est le co-fondateur de Makana Meadery à Grahamstown, en Afrique du Sud. Son fermenteur d’hydromel en grande quantité est une technologie brevetée. La boisson de sa compagnie a mis Grahamstown sur la carte mondiale de l’hydromel. Elle a également permis de créer des emplois pour des centaines de résidents à Eastern Cape.

Dr Cambray a développé un intérêt pour les abeilles alors qu’il était étudiant au doctorat à l’Université de Rhodes. C’est durant cette période qu’il a eu connaissancede la variété locale d’hydromel appelé iQhilika. Cette boisson est brassée par le peuple Xhosa depuis des siècles.

Sa mission était d’inventer une machine qui peut recréer le processus traditionnel de brassage de l’iQhilika - mais plus rapidement. L’expérience a été un succès, et peu après que le Dr Cambray a terminé ses études de doctorat, le Makana Meadery était né.

En propulsant la boisson iQhilika dans le 21ème siècle, le Dr Cambray s’ouvre sur le monde extérieur. Makana Meadery envoie maintenant trois grandes cargaisons par an aux États-Unis. L’hydromel épicé qu’il utilise, dérivé de la recette traditionnelle xhosa, lui a valu deux fois de remporter de grands honneurs au Festival international de l’hydromel.

Avec le succès de sa compagnie s’est développée une demande croissante pour le miel. Et c’est peut-être la plus grande bénédiction pour l’économie du Eastern Cape.

Makana Meadery a formé plus de 200 personnes en apiculture. La compagnie offre deux cours - un pour aider les entrepreneurs à se lancer dans la production à petite échelle, et un autre pour les aider à élargir leurs opérations.

Dr Cambray a également créé des techniques à faible coût pour réduire les frais liés à l’apiculture. Un extracteur de miel est normalement l’équipement le plus cher qu’un nouvel apiculteur doit acheter. Heureusement, le Dr Cambray a conçu une version à coût réduit à partir d’une roue de vélo. La brasserie a même commencé à produire, à coût réduit, des ruches d’abeilles et des cadres à partir de conifères locaux.

Makana Meadery continue de grandir et de développer de nouveaux produits comme le chili hydromel, confectionné avec des piments locaux, du miel et des confitures faites avec des fruits locaux. Avec l’ouverture des marchés à l’exportation, le marché du miel à Eastern Cape continuera d’être une importante activité.

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