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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 18

Bienvenue à tous les lecteurs!

Avant de vous parler du contenu de l’édition d’Agro Radio Hebdo de cette semaine, une explication est nécessaire. À partir d’aujourd’hui, le Réseau de radios rurales des pays en développement (RRRPD) change officiellement de nom et s’appelle désormais Radios Rurales Internationales. Donc, tout au long de ce numéro d’ARH et pour toutes les éditions futures, nous ferons référence à l’organisation en utilisant le nom Radios Rurales Internationales. Pour de plus amples détails à propos de ce changement, vous pouvez vous référer à la section « Les actions des Radios Rurales Internationales » (anciennement nommé « Les actions du RRRPD ».)

Cette semaine, nous tenons à saluer tout particulièrement nos amis du Malawi. Il y a quelques semaines, les Radios Rurales Internationales ont organisé un forum à Lilongwe, au Malawi, auquel de nombreux radiodiffuseurs ont participé (de plus amples informations sur ce forum sont incluses dans la section Les actions des Radios Rurales Internationales). Nous sommes heureux de pouvoir dire que cinq participants de ce forum –– Hanke Marvin du Story Workshop, Calvin Kamchacha du Farmers Forum for Trade and Social Justice, Benson Nkhoma Somba de Galaxy Media, Patricia Kapulula du Malawi News Agency, and George Ntonya de G&A International –– sont devenus membres de la communauté ARH. Par conséquent, nous sommes heureux de vous offrir le premier reportage ARH qui nous vient du Malawi, à propos d’une coopérative de femmes qui ont appris quelques secrets pour réussir en affaires.

Nous présentons également deux histoires qui offrent de nouvelles réponses à une vieille question - comment les agriculteurs peuvent-ils tirer le meilleur profit de leurs champs? Nous constatons que certains agriculteurs burundais, frustrés par la hausse du coût des engrais chimiques, tentent d’utiliser des engrais alternatifs. En Ouganda, le gouvernement encourage les agriculteurs à mettre leurs houes de côté et à essayer une nouvelle technologie utilisant des « tracteurs à pieds ».

Si vous appréciez votre abonnement à Agro Radio Hebdo, nous vous invitons à partager des articles d’ARH avec vos collègues ou d’autres personnes qui pourraient être intéressées. À partir du site Web d’ARH, vous pouvez maintenant envoyer des articles par courrier électronique d’un simple clic! Allez découvrir cette nouvelle fonction sur notre site Web: http://hebdo.farmradio.org/. Aussi, pourquoi ne pas montrer à vos collègues ou à d’autres personnes intéressées comment ils peuvent s’inscrire gratuitement pour recevoir leur propre copie électronique d’ARH? Il suffit de remplir le formulaire d’inscription en ligne: http://farmradio.org/francais/fr_weekly_subscribe.asp.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

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Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Malawi: La valeur ajoutée améliore les bénéfices pour les producteurs de miel (Agro Radio Hebdo, Commonwealth News and Information Service)

2. Burundi: le son de riz peut être un substitut aux engrais chimiques (Syfia Grands Lacs)

3. Ouganda: Les « tracteurs à pieds » font gagner du temps et de l’argent (Agro Radio Hebdo, New Vision)

Évènement à venir

-6-9 Mai: Cours gratuit sur les TIC pour le développement

Banque de ressources pour la radio

-Cours en ligne sur comment faire des entrevues pour la radio

Les actions des Radio Rurales

-Le RRRPD est maintenant connu sous le nom des Radios Rurales Internationales

-Un réseau de radios rurales est créé lors d’un forum des parties prenantes au Malawi

Le texte radiophonique des Radios Rurales de la semaine

-Amélioration de la production de miel et de transformation dans les zones arides du Kenya

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1. Malawi: La valeur ajoutée améliore les bénéfices pour les producteurs de miel (Agro Radio Hebdo, Commonwealth News and Information Service)

Lorsqu’il s’agit de la vente de produits alimentaires, les premières impressions veulent tout dire. Du miel dégoulinant d’une bouteille en plastique n’est pas très attrayant, et sera mis en vente à un prix modique. Mais le même miel, emballé dans un pot de verre avec une jolie étiquette, peut attirer des clients et faire augmenter les profits. L’apiculture est une pratique traditionnelle dans de nombreuses régions du monde. Elle est aussi largement promue auprès des populations rurales comme un moyen de gagner de l’argent causant un impact minimal sur l’environnement. Mais une opération réussie exige à la fois une bonne compréhension des abeilles et un bon sens des affaires.

Janet Lowore est consultante pour l’ONG britannique « Bees for Developpement. » Elle a récemment collaboré avec les membres de la Mbaweme Women’s Cooperative Society à Mzuzu, au Malawi. Elle leur a appris à générer plus de profit avec leurs produits de ruche. Son cours a mis l’accent sur la valeur ajoutée et la diversification des produits.

Mme Lowore a expliqué que l’emballage peut être le moyen le plus important pour ajouter de la valeur à un produit. Par exemple, un miel de table joliment emballé est maintenant très demandé par les supermarchés et les boutiques malawiennes pour touristes.

En effect, un bel emballage est particulièrement important pour le marché du tourisme. Les visiteurs veulent souvent ramener des cadeaux authentiques, « fabriqués au Malawi », tels qu’une paire de bougies de cire d’abeille, surtout si elles sont décorées avec des fleurs séchées, ou peut-être avec certains tissus attrayants.

La coopérative de femmes a appris qu’elle doit ajouter une marge bénéficiaire pour chaque ajout de valeur, qu’il s’agisse d’une étiquette de bonne qualité ou d’un morceau de tissu.

Mme Lowore a également présenté aux femmes certains produits moins connus que les apiculteurs peuvent confectionner. Par exemple, les abeilles utilisent une substance appelée propolis pour sceller les petites lacunes dans leur ruche. Un apiculteur peut utiliser cette substance pour fabriquer des produits comme la teinture de propolis, qui traite les problèmes de gencives et les maux de gorge.

Cette formation s’inscrivait dans le cadre d’une initiative du gouvernement du Malawi pour l’émancipation des femmes. Le gouvernement reconnaît que les femmes entrepreneures ont un accès limité aux formations dont elles ont besoin pour établir des entreprises rentables.

La Mbaweme Women’s Cooperative Society a déjà reçu la formation et les fournitures nécessaires pour commencer l’apiculture. Avec les stratégies de marketing qu’elles ont appris de Mme Lowore, leurs produits seront sûrement très populaires. À la fin de leur formation, le groupe avait déjà reçu des commandes pour leur nouveau produit, des bougies de cire d’abeille fait à la main. Les membres de la coopérative envisagent de transmettre leurs connaissances sur la valeur ajoutée et la diversification des produits à d’autres groupes de femmes.

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2. Burundi: le son de riz peut être un substitut aux engrais chimiques (Syfia Grands Lacs)

Sur la ferme de Dismas Nsabimana dans le nord du Burundi, le sol est infertile et les conditions météorologiques sont peu fiables. L’engrais est donc une nécessité. Mais les engrais chimiques sont devenus beaucoup trop chers. Parfois, les engrais chimiques sont impossibles à trouver. Les engrais biologiques comme le fumier et le compost sont également difficiles à trouver. Par conséquent, M. Nsabimana est resté pendant plus d’un an sans récolte.La solution à son problème est surprenante: l’enveloppe qui entoure les grains de riz. Le son de riz est une partie de la coque, qui est généralement enlevée pendant le décorticage du grain de riz. Le son de riz est devenu un engrais populaire dans certaines parties du Burundi. M. Nsabimana dit que le son de riz n’est pas aussi efficace que l’engrais chimique mais il est suffisamment efficace pour sauver ses récoltes.

La province burundaise de Ngozi est densément peuplée, et toutes les terres agricoles disponibles sont utilisées. Les agriculteurs ne peuvent pas se permettre de laisser leurs terres en jachère, un processus qui restaure naturellement les éléments nutritifs du sol. Il n’y a pas non plus assez d’herbe pour produire des engrais organiques. Donc, quand les engrais chimiques ont atteint des prix si élevés que les agriculteurs qui les utilisaient habituellement ne pouvaient plus faire de profit, le son de riz est devenu la meilleure alternative disponible.

Le son de riz contient trois éléments nutritifs requis pour la croissance des plantes : l’azote, le phosphore et le potassium. Il se vend pour environ 100 francs burundais par kilogramme (moins de 10 cents américains, soit 0,05 euros), au cours de la saison de croissance. À ce prix, les agriculteurs peuvent acheter environ 20 sacs de son de riz pour le coût moyen d’un sac d’engrais chimiques.

Désiré Sabushimike a une machine de décorticage de riz et vend le son de riz. Avant, il ne vendait le son de riz qu’aux agriculteurs qui l’utilisaient pour nourrir leur bétails, leurs porcs et leurs poulets. Mais, depuis environ un and et demi, les agriculteurs achètent aussi le son de riz pour fertiliser leurs champs.

Les agriculteurs appliquent le son de riz à la main. Étant donné que le décorticage du riz se fait avec une machine, les particules de son de riz sont de différentes tailles, ce qui fait que certaines particules se décomposent rapidement tandis que d’autres restent dans le sol et se décomposent peu à peu, ajoutant des éléments nutritifs dans le sol au fil du temps.

Étienne Barinakandi est chargée de recherche à l’Institut des sciences agronomiques du Burundi. Il a étudié l’efficacité du son de riz comme engrais. Il résume l’efficacité du son de riz de la façon suivante: sur une parcelle de terre où l’on peut cultiver 100 kg de haricots avec des engrais chimiques, on peut cultiver 70 kg de haricots avec le son de riz. Dans la province de Ngozi, les agriculteurs comme M. Nsabimana considèrent que c’est mieux que rien!

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3. Ouganda: Les « tracteurs à pieds » font gagner du temps et de l’argent (Agro Radio Hebdo, New Vision)

Un agriculteur qui prépare un champ avec une houe à main est une image courante dans les collectivités rurales de l’Ouganda. La plupart des petits agriculteurs en Ouganda préparent leurs terres pour la plantation de cette façon. C’est un processus long et difficile, mais peu de petits agriculteurs ougandais peuvent se permettre d’acheter des tracteurs pour faire le travail plus rapidement. Toutefois, le gouvernement ougandais estime qu’il a trouvé une bonne alternative. Lors d’un récent voyage en Thaïlande, un représentant du ministère de l’Agriculture a remarqué que les agriculteurs de ce pays utilisent des tracteurs à deux roues. Les tracteurs sont appelés des «tracteurs à pieds », parce que les agriculteurs marchent derrière les tracteurs tout en les poussant.

Les « tracteurs à pieds » sont beaucoup moins chers que les tracteurs conventionnels. Leur utilisation revient également moins cher parce qu’ils nécessitent moins de carburant au diesel. Le gouvernement a acheté 50 de ces « tracteurs à pieds » et planifie de les rendre accessibles à des groupes d’agriculteurs par le biais d’un programme de prêts.

La distribution des « tracteurs à pieds » se fera par l’entremise des National Agricultural Advisory Services ou les NAADS, qui effectuent les services de vulgarisation du gouvernement. Alice Nakagwa est agente d’information pour les NAADS. Elle dit que l’introduction des « tracteurs à pieds » fait partie des efforts du gouvernement pour encourager la mécanisation de l’agriculture.

Mme Nakagwa dit que les « tracteurs à pieds » sont livrés avec divers accessoires, pour servir à des fonctions variées. Par exemple, le hersage, c’est-à-dire la désagrégation des terres en vue de la plantation, pourrait être réalisé pour un coût de 25 000 shillings ougandais (environ 15 dollars américains ou 10 euros) par acre pour couvrir le coût de l’équipement et de la main-d’œuvre. Cela représente environ un tiers du coût de l’équipement et de la main-d’œuvre pour le hersage de la terre avec tracteur conventionnel, et encore moins que le coût d’utilisation des charrues à bœufs.

Les « tracteurs à pieds » peuvent aussi être utilisés pour créer les crêtes nécessaires pour certains légumes-racines comme la pomme de terre. D’autres accessoires peuvent être utilisés pour le désherbage et pour l’irrigation. Le moteur diesel de ce tracteur peut également être utilisé pour le décorticage du maïs et du riz.

Les « tracteurs à pieds » sont maintenant fabriqués et vendus en Ouganda grâce à la Marubeni Corporation. Le coût est encore beaucoup trop élevé pour les petits agriculteurs, car il coûte 4,5 millions de shillings ougandais (environ 2700 dollars américains, soit 1700 euros). Les NAADS espèrent que les « tracteurs à pieds » seront achetés et utilisés par les fora d’agriculteurs dans les sous-comtés de l’Ouganda. Chaque forum d’agriculteurs compte environ 200 agriculteurs.

Le gouvernement s’attend à ce que l’utilisation des « tracteurs à pieds » augmente la productivité des exploitations agricoles, ce qui pourrait améliorer la sécurité alimentaire et les revenus ruraux.

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