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Numéro 02

2. Indonésie: “Fonds d’adaptation” à l’ordre du jour lors d’une convention des Nations Unies (Sources diverses)

Un fonds d’adaptation pour aider les pays en développement à faire face aux changements climatiques est à l’ordre du jour d’une convention des Nations Unies qui a lieu cette semaine en Indonésie.

Des représentants de plus de 180 pays sont réunis pour négocier un plan pour lutter contre les changements climatiques. Yvo De Boer est le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. De Boer affirme que l’un des objectifs de la présente réunion est de mettre en œuvre le fonds d’adaptation.

Le fonds d’adaptation a été créé il y a 10 ans, dans le cadre du Protocole de Kyoto sur les changements climatiques. Le fonds a été conçu pour recueillir l’argent des pays les plus riches du monde - qui contribuent le plus aux changements climatiques - afin d’aider les pays en développement à faire face aux effets négatifs des changements climatiques.

En particulier, le fonds d’adaptation a été conçu pour protéger et réhabiliter les zones touchées par la sécheresse et la désertification, particulièrement en Afrique, et pour aider les pays insulaires et côtiers à faire face à la montée des eaux.

À ce jour, environ 67 millions de dollars américains ont été collectés pour le fonds d’adaptation mais les fonds n’ont pas encore été attribués. Des représentants de certains pays en développement ainsi que des ONG impliquées dans la coopération internationale veulent un plan qui assurerait des contributions régulières à ce fonds et la distribution rapide des fonds collectés.

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3. Kenya: Le contrôle des pâturages peut réhabiliter les sols assèchés des prairies (Business Daily)

Les agriculteurs du district de Laikipia, au Kenya, testent actuellement une méthode de réhabilitation des prairies asséchées avec des méthodes à faible technologie. La nouvelle stratégie fait appel à la capacité du bétail à labourer et fertiliser les pâturages alors que les animaux broutent.

Un ranch communautaire de 300 acres a fait partie d’un projet pilote visant à accroître la fertilité des terres par un contrôle minutieux des pâturages de quelques 1 000 bovins et caprins.

De gros troupeaux de bétail sont conduits dans des zones contrôlées où leurs sabots labourent les sols et leurs excréments jouent le rôle d’engrais naturel. Cette méthode rend les terres plus réceptives aux semences déposées dans le fumier. Elle aide aussi la terre à absorber les précipitations, qui sont rares dans le district de Laikipia.

Quand la pluie arrive, les animaux passent du pâturage qu’ils ont préparé à une nouvelle parcelle de terre, laissant les plantes pousser sur la parcelle de terre précédente.

La stratégie a été introduite dans cette région par une ONG américaine appelée Holistic Management International. L’organisation encourage plusieurs méthodes à faible technologie qu’elle dit être des solutions aux changements climatiques, autant aux États-Unis que dans les pays en développement.

L’objectif du procédé des pâturages contrôlés est de récupérer les terres qui sont asséchées secondairement à l’évolution des conditions météorologiques et au surpâturage. L’accroissement en nombre de pâturages fertiles devrait conduire à améliorer les moyens d’existence des éleveurs car leur bétail sera mieux nourri.

Bien que le projet dans le district de Laikipia en est à la phase pilote, de nombreux membres de la communauté se sont rendus au ranch communautaire pour obtenir des informations sur cette méthode de restauration des sols.

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4. Zambie: Des mesures de contrôle sont prises pour détruire des mauvaises herbes (Inter Press Service)

Des mesures de contrôle sont en cours pour s’attaquer à une mauvaise herbe qui aurait détruit près de 3 000 hectares de pâturage dans une des zones humides de la Zambie, connue sous le nom de Kafue Flats.

Le Mimosa pigra est mauvaise herbe originaire du Mexique qui prospère en périphérie des plaines inondables et à proximité des barrages. Dans les Kafue Flats, ces mêmes conditions ont toujours favorisé la croissance des plantes indigènes qui fournissent des pâturages pour le bétail et les animaux sauvages. Mais depuis les années 1980, le Mimosa pigra a envahi de plus en plus de pâturages, les remplaçant par des bosquets denses.

Highvie Hamududu est un membre du parlement qui représente une partie de la zone touchée par la mauvaise herbe Mimosa pigra. Il a déclaré qu’une réaction urgente est nécessaire pour faire en sorte que les pâturages soient accessibles aux animaux.

On estime qu’une diminution régulière des précipitations dans les Kafue Flats a favorisé la croissance de la mauvaise herbe Mimosa pigra en limitant les inondations. La construction de barrages sur les deux extrémités de la plaine d’inondation crée également des conditions plus favorables à la mauvaise herbe.

Une fois qu’une herbe est établie sur une grande surface, des mesures intensives telles que de l’épandage aérien d’herbicides sont nécessaires. Une coalition de partis préoccupés par la propagation du Mimosa pigra dans les Kafue Flats dit avoir éliminé 100 hectares de la mauvaise herbe cette année et planifie d’en éliminer 1 000 hectares dans les deux prochaines années.

Le mimosa pigra est considéré comme l’une des 100 espèces les plus envahissantes, et a créé des problèmes pour les éleveurs dans de nombreux pays en envahissant des pâturages. L’Éthiopie, le Ghana et l’Ouganda ont tous dû relever le défi de contrôler les mauvaises herbes.

Heureusement, il existe une option de contrôle relativement simple à la disposition des agriculteurs et des éleveurs qui trouvent de petites infestations de Mimosa pigra sur leurs terres. il suffit d’arracher chaque plante, en prennent soin d’éliminer la racine autant que possible; ensuite la plante doit être brûlée. L’endroit où la mauvaise herbe a été découverte doit être vérifié régulièrement afin d’éviter une nouvelle croissance.

Le Mimosa pigra est un arbuste épineux qui peut atteindre une hauteur de deux à six mètres. La mauvaise herbe a des tiges vertes qui deviennent ligneuses lorsqu’elle mature et les feuilles vertes, qui ressemblent à de la fougère, se plient la nuit ou lorsqu’on les touche. La fleur du Mimosa pigra est de couleur rose-mauve et a un diamètre de 10 à 20 millimètres.

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5. Kenya: Le gouvernement se prépare à lutter contre les criquets pèlerins (Business Daily)

Le gouvernement kenyan se prépare à utiliser jusqu’à 10 000 litres de pesticides dans le but de contrôler les criquets pèlerins qui menacent les cultures et les pâturages dans le nord-est du pays.

Des petits essaims de criquets pèlerins ont commencé à attaquer les cultures et les pâturages dans le district de Mandera le mois dernier. Mais une menace encore plus grande est celle que constituent les œufs pondus par ces essaims, qui sont appelés à devenir des nymphes, avec des ailes qui apparaîtront progressivement cette semaine.

Des officiers agricoles planifient d’attaquer la nouvelle vague de criquets au stade de nymphe, avant qu’ils ne développent des ailes et ne commencent à se déplacer en grand nombre. Pas moins de 30 véhicules et trois avions seront utilisés dans la campagne de pulvérisation.

Les bergers dans les districts de Mandera et Kalala du Kenya ont été avertis la semaine dernière. Ils devront déplacer leurs troupeaux hors de la zone, de façon à ne pas être exposés à des pesticides.

Romano Kiome est le secrétaire permanent du Ministère de l’Agriculture au Kenya. Il dit que le Ministère est déterminé à lutter contre le ravageur qui pourrait être catastrophique pour les moyens de subsistance des communautés touchées. Les criquets pèlerins peuvent détruire des cultures et des pâturages très vite car au stade adulte, ils mangent autant que leur propre poids en végétation chaque jour.

Les essaims de criquets pèlerins constituent également un danger dans la région du Delta de Tokar au Soudan, sur la côte de la Mer Rouge.

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6. Soudan: la FAO travaille à contrôler la fièvre de la vallée du Rift dans les populations animales (Agro Radio Hebdo)

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture collabore avec les autorités au Soudan pour empêcher la propagation de la fièvre de la vallée du Rift chez les animaux dans l’est du pays.

Plus de 160 personnes sont mortes dans la flambée actuelle de la fièvre de la vallée du Rift. Les experts disent que lorsque la maladie atteint l’homme, elle est généralement déjà bien ancrée dans les populations animales telles que les bovins et les ovins. Les humains peuvent être contaminés lorsqu’ils manipulent des animaux infectés, ou le sang ou les tissus d’animaux infectés. Les moustiques peuvent aussi transmettre la maladie des animaux infectés à l’homme.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture soutient les efforts déployés par le Soudan pour tester et mettre en quarantaine les animaux dans les zones à haut risque. Il s’agit notamment des zones où il y a eu des cas humains de fièvre de la vallée du Rift, où le bétail a montré des signes de la maladie, ou là où il existe des concentrations élevées de moustiques ou d’autres insectes qui peuvent propager la maladie.

Les signes les plus évidents de la fièvre de la vallée du Rift dans le bétail sont la mort de jeunes animaux et les avortements spontanés- la plupart des femelles enceintes qui contractent la maladie perdront leur fœtus.

L’Organisation mondiale de la santé a conseillé aux personnes qui manipulent des animaux malades ou qui font l’abattage d’animaux de porter des équipements de protection, y compris des masques et des gants. La population est également invitée à se prémunir contre les piqûres de moustique.

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