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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

numéro 22

Notes aux radiodiffuseurs sur les pesticides pour les aliments entreposés:

L’attention de la nation nigériane a été captivée par l’histoire de la centaine d’élèves de l’École gouvernementale pour filles conduites d’urgence à l’hôpital après ingestion de haricots toxiques. Cependant, aussi effrayante qu’ait été cette situation, elle ne représente qu’une petite fraction du nombre d’intoxications aiguës aux pesticides qui surviennent chaque jour, au Nigéria et dans le monde. Les estimations du nombre de personnes qui meurent chaque année d’une intoxication aiguë aux pesticides varient entre 200 000 et 300 000. Et des millions d’autres personnes souffrent de maladies dues à une exposition directe aux pesticides.

L’intoxication aiguë aux pesticides est souvent le résultat d’une application adéquate par les agriculteurs, les commerçants ou d’autres personnes essayant de prévenir les dégâts causés par les ravageurs durant l’entreposage des aliments. Comme notre histoire le démontre, l’utilisation inadéquate de pesticides n’est pas seulement dangereuse pour les consommateurs, elle peut aussi annuler l’efficacité du produit pour la prévention des dégâts dus aux ravageurs. L’histoire de cette semaine offre quelques directives de base pour les agriculteurs qui utilisent des pesticides pour les aliments entreposés. Pour plus d’information sur les mesures que peuvent prendre les agriculteurs pour réduire les risques pour leur propre santé, leur communauté et les consommateurs, veuillez consulter les guides ci-dessous :

-« Prévention des risques pour la santé liés à l’utilisation de pesticides en agriculture »(site web de l’Organisation mondiale de la santé) : http://whqlibdoc.who.int/pwh/2001/9241590998.pdf

- « Risques et conséquences de l’utilisation inadéquate des pesticides dans le traitement des produits entreposés » (site Web de la FAO) :
http://www.fao.org/wairdocs/X5007E/X5007e00.HTM

Pour des spots publicitaires radio sur la sécurité des pesticides et pour des scripts sur les alternatives biologiques aux pesticides pour les aliments entreposés, veuillez consulter les sources suivantes :

- « Annonces radio : Protégez votre santé et la collectivité contre les pesticides et les engrais agricoles » (Pochette 83, Texte 4, mars 2008)

- « De la poudre de petit piment pour conserver les semences de riz » (Pochette 81, Texte 2, août 2007)

- « Une plante locale protège les réserves de grains contre les ravageurs » (Pochette 81, Texte 1, août 2007)

- « Protéger les céréales stockées contre les dégâts causés par les coléoptères » (Pochette 72, Texte 7, septembre 2004)

Finalement, voici deux idées de programmes de radio qui pourraient contribuer à la sensibilisation en matière d’utilisation sécuritaire des pesticides pour les aliments entreposés :
-Contactez des hôpitaux, des cliniques ou d’autres organisations de santé dans votre localité pour établir à quelle fréquence les intoxications alimentaires se produisent dans votre communauté. Quelles sortes de pesticides causent ces intoxications dans votre région et comment les personnes qui en sont victimes entrent-elles en contact avec ces produits? Ensuite, parlez avec des représentants d’organisations d’agriculteurs, un agent de vulgarisation agricole ou un expert en sécurité alimentaire. Selon ces experts, quelles mesures les agriculteurs, les commerçants et les consommateurs devraient-ils prendre pour prévenir la répétition de telles intoxications à l’avenir?

-Demandez aux organisations d’agriculteurs si certains fermiers de votre région ont essayé avec succès des méthodes biologiques pour préserver les aliments entreposés contre les ravageurs. Vous pouvez peut-être monter un programme de radio qui illustrer une alternative aux pesticides pour les aliments entreposées, en vous basant sur les modèles de textes radiophoniques dans la liste ci-dessus.

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Notes aux radiodiffuseurs sur les légumes traditionnels :

Une des nombreuses raisons à l’origine du renchérissement marqué des denrées alimentaires ces derniers mois est l’augmentation du prix des intrants, en particulier les engrais. Le coût élevé des intrants réduit aussi les profits de certains agriculteurs, malgré le fait que les consommateurs doivent payer plus cher. Face à ces défis, les plantes traditionnelles, plus faciles à cultiver, suscitent l’intérêt. Les cultures traditionnelles se sont adaptées aux conditions climatiques locales au cours des siècles. Elles sont habituellement plus résistantes à la sécheresse et aux ravageurs, et exigent moins d’engrais. Cependant, de nombreux légumes traditionnels, tels que les solanacées, la plante araignée et les amaranthes, ont été ignorées par la plupart des agriculteurs et des consommateurs pendant des années, malgré leurs remarquables résistance et valeur nutritionnelle.

Plusieurs organisations travaillent avec des agriculteurs africains pour aider à raviver l’intérêt pour ces cultures traditionnelles ‘‘oubliées’’. Pour plus d’information, veuillez consulter les ressources suivantes :

- « Les cultures perdues de l’Afrique : volume II : les légumes », une publication de la National Academies Press : http://www.nap.edu/catalog.php?record_id=11763

- Unité de facilitation globale pour les cultures sous-utilisées, un blog sur les cultures présentant des valeurs nutritionnelle et économique insoupçonnées: http://www.underutilized-species-blog.org/

Vous pouvez aussi revoir les histoires publiées dans des numéros passées d’ARH, sur les fruits et les grains traditionnels :

- « Le déclin de fruits sauvages d’une importance vitale » (ARH numéro 12, février 2008)

- « La redécouverte des cultures traditionnelles aide les agriculteurs à mieux s’adapter aux changements climatiques » (ARH numéro 2, décembre 2007)

Vous pouvez également considérer animer une session où vous inviteriez les auditeurs à vous appeler ou à vous envoyer des messages-texte en ondes, et vous auriez ainsi une discussion sur les légumes traditionnels cultivés et appréciés dans votre région :

- Quels légumes traditionnels sont cultivés dans votre région? Est-ce que quelqu’un sait si la variété ou la quantité des légumes traditionnels cultivés ont augmenté ou diminué ces dernières décennies?

- Y-a-t-il des légumes traditionnels qui ont été cultivées par des générations précédentes, mais qui ne sont plus cultivés? Existe-t-il des cultures sauvages qui ont été utilisés par le passé, mais qui ne le sont plus présentement ?

- Où ces légumes traditionnels poussent-ils (par exemple, dans des petits jardins familiaux, sur des fermes commerciales, dans la nature)? Dans quelle mesure est-il plus difficile de produire des légumes traditionnels, en comparaison avec les légumes non locaux et exotiques?

- En quoi les légumes traditionnels diffèrent-ils des légumes non locaux et des légumes exotiques, en matière de goût et d’utilisation? Est-ce que vos auditeurs savent combien ils sont différents sur le plan nutritionnel?

- Quelles sont les différences de prix entre les légumes traditionnels et les légumes exotiques sur les marchés locaux? Quelle est la différence entre les marges de profits pour les agriculteurs cultivant des légumes traditionnels et ceux produisant d’autres cultures?

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Notes aux radiodiffuseurs sur la résolution de conflits :

Bien trop souvent, on entend parler de tensions qui dégénèrent en violence, entre les bergers et les agriculteurs. La source de ces conflits est généralement la terre ou l’eau, deux ressources naturelles essentielles à la vie quotidienne des deux groupes. Les experts qui étudient les tendances relatives aux conflits s’inquiètent du fait que la raréfaction grandissante de ces ressources, qui résulte de la croissance de la population et des changements climatiques, pourrait conduire à davantage de conflits. Pour cette raison, les relations amicales et de coopération entre les agriculteurs et les bergers des villages de Gereigikh et d’Iyal Ali, dans l’état du Kordofan Nord, au Soudan, sont à la fois émouvantes et importantes.

Cette histoire explique comment les deux groupes dans ces deux villages en sont venus à se comprendre mutuellement et à valoriser les produits et les services fournis par l’un et par l’autre. Cette histoire décrit aussi les mécanismes traditionnels qui régulent la résolution de conflits, quand ceux-ci se déclarent. Les textes suivants décrivent des situations fictives de conflits réels pouvant survenir dans la communauté. Ils suggèrent les raisons pour lesquelles un conflit relatif aux ressources liées à la terre et à l’eau peut devenir si litigieux, et ils proposent quelques approches de résolution :

- « Conflits au sujet des ressources naturelles : récit » (Pochette 67, Texte 7, juin 2003)

- « Différend au sujet d’un cours d’eau sacré : des villageois décrivent le conflit » (Pochette 67, Texte 6, juin 2003)

Que les communautés de votre région soient sujettes à un conflit violent ou simplement aux tensions qui arrivent partout où des ressources doivent être partagées, vous pouvez considérer le rôle que votre organisation de radio peut jouer dans la résolution de ce conflit. Les ressources suivantes, qui proviennent d’éditions passées d’ARH (section Banque de ressources radio), pourraient vous aider à démarrer :

- « Utilisation de la radio pour aider les communautés à parler», par la Straight Talk Foundation

- « Une check-list pour un journalisme sensible aux conflits », par l’Institut pour les media, les politiques et la société civile, et le soutien médiatique international

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14 au 18 Juillet: Un cours qui s’intitule ‘International News’ pour les journalistes africains francophones

La Fondation Reuters offre le cours « International News » pour les journalistes africains francophones, à Dakar, au Sénégal, du 14 au 18 Juillet. En utilisant des exercices pratiques, le cours portera sur une variété de sujets en journalisme, y compris la brève et la synthèse ainsi que les nouvelles économiques et internationales.
Des bourses sont disponibles pour couvrir le transport, le logement et un per diem modeste. La date limite pour soumettre sa candidature est le 2 juin.
Pour de plus amples renseignements, visitez le site Web: http://www.reuterslink.org/courses/techiquesjournalistiques_dakar_july08.htm, ou par courrier électronique: foundation@reuters.com.

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De nouvelles TIC pour la radio rurale (par Mark Leclair, stagiaire des Radios Rurales Internationales)

Même si la radio est de loin la forme de technologie de l’information et des communications (TIC) la plus accessible et la plus disponible pour la majorité des populations de l’Afrique rurale, de nouvelles TIC offrent la possibilité d’étendre la portée et l’interactivité des émissions. Cet article présente quelques nouvelles TIC qui pourraient être utiles pour les radiodiffuseurs.

Messages textes (SMS)
La popularité foudroyante des téléphones mobiles en Afrique, offre entre les radiodiffuseurs et leur auditoire, un lien direct qui peut améliorer l’interactivité. Le service d’envoi de messages courts (SMS), également appelé “messages textes”, peut être un outil très utile pour bâtir un moyen de communication interactif avec un auditoire. Comme dans les émissions en tribune libre, les messages textes peuvent être utilisés par les agriculteurs pour poser des questions sur les sujets des émissions précédentes. Les radiodiffuseurs de certains pays peuvent même utiliser des services de messages textes en vrac sur Internet (http://bulksms.2way.co.za/, http://www.eztexting.com/) (en anglais seulement) pour envoyer à leur auditoire des informations sur les émissions radiophoniques. Imaginez de pouvoir envoyer des messages sur les prix du marché pour les cultures ou avertir les auditoires en cas d’intempéries graves!

Wikipedia et les blogues
Wikipedia a envahi massivement le monde en nous montrant le potentiel existant lorsque les gens collaborent pour afficher et réviser des informations sur le Web. Une page Web sur le Wiki offre des possibilités d’apprendre et d’adapter la mine de renseignements détenus par les agriculteurs et les radiodiffuseurs. Des blogues pourraient servir à tenir les auditeurs au courant des renseignements déjà diffusés et à donner accès aux textes radiophoniques utilisés en ondes. Pour voir un exemple de blogue ayant un contenu agricole local, veuillez consulter le site http://celac.wordpress.com/ (en anglais seulement).

Technologies de diffusion numérique
Il est techniquement simple de diffuser des fichiers audio-numériques comme des MP3 et cela permet aux radiodiffuseurs d’utiliser des émissions qui sont disponibles en ligne. De même, les lecteurs portatifs MP3 dotés d’une capacité d’enregistrement de la voix peuvent permettre de réaliser des entrevues sur le terrain, qui peuvent être facilement transférées sur ordinateur et diffusées sur des canaux en MF. Le “podcasting”, le téléchargement et la lecture audio en transit sont devenus des moyens populaires de créer un contenu durable pour l’auditoire en rendant des émissions radiophoniques disponibles en ligne. Les organismes suivants ont des fichiers audio, portant sur différents sujets, qui sont disponibles sur leurs sites Web :

1. Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) : http://www.panosaudio.org/
2. West Africa Democracy Radio (WADR) : http://www.wadr.org/
3. CTA – Dossiers Techniques de Radio Rurale http://ruralradio.cta.int/fr/index.html

Si vous avez des exemples démontrant comment les TIC vous aident dans votre travail radiophonique, nous aimerions en entendre parler et les partager avec d’autres organismes radiophoniques par le biais du bulletin ARH et dans les prochains numéros du magazine échos. Veuillez envoyer vos récits à Blythe McKay à bmckay@farmradio.org ou Heather Miller à hmiller@farmradio.org.

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