Logo: Agro Radio Hebdo

1404, rue Scott,
Ottawa, Ontario (Canada), K1Y 4M8

Téléphone : 613-761-3650
Télécopieur : 613-798-0990
Sans frais : 1-888-773-7717
Courriel : info@farmradio.org
Le site Web : http://farmradio.org/

Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Numéro 27

Salutations chaleureuses à tous!

Cette semaine, nous revenons sur la question des changements climatiques et leurs impacts sur les agriculteurs. Étant donné que le travail quotidien et les moyens de subsistance des agriculteurs se fondent sur les prévisions météorologiques et environnementales, les agriculteurs sont parmi ceux qui sont les plus directement affectés par les changements climatiques.

Cette semaine, les histoires dans la dépêche de nouvelles examinent la façon dont les agriculteurs dans différentes parties du continent – dans le sud du Bénin et dans l’ouest du Zimbabwe – font face à des changements extrêmes des conditions dans lesquelles ils travaillent. Les agriculteurs dans les deux pays ont observé que la répartition des pluies est de plus en plus imprévisible. Les pluies qui arrivent rapidement après des périodes de sécheresse peuvent détruire les cultures vivrières et inonder la terre.

Mais, nous promettons que les deux histoires donnent espoir face à ces conditions difficiles. L’un des histoires raconte comment les agriculteurs dans le sud du Bénin apprennent à suivre les changements climatiques et à mieux comprendre le nouveau cycle agricole. Dans l’ouest du Zimbabwe, les agriculteurs sont en train d’apprendre de nouvelles techniques pour préserver l’eau et produire de la nourriture pendant les périodes de sécheresse.

Nous avons également un sondage sur notre site Web qui demande: «Quelles questions reliées à l’agriculture et aux changements climatiques intéressent le plus vos auditeurs?” Pourquoi ne pas prendre un instant et répondez au sondage en cliquant sur un des boutons de réponse sur le côté gauche de la page de départ: http://hebdo.farmradio.org/.

Pour en savoir plus au sujet des changements climatiques, consultez la prochaine pochette de textes radiophoniques de Radios Rurales Internationales, où les lauréats du concours de rédaction radiophonique du CTA et Radios Rurales Internationales sur les stratégies d’adaptation aux changements climatiques pour les agriculteurs africains seront publiés.

Finalement, la semaine dernière, Radios Rurales Internationales a eu la chance de recevoir deux visiteurs en provenance de deux stations de radio partenaires africaines dans notre bureau à Ottawa, au Canada. Nous remercions Bestway Zottor du Tongu Community Multimedia Network au Ghana de nous avoir visité, et Joseph Sekiku, de FADECO FM en Tanzanie, pour avoir partagé l’histoire de sa station de radio communautaire avec le personnel et les bailleurs de fonds de Radios Rurales Internationales. Nous voulons également souhaiter la bienvenue à nos nouveaux abonnés africains : Brian Nyambe du Mkushi Ministry of Africulture and Cooperatives en Zambie, Jacques Randriarimalala de l’ONG RFA à Madagascar, et Gbamele Koffi Edouard de l’organisation AJSM en Côte d’Ivoire.

Bonne lecture!

-L’équipe d’Agro Radio Hebdo

Pas de commentaires »

Cette semaine dans Agro Radio Hebdo:

Dépêche de Nouvelles Agricoles Africaines

1. Bénin: Les agriculteurs apprennent à travailler avec un climat incertain (Agro Radio Hebdo, Centre de recherches pour le développement international)

2. Zimbabwe: Les éleveurs s’adaptent aux nouvelles conditions climatiques (Zimbabwe Standard)

Évènement à venir

-10 au 12 août, 2008: Un sommet sur le genre et les médias en Afrique du Sud

Banque de ressources pour la radio

-Réseau des journalistes environnementaux de la Grande Corne de l’Afrique

Les actions de Radios Rurales Internationales

-Un partenaire de Radios Rurales Internationales explique à des Canadiens le pouvoir de la radio communautaire en Tanzanie

Le texte radiophonique de la semaine

-Les agriculteurs ont une connaissance importante des changements atmosphériques et environnementaux

Pas de commentaires »

1. Bénin: Les agriculteurs apprennent à travailler avec un climat incertain (Agro Radio Hebdo, Centre de recherches pour le développement international

Le cycle des cultures dans le sud du Bénin était jadis familier et prévisible. Dans la commune de Tori-Bossito, les agriculteurs planifiaient leurs cultures de maïs autour de deux saisons sèches et deux saisons de pluies. Le maïs qui était cultivé entre mars et juillet séchait sous le soleil de Septembre, prêt à être planté la saison prochaine. L’avènement des changements climatiques a considérablement modifié ce cycle de plantation familier. La pluie vient maintenant au cours de ce qui est traditionnellement la saison sèche, faisant pourrir le maïs qui séchait. Quand la saison des pluies vient, elle arrive souvent sous forme de tempêtes qui peuvent inonder les semences et le sol. La sécheresse est également plus fréquente. Nathalie Beaulieu est administratrice du programme Adaptation aux changements climatiques en Afrique au Centre de recherches pour le développement international ou CDRI. Elle dit que le calendrier agricole est entrain de se réécrire. Le CRDI collabore avec des ONG locales et internationales afin de soutenir les agriculteurs béninois face à ces changements. Les agriculteurs dans 35 villages béninois travaillent ensemble pour suivre les changements climatiques. Le projet comporte deux volets. Le premier est un système de pré-alerte à court terme sur les conditions climatiques qui influent les décisions des agriculteurs. Les communautés travaillent avec les ONG locales pour recueillir des informations sur les risques de sécheresse et les tempêtes tropicales. Par le biais de radios communautaires rurales, des communautés entières seront averties si des phénomènes météorologiques violents sont prévus.

Pour la deuxième partie du projet, les agriculteurs réfléchiront sur les modifications apportées à la saison des pluies ainsi qu’à la saison sèche, qu’ils ont observées au cours des 30 dernières années. Mme Beaulieu dit que, alors que la prévision à court terme est importante, il est encore plus important pour les agriculteurs de se familiariser avec les nouvelles tendances saisonnières.

Le projet visera également à renforcer les compétences des agriculteurs pour atténuer l’impact de la sécheresse et des inondations car ces conditions extrêmes sont en train de devenir la norme. Les agriculteurs seront formés dans des écoles agricoles de terrain pour expérimenter avec des techniques développées dans des pays avec des conditions climatiques similaires, tel que le Burkina Faso.

Les agriculteurs essayeront des techniques d’aménagement paysager qui peuvent aider le pays à conserver l’eau de sorte que de fortes pluies sont moins susceptibles d’inonder le sol. Ils pourront également expérimenter avec des engrais organiques tels que le compost et le fumier. Contrairement aux engrais chimiques, les engrais organiques contribuent également à conserver l’eau dans le sol.

Enfin, les agriculteurs dans ces écoles agricoles de terrain étudieront les cultures résistantes à la sécheresse et des variétés de cultures à cycle court afin de déterminer les meilleurs résultats pour le climat béninois. Mme Beaulieu a expliqué que, lorsque le climat est incertain, les cultures à cycle court et les cultures résistantes à la sécheresse sont d’une importance cruciale pour assurer la sécurité alimentaire.

Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur la façon dont les agriculteurs s’adaptent aux changements climatiques

1 commentaires »

2. Zimbabwe: Les éleveurs s’adaptent aux nouvelles conditions climatiques (Zimbabwe Standard)

Raphael Shirto est un agriculteur dans la province de Matabeleland, une région aride dans l’ouest du Zimbabwe. Au cours des dernières années, les effets des changements climatiques sur sa ferme laitière sont évidents. Les pâturages sont bruns et poussiéreux à certains endroits. Des broussailles épineuses poussent maintenant à des endroits où l’herbe devrait pousser. Les forages deviennent de plus en plus faibles.

M. Shirto a dû apporter des changements majeurs à la façon dont il nourrit ses animaux et fait pousser ses cultures. Il ne peut plus uniquement compter sur la pluie pour arroser ses pâturages et ses cultures.

Debout au milieu de plusieurs enclos de vaches, M. Shirto explique qu’il pratique maintenant une technique zéro pâturage. Plutôt que de brouter dans des pâturages, son bétail reste dans des enclos et M. Shirto leur apporte la nourriture.

M. Shirto n’avais jamais irrigué ses champs de sorgho et de mil dans le passé, mais il doit maintenant le faire. Il a appris la technique d’irrigation au goutte à goutte. Cette méthode fournit l’eau directement à la racine de la plante, faisant ainsi une utilisation plus efficace du peu d’eau disponible.

Le professeur Ntombizakhe Mpofu est un spécialiste en matière de bétail qui fait des recherches sur les effets des changements climatiques dans la province de Matabeleland. Il dit que cette zone a toujours été aride, mais que les pluies sont de plus en plus imprévisibles. Plutôt cette année, les pluies sont devenues des crues soudaines.

Joseph Ndlovu est également un éleveur de bétail ainsi qu’un cultivateur dans la province de Matabeleland. Il explique que la saison des pluies a grandement changé. Cette année, les crues soudaines, suivi par la sécheresse, ont détruit son acre de maïs.

M. Ndlovu dit que le sorgho et le mil ont survécu à ces changements et promettent une bonne récolte. Il dit qu’il pense changer tous ses champs pour faire pousser du mil et du sorgho, parce que ces cultures sont plus résistantes. Il envisage également de faire pousser des variétés de maïs de courte saison.

La recherche de M. Ndlovu pour des variétés résistantes à la sécheresse s’étend également à ses bovins. Il dit que les agents de vulgarisation lui ont conseillé d’envisager une hybridation des races indigènes avec des races qui sont mieux adapter aux conditions arides.

Professeur Mpofu a une proposition pour les éleveurs qui font face à l’incertitude qu’apportent les changements climatiques. Il explique que les éleveurs doivent préserver le stock d’alimentation en balles ou en enclos pour être prêt à faire face à des pâturages appauvris et des mauvaises récoltes.
Cliquez ici pour voir les notes aux radiodiffuseurs sur la façon dont les agriculteurs s’adaptent aux changements climatiques

1 commentaires »

Notes aux radiodiffuseurs sur la façon dont les agriculteurs s’adaptent aux changements climatiques:

Dans un récent communiqué de presse, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) rappelle un fait souvent cité: « Bien que l’Afrique ne produise que 4% du total des émissions de dioxyde de carbone à l’échelle mondiale, ses habitants sont sur le point de souffrir de manière disproportionnée des conséquences des changements climatiques. » Tout récemment, le PNUE publiait un nouvel atlas de l’Afrique, contenant plus de 300 photos satellites qui illustrent l’évolution des conditions environnementales au cours des 30 dernières années. La hausse mondiale des températures a été marquée par la fonte des glaciers au sommet des monts Kilimandjaro, en Tanzanie, et Rwenzori, en Ouganda.

Mais, si l’on cherche à comprendre les effets des changements climatiques sur la vie quotidienne, il suffit de lire les histoires des agriculteurs dans les articles de cette semaine. Les producteurs de maïs dans le sud du Bénin ne peuvent plus prévoir les saisons. Les éleveurs dans l’Ouest du Zimbabwe ne peuvent plus compter sur le pâturage pluvial. Ces agriculteurs et d’innombrables autres personnes ont vu leurs moyens de subsistance alternatifs disparaître à cause de la sécheresse et des inondations, car les pluies sont devenues moins prévisibles.

L’irrégularité de la fréquence et de la répartition des précipitations sont parmi les plus grands défis que posent les changements climatiques pour les petits agriculteurs. Cette semaine, les histoires de la dépêche de nouvelles mentionnent plusieurs techniques d’adaptation que les agriculteurs peuvent utiliser pour faire face à l’irrégularité des précipitations:

Les techniques d’adaptation promues par des projets au Bénin comprennent:
- des techniques d’aménagement paysager qui empêchent les inondations et favorisent l’infiltration de l’eau dans le sol
- des engrais organiques, comme le fumier et le compost, qui aident à retenir l’eau dans le sol
- des cultures à cycle court et résistantes à la sécheresse

Les techniques d’adaptation utilisées ou considérées par les agriculteurs du Zimbabwe comprennent:
- l’irrigation au goutte à goutte pour utiliser le peu d’eau disponible plus efficacement
- le zéro pâturage pour réduire la dépendance sur les pâturages naturels
- l’hybridation d’animaux autochtones avec des races qui sont mieux adaptées à un environnement aride
- le passage à des cultures plus résistantes, telles que le sorgho et le mil
- l’expérimentation avec des variétés de maïs de courte saison

Vous pouvez suivre les liens ci-dessous pour de plus amples renseignements sur ces techniques:
- Pour en savoir plus sur le projet au Bénin, consultez l’addresse suivante:
http://www.parbcc-benin.org/
- Pour en savoir plus sur tous les projets d’adaptation aux changements climatiques soutenus par le Centre de recherche pour le développement international (un organisme Canadien) et le Département britannique pour le développement international, consultez le site: http://www.idrc.ca/fr/ev-94424-201-1-DO_TOPIC.html
- Pour de plus amples informations sur l’impact des changements climatiques au Zimbabwe, visitez: http://allafrica.com/stories/200805220560.html
- Pour tous les détails concernant «Afrique: Atlas de notre environnement Changeant », référez-vous à: http://hebdo.farmradio.org/2008/06/16/le-pnue-publie-afrique-atlas-de-notre-environnement-changeant/

Certaines des techniques d’adaptation dans les reportages de cette semaine peuvent être utiles pour les agriculteurs dans votre région. Vous pouvez vous référez aux textes radiophoniques de Radios Rurales Internationales pour des renseignements supplémentaires et des ressources:
- Sélectionner des récoltes adaptées aux régions sujettes à la sécheresse (Pochette 73, numéro 3, janvier 2005)

- Distribuer directement l’eau à la racine des plantes à l’aide des systèmes d’irrigation par seau et au goutte à goutte (Pochette 71, numéro 10, juin 2004)

- Phiri, l’agriculteur, utilise des fosses d’infiltration pour lutter contre la sécheresse (Pochette 64, numéro 6, juillet 2002)

- Le rôle des races indigènes et le maintien de la santé du bétail : scénarios (Pochette 63, numéro 3, avril 2002)

- Un entretien du Dr Compost sur les piles de compost (Pochette 61, numéro 6, octobre 2001)

- Une agricultrice pratique le zéro pâturage (Pochette 51, numéro 3, février 1999)

Vous pouvez également inviter vos auditeurs à vous appeler ou à vous envoyer des messages textes directement en ondes, ou vous pouvez faire des recherches pour un reportage local, sur l’un ou l’autre des sujets suivants:

1) les changements climatiques locaux:
- Quelles différences saisonnières de température et de pluviométrie les agriculteurs ont-ils observées?
- Trouvez-vous que les inondations et/ou les sécheresses sont devenues plus fréquentes dans les dernières 20-30 années, qu’elles ne l’ont été au cours des décennies précédentes?
- Quelles différences ont été observées dans les propriétés du sol, au cours des dernières décennies?
- Quelles différences ont été observées dans la végétation, y compris les cultures, les pâturages, et la végétation sauvage?

2) L’adaptation des techniques locales:
- Quelles cultures les agriculteurs ont-ils trouvé difficiles à faire pousser, et quelles cultures ont fait leurs preuves, dans ces nouvelles conditions?
- Quels types d’alimentation et de soins les éleveurs ont-ils dû adapter pour faire face aux nouvelles conditions météorologiques?
- Quelles techniques les agriculteurs utilisent-ils pour prévenir les inondations et faire le meilleur usage de l’eau disponible?
- Quelles autres mesures les agriculteurs ont-ils prises pour maintenir la sécurité alimentaire dans le cas de grandes sécheresses ou d’inondations?

Pas de commentaires »