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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Numéro 07

3. Afrique: La FAO aide les agriculteurs à accroître leur production cette saison (United Nations’ Integrated Regional Information Networks)

Dans plusieurs pays Africains, il devient de plus en plus coûteux de mettre du pain sur la table. Les approvisionnements en aliments de base sont faibles, ce qui les rend plus onéreux à l’achat. Selon le pays où elle se trouve, une personne qui cherche à acheter du pain ou des céréales payera jusqu’à 50 % plus cher que l’année dernière. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, ou FAO, craint que, dans les pays importateurs, la nourriture ne devienne tellement rare que même ceux qui ont de l’argent ne soient bientôt plus en mesure d’acheter des denrées alimentaires. L’organisation s’inquiète que certains de ces pays ne seront tout simplement pas en mesure d’importer suffisamment de nourriture pour ses citoyens.

La FAO va dépenser 17 millions de dollars américains, soit 11 millions d’euros, afin d’éviter une crise alimentaire. Le fonds sera utilisé pour accroître la production alimentaire dans les pays pauvres qui, normalement, doivent importer de la nourriture. La FAO fournira aux agriculteurs l’accès à des engrais et des graines de maïs, de riz, et de sorgho cette saison, pour les aider à augmenter leurs récoltes.

Jacques Diouf est le directeur exécutif de la FAO. Il dit que le fonds de soutien de plusieurs millions de dollars pour les agriculteurs est une solution temporaire, mais que des solutions à plus long terme sont nécessaires. Il dit qu’une meilleure gestion de l’eau est essentielle pour aider à assurer que les agriculteurs puissent cultiver même lorsque le climat n’est pas propice.

Les stocks mondiaux de nourriture sont plus bas que jamais. Au cours de la dernière année, les sécheresses et les inondations ont détruit les cultures dans de nombreuses régions du monde. L’augmentation des prix du pétrole fait en sorte que la nourriture est plus chère à expédier.

De plus, la demande a augmenté. De plus en plus de gens en Asie et en Amérique latine mangent de la viande, ce qui augmente la demande pour la nourriture dérivée du bétail. Les céréalières sont aussi utilisées pour produire des biocarburants.

La FAO demande aux gouvernements et organismes d’aide de se joindre à l’effort visant à accroître la production alimentaire locale.

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4. Afrique : Les agriculteurs utilisent la téléphonie mobile pour vendre leurs produits (Agro Radio Hebdo, AfricaNews.com)

Usu Phoebe Mbasounn est une commerçante de manioc au Nigéria. Ces jours-ci, elle fait affaire dans un « commerce silencieux ». En appuyant sur quelques boutons du clavier de son téléphone cellulaire, Mme. Manioc, comme elle se surnomme, vérifie le prix du manioc sur le marché, envoie son prix d’offre à un acheteur et le tour est joué. Son manioc est vendu!

Madame Manioc mène ses activités par l’intermédiaire d’un service qui s’appelle Tradenet. TradeNet est l’une des nouvelles plates-formes Internet qui aident les agriculteurs à économiser de l’argent et à obtenir le meilleur prix pour leurs récoltes.

Ce service permet aux producteurs agricoles d’afficher leurs produits et leur prix d’offre en ligne. Des SMS sont ensuite envoyés en masse à tous ceux qui cherchent à acheter des produits. Les agriculteurs peuvent aussi se joindre à des groupes SMS qui envoient des messages sur les prix du marché en temps réel.

Akuffo Kofi est un membre du Ghana Agricultural Producers and Traders Organization. Autrefois, Kofi perdait du temps et de l’argent pour se déplacer jusqu’au marché mais grâce à Tradenet, il n’a plus à faire ces va-et-vient. Il se sert maintenant de son portable pour trouver des acheteurs pendant que ses récoltes mûrissent sur son champ. Certains acheteurs enverront même leurs camions directement chez Kofi pour chercher la marchandise qu’ils auront acquise.

Mais Tradenet n’est pas le seul service à propulser l’agriculture Africaine dans le monde virtuel.

En Afrique du Sud, 47 agriculteurs de canne à sucre de la région de Pongola participent à un projet pilote qui utilise une station de météo, Internet et des technologies cellulaires pour les aider à planifier l’irrigation sur leurs champs.

Themba Mthembu est un des premiers agriculteurs à utiliser ce système. Il reçoit des messages textes dans sa langue maternelle, qui lui suggèrent quand il doit commencer, arrêter ou continuer à irriguer son champ de canne à sucre. Ces alertes peuvent aider Mthembu à réduire ses coûts d’irrigation de 300 dollars américains, soit environ 200 euros par hectare.

Tout comme avec Tradenet, les agriculteurs sud-africains impliqués dans ce projet d’irrigation reçoivent aussi des SMS leur indiquant les prix de leurs produits sur le marché.

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Notes aux radiodiffuseurs

Chaque semaine, nous allons utiliser la section Notes aux radiodiffuseurs afin de partager des informations et des ressources supplémentaires que nous aurons trouvées dans nos recherches pour la dépêche de nouvelles. Nous allons également vous donner quelques idées sur la façon dont vous pouvez explorer davantage les questions d’actualité au sein de votre organisation. Si vous avez une idée ou une ressource liée à l’une des nouvelles informations de cette semaine, nous vous invitons à les partager en laissant un commentaire en ligne au: http://hebdo.farmradio.org/.

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Notes aux radiodiffuseurs sur le jatropha et le biodiesel:

Si vous avez entendu ou lu quelque chose au sujet de la production de biocombustible dans la dernière année, vous avez probablement entendu parler de la plante Jatropha curcas ou, tout simplement, le jatropha ou le pourghère. Comme notre correspondant Idy Sy Diop l’explique dans son article, le jatropha peut être transformé en biodiesel, qui est actuellement beaucoup moins cher que le diesel ordinaire. Il y a eu beaucoup d’excitation autour du jatropha, car il peut se développer dans certaines régions semi-arides où d’autres cultures ne peuvent pas pousser. Toutefois, les agriculteurs cités dans notre reportage ne sont pas seuls dans leur méfiance envers cette plante. De nombreux défenseurs de la sécurité alimentaire sont préoccupés par le fait que les agriculteurs sont de plus en plus poussés à cultiver le jatropha ou d’autres biocarburants, ils ne pourront pas produire suffisamment de nourriture pour leurs familles et leurs communautés.

Pour plus d’informations sur le jatropha, s’il vous plaît voir le texte radiophonique du RRRPD intitulé : Le jatropha – pas seulement un biocarburant (Pochette 80, Numéro 7, Mars 2007)
Voici quelques idées pour des nouvelles locales que vous pourriez rechercher:
- Qu’est-ce que les agriculteurs de votre région pensent de l’idée de vendre des cultures pour la production de biocarburant?
- Si une usine de transformation de biocarburant est prévu pour votre région, comment les agriculteurs peuvent-ils maintenir leur sécurité alimentaire tout en produisant des cultures pour la transformation en biocarburants?
- S’il y a déjà une usine de transformation de biocarburant dans votre région, est-ce que les petits agriculteurs contribuent à la production? Que disent les agriculteurs de leurs expériences de travail avec l’usine de traitement (par exemple, l’appui à la bonne récolte et le stockage, les prix des cultures, etc?)

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Notes aux radiodiffuseurs sur les violences au Kenya:

Le bilan humain immédiat des violences post-électorales au Kenya a été largement rapporté dans les médias. Nous savons que quelques 600 personnes ont été tuées et plus de 200 000 personnes ont fui leurs maisons. Dans la première partie de la série en quatre épisodes sur l’alimentation et les conflits d’ARH, nous nous sommes penchés sur la façon dont les conflits violents dans certaines régions du Kenya peuvent avoir un impact sur la sécurité alimentaire à travers le pays.

Comme le reportage l’indique, certaines des zones les plus durement touchées par la violence sont également d’importantes zones de production alimentaire. La production vivrière a été affectée à bien des égards, au-delà même de l’absence de paysans qui ont fui la violence. Dans certains cas, les exploitations ont été incendiées et du bétail et d’autres actifs productifs volés ou détruits. Dans d’autres cas, les agriculteurs qui sont restés sur leur terre ne parviennent pas à acheminer leur nourriture aux marchés en raison du prix élevé du carburant et des routes peu sûres. On signale également que certains agriculteurs ne sont pas en mesure d’accéder à des fournitures agricoles de base. Nous espérons un règlement rapide et pacifique du conflit au Kenya mais nous savons qu’il faudra encore du temps pour que la production alimentaire soit rétablie.

Lors de nos recherches pour écrire cette histoire, nous avons trouvé beaucoup d’autres exemples de conséquences négatives des violences sur la production alimentaire et la production de cultures agricoles, notamment:
- Les pêcheurs du lac Victoria (sur la côte du Kenya) ne parviennent pas à accéder à du carburant pour leurs bateaux ni à obtenir un arrêt de la récolte de poissons. Comme ils n’ont pas de moyen de réfrigération, ils ne peuvent pas apporter leur poisson sur le marché à temps.
- Des centaines de plantations de canne à sucre dans le sud de Nyanza et Nyando ont été incendiées.
- Des plantations de thé ont été « sous-récoltées » dans le district de Kericho - le centre de production de thé du Kenya - où plus d’un tiers des employés ont fui la violence- Des agriculteurs de fleurs ont subi d’énormes pertes en raison des difficultés d’expédition et du coût élevé des mesures de sécurité pour prévenir les pillages.

Si vous souhaitez explorer le thème des conflits en lien avec la sécurité alimentaire dans votre région, voici quelques questions qui peuvent vous aider à démarrer:
- Si votre zone de diffusion connaît présentement un conflit violent, comment les producteurs y font-ils face?
-Si votre zone de diffusion a récupéré d’un conflit au cours des dernières années (voire décennies), quelles sont les stratégies des agriculteurs et de leurs associations visant à rebâtir la production agricole et les systèmes de distribution?
- Quelles sont les méthodes que les communautés de votre zone de diffusion utilisent pour résoudre les conflits? Pouvez-vous trouver un exemple d’une communauté qui a résolu un différend?

S’il vous plaît, consultez cette semaine la Banque de ressources pour la radio et les actions du RRRPD pour obtenir des informations et des exemples sur la façon dont la radio peut promouvoir la paix et la résolution des conflits. Vous pouvez aussi envisager d’utiliser le texte radiophonique de la semaine car il fournit des conseils pratiques sur «la survie des cultures. »

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