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Agro Radio Hebdo est un service de nouvelles et d'informations pour les radiodiffuseurs en Afrique sub-Saharienne. Ce service est offert par le Radios Rurales Internationales.

Numéro 09

3. Burkina Faso : Les productrices de coton et de karité s’enchantent de l’engouement occidental pour les produits « bio » (Agence France-Presse)

Les productrices de coton au Burkina Faso jouissent de la ferveur occidentale pour les produits biologiques.

Plus d’une femme sur deux est productrice dans la filière naissante du coton biologique burkinabé. Korotimi Sory est la présidente de l’Association des productrices du coton biologique de Tiéfora, au sud-ouest du Burkina Faso. Elle dit que cela fait trois ans que les femmes de son association cultivent le coton biologique et elles ont des retombées positives de cette culture.

Victoria’s Secret, la compagnie américaine de sous-vêtements pour femmes, a signé un accord avec l’Union Nationale des producteurs de coton du Burkina pour l’obtention en 2008 de 600 tonnes de coton-graine biologique burkinabé car la compagnie veut confectionner des sous-vêtements biologiques.

En 2006, la production du coton-graine biologique burkinabé ne s’élevait qu’à 350 tonnes. En 2008, il est estimé que la production grimpera à dix fois plus cette quantité.

Mais ce n’est pas seulement le coton qui fait rage sur les marchés occidentaux. Le beurre de karité biologique est aussi un produit qui surfe sur la vague de la popularité du « bio » en occident. Les compagnies comme The Body Shop et L’Occitane conduisent la demande sur le marché.

Selon le magazine le New Agriculturalist, ceux qui n’ont pas les moyens d’investir dans des cultures à haut rendement, comme le coton, sont souvent exclus des marchés générateurs de revenus. Mais, le karité est une exception. Les noix de karité poussent naturellement et sans grand besoin d’intervention dans la région semi-aride du Sahel, mais leurs zones de culture se concentrent surtout au Burkina Faso, ce qui permet aux femmes burkinabés de puiser dans un marché lucratif.

Depuis longtemps, le beurre de karité est utilisé comme ingrédient dans la nourriture locale et pour faire du savon. Le karité est aussi connu comme étant « l’or des femmes » car son décorticage et sa transformation en beurre sont des activités exclusivement féminines. Les profits générés vont directement aux femmes rurales les plus pauvres qui transforment le karité.

Pour les femmes burkinabés, la culture de cet arbre est synonyme d’une vie meilleure. L’exportation du beurre de karité et des noix non traitées rapportent des profits de l’ordre de 5 milliards de francs CFA, soit 7 millions de dollars américains par an. La certification biologique du beurre de karité a augmenté les profits des productrices burkinabés qui peuvent maintenant assurer la survie de leur famille et scolariser leurs enfants.

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Notes aux radiodiffuseurs sur la reconstruction du Libéria:

Nous avons commencé notre série sur les conflits et la sécurité alimentaire avec une histoire qui explore comment la violence au Kenya a paralysé le secteur agricole en gardant les agriculteurs loin de leurs champs. Alors que nous sommes attristés par les pertes en vies humaines à cause de ce conflit, nous sommes également encouragés par des histoires de rétablissement de l’agriculture après-conflit dans d’autres régions d’Afrique sub-saharienne.

Dans de nombreux pays de la région des Grands Lacs et l’Afrique de l’Ouest, l’émergence et à la restauration de la paix a permis à des citoyens - qui étaient des réfugiés et des personnes déplacées, ainsi que des anciens combattants - de retourner dans leurs pays. Dans chacun de ces pays, le rétablissement de l’agriculture est crucial, non seulement pour assurer la sécurité alimentaire et la croissance économique, mais aussi pour promouvoir la paix à long terme.

Si vous diffusez dans une région qui vient de sortir d’un conflit, les agriculteurs de votre région ont sûrement beaucoup d’histoires à raconter. Vous pouvez envisager de faire une émission à ligne ouverte, où vous pouvez demander aux agriculteurs dans votre région des questions telles que:

- Lorsque vous êtes revenus sur votre ferme, quelles sont les premières mesures que vous avez pris pour subvenir aux besoins alimentaires de votre famille?

- Avez-vous modifié vos pratiques agricoles depuis votre retour (par exemple, est-ce que l’agriculteur plante désormais des cultures vivrières afin d’avoir de la nourriture durant les moments difficiles)?

- Quelles difficultés avez-vous rencontrées - quels sont les défis auxquels vous continuez de faire face – suite à la reconstruction de votre ferme et votre entreprise agricole?

- Comment est-ce que votre communauté et/ou votre association d’agriculteurs travaille ensemble pour surmonter ces défis?

Vous pouvez également vous référez aux textes radiophoniques du RRRPD de la pochette 67, juin 2003, pour de plus amples informations sur la façon dont les collectivités peuvent collaborer afin de rétablir la sécurité alimentaire suite à un conflit. (Vous trouverez aussi cette information utile si votre zone de diffusion fait face à d’autres types de situation d’urgence, comme une catastrophe naturelle, qui ont obligé les agriculteurs à abandonner leurs terres):

-Se réapprovisionner en semences locales après un conflit armé ou d’autres situations d’urgence
-Partager le fardeau après un conflit : des villageois créent un fonds de prêts renouvelables

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Notes aux radiodiffuseurs sur les commerçants de semences:

Cette histoire décrit le rôle vital des commerçantes à petite échelle qui veillent à ce que les agriculteurs maliens ont accès à des semences localement adaptées en cas de mauvaises récoltes.

Mais comme cet article le décrit, l’achat de semences est souvent un dernier recours pour les agriculteurs. Il existe de nombreuses façons que les agriculteurs peuvent s’assurer d’avoir accès à tous les semences importantes, y compris l’emmagasinage et la protection de certains de leurs graines. Certaines collectivités coopèrent également afin d’assurer l’accès aux semences, parfois avec des banques de semences communautaires.

Au fil des ans, le RRRPD a publié plusieurs textes radiophoniques qui décrivent les façons dont les agriculteurs africains préservent leur accès aux semences. Vous pouvez avoir envie de partager un ou plusieurs de ces textes radiophoniques avec votre public:
- Une plante locale protège les réserves de grains contre les ravageurs (Pochette 81, Numéro 1, Août 2007)
- Entreposer les niébés pour une saison et une raison (Pochette 79, numéro 8,
Novembre 2006)
- Conservez vos propres semences - Première partie : sélection des semences, Deuxième partie : entreposage des semences (Pochette 42, numéro 1 et 2, Octobre 1996)

Vous pouvez également faire des recherches locales sur la façon dont les agriculteurs de votre région emmagasinent et protègent leurs semences. Vous pouvez orienter vos recherches en vous posant des questions telles que:
- Quelles sont les méthodes que les agriculteurs utilisent pour protéger leurs semences contre les ravageurs?
- Quelles sont les sources que les agriculteurs utilisent lorsque leurs propres semences ont été épuisées?
Si vous avez développé une histoire locale, nous aimerions la partager avec la communauté ARH! S’il vous plaît envoyer un courriel à la rédactrice-en-chef Heather Miller à hmiller@farmradio.org, pour avoir plus de détails sur comment soumettre un article.

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Notes aux radiodiffuseurs sur le coton et le karité biologique:

Ce texte représente un exemple des meilleurs prix que les agriculteurs peuvent obtenir lorsqu’ils optent de faire une culture biologique. En ce qui concerne le coton, le « bio » est vendu plus cher au kilo, que le coton conventionnel. Le coton bio et équitable permet aux producteurs de percevoir un prix minimum garanti malgré les fluctuations du prix de cette matière sur les cours mondiaux. Mais, ce n’est pas seulement au niveau du prix que le coton biologique s’avère plus avantageux que le coton conventionnel. Dans la culture du coton conventionnel, les pesticides qui sont répandu sur les champs sont souvent une source de maladies tant pour les agriculteurs que pour leurs familles. Quant à elle, la culture « bio » n’utilise pas de pesticides.

Vous pouvez en apprendre plus sur les avantages économiques du coton biologique en Afrique de l’Ouest dans les articles suivants :
-Des nombreux débouchés aux États-Unis pour le coton biologique burkinabé : http://fr.allafrica.com/stories/200707180199.html
-Coton biologique en Afrique de l’Ouest, le nouvel espoir des cotonculteurs africains :http://www.malikounda.com/nouvelle_voir.php?idNouvelle=15212

Le karité est aussi source de revenu mais il est surtout bénéfique pour les femmes. La production du beurre de karité occupe près de 400 000 femmes burkinabés.
Et, tout comme le coton, la noix de karité biologique se vend plus cher que la noix de karité conventionnelle. Pour en apprendre plus sur la transformation de la noix de karité en beurre de karité, vous pouvez consulter le texte radiophonique de la semaine du RRRPD suivant : Les femmes transforment et vendent du beurre de karité en milieu rural (Pochette 82, Numéro 8, Novembre 2007)

Mais, ce n’est pas seulement la transformation de la noix de karité en beurre de karité qui donne une valeur ajoutée à cette culture et peut créer plus de profit pour les femmes productrices de karité. Par exemple, les femmes de l’association burkinabé Songtaab-Yalgré confectionne une confiture biologique à partir de la pulpe du fruit de l’arbre de karité. Les femmes de cette association produisent aussi d’autres produits dérivés du karité comme des savons, des crèmes et des pommades.
Pour en savoir plus sur l’association Songtaab-Yalgré, consultez leur site Web : www.songtaaba.net.

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15 mars 2008 – Date limite pour soumettre un texte radiophonique pour le concours de rédaction radiophonique sur les changements climatiques

La date limite pour soumettre des textes au concours de rédaction radiophonique ” Les stratégies des agriculteurs africains pour faire face aux changements climatiques” approche! Le RRRPD et le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) invitent tous les organismes de radiodiffusion en Afrique à soumettre un texte radiophonique. Les textes doivent être préparés avec la participation de la population locale (en particulier les agriculteurs), et devraient traiter de l’un des sujets suivants, liés à l’adaptation locale aux changements climatiques:

• Gestion de l’eau et des sols
• Stratégies de production agricole mettant l’accent sur les plantes
• Résistance à la sécheresse
• Élevage
• Pêche et Agroforesterie
• Divers (pour les sujets liés à l’adaptation aux changements climatiques non inclus dans cette liste)

Nous remercions Pie Sawa Murefu de la Radio Sapientia à Kampala, en Ouganda, d’avoir été le premier à soumettre un texte! Nous attendons avec impatience de lire vos textes. Les 15 meilleurs soumissions seront diffusées sur le Réseau, et chacun des 15 gagnants recevra une enregistreuse audio numérique de haute qualité. Les détails du concours - y compris une trousse d’information sur les changements climatiques et des conseils sur l’écriture des textes radiophoniques - se trouvent en ligne à l’adresse: http://scriptcompetition.net/.

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