Bertha Ambundo est une enseignante à la retraite âgée de 70 ans. En tant qu’ancienne enseignante, elle a aidé de nombreuses jeunes filles pauvres à obtenir une éducation. Ces dernières années, elle a tourné son attention vers les femmes qui gagnent leur vie grâce à l’agriculture et à la restauration.
Mme Ambundo est membre d’une église de Kakamega, un comté de l’ouest du Kenya. Il y a deux ans, on l’a nommée directrice du ministère de la femme à l’église. Parce qu’il y avait beaucoup de pauvreté parmi les membres de l’église, elle a entamé des discussions sur ce que les femmes pouvaient faire pour gagner un revenu.
Elle dit : « Après discussions, nous avons convenu que les membres de l’église devaient former différents groupes, selon les entreprises qu’elles voulaient démarrer… Certaines personnes ont choisi de cultiver des légumes, d’autres ont indiqué qu’elles préféraient l’élevage de volaille, et un autre groupe a décidé de travailler dans le domaine de la restauration. »
Deux groupes de restauration ont été formés, chacun composé de 20 membres. Un des groupes fait la cuisine pour les événements de l’église comme les funérailles et les mariages. Il fait également des gâteaux et s’occupe de la décoration pour les événements.
Ce groupe gagne environ 15 000 shillings kenyans, soit plus de 180 dollars américains, chaque fois qu’elles cuisinent pour un événement. Une partie de cet argent est investi dans un groupe bancaire. Au fil du temps, le groupe a acheté tout l’équipement dont il a besoin pour la restauration. Cela a fait augmenter les bénéfices, parce que le groupe n’a plus besoin de louer d’équipement pour chaque événement.
Le groupe de restauration achète la plupart des légumes ainsi que la volaille auprès des groupes d’agricultrices formés par d’autres membres de l’église. Mme Ambundo explique : « Je les ai motivées pour qu’elles commencent à utiliser des serres dans lesquelles elles cultivent des légumes. Parmi les légumes, on retrouve de délicieux légumes indigènes africains comme la morelle noire, dont le prix dans les restaurants locaux est très élevé. »
Mme Ambundo utilise sa propre ferme pour enseigner aux membres de l’église comment cultiver des légumes et gérer un poulailler. Elle explique : « Je suis également agricultrice et je fais toutes ces activités dans ma ferme. J’amène les membres à mon domicile et je leur montre comment élever la volaille, comment faire pousser des légumes et des épices en serre, et comment cuisiner la nourriture. »
Le désir de Mme Ambundo d’aider la société est né quand elle était une jeune femme travaillant dans la capitale kényane, Nairobi. Elle a formé un groupe de femmes appelé SAIDIA, qui recueille des fonds pour traiter les enfants ayant des handicaps physiques.
En tant qu’ancienne professeure, Mme Ambundo a une passion pour l’éducation des filles, qui sont négligées dans la plupart des sociétés africaines. Elle a demandé à son église de lui donner une parcelle de terre pour qu’elle puisse y construire une grande maison d’accueil. La maison lui rapporte de l’argent, qu’elle investit dans l’éducation des enfants pauvres. Elle écrit également des propositions à des bailleurs de fonds et à ses nombreux amis à l’étranger.
Mme Ambundo demande à Dieu de lui donner plus d’années sur la terre afin qu’elle puisse continuer à aider les personnes vulnérables. Elle a un conseil pour les Kenyans : « Produisons plus de nourriture que ce que nous pouvons consommer, de sorte qu’on puisse aussi gagner de l’argent. Faisons de l’agriculture en serres afin de répondre à la demande en légumes et en lapins, qui est présentement très forte, en particulier dans les hôtels qui sont dans les villes. »